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Sécurité alimentaire

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Translation of these documents was funded by the Government of Canada.
Traduction de ces documents financée par le gouvernement du Canada.

Date d’échéance : Le 30 avril 2027

  1. La sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active. 

      • Sécurité alimentaire : accès suffisant et adéquat à une nourriture qui satisfait aux besoins sur le plan de la qualité et de la quantité.1

        • Insécurité alimentaire modérée : problèmes importants d’accès à la nourriture, y compris des préoccupations liées au revenu et une nourriture de moindre qualité ou quantité.2

        • Insécurité alimentaire grave : problèmes extrêmes d’accès à la nourriture, y compris des préoccupations liées au revenu et une nourriture de moindre qualité ou quantité.3

  1. La sécurité alimentaire est un facteur critique du bien-être financier, mental et physique des étudiantes et étudiants et joue donc un rôle de premier plan dans leur réussite scolaire.4

  2. Selon le National Student Food Insecurity Report publié en 2021 par Meal Exchange, 41,7 % des membres de la population étudiante interrogés avaient fait face à un certain degré d’insécurité alimentaire durant l’année universitaire 2020-2021.5

    1. Ce pourcentage est passé à 56,8 % durant le semestre de l’automne 2021.6

    2. Le pourcentage des étudiantes et étudiants en situation de grave insécurité alimentaire s’établissait à 20,7 % à l’automne 2021.7        

        1.  Ceci représente une augmentation de 12,4 % depuis 2016.8

  1. Les étudiantes et étudiants marginalisés, notamment celles et ceux de couleur, étrangers, autochtones, handicapés, LGBTQIA2S+ ou ayant des enfants ou une famille à charge, font face à un taux d’insécurité alimentaire plus élevé. 9,10

  2. Parmi les facteurs de risque d’insécurité alimentaire, notons le faible revenu, le fait de vivre loin de chez soi et l’appartenance à une minorité ethnique.11

    1. D’autres facteurs contributifs sont les suivants : le coût de la nourriture, le peu de temps dont on dispose pour préparer des repas, les droits de scolarité, les frais d’hébergement, les soutiens au revenu inadéquats, les frais de transport, les connaissances et habiletés culinaires limitées, l’accès physique à la nourriture, ainsi que les installations et l’équipement restreints pour cuisiner.12

  3. Les Canadiennes et Canadiens dépensent en moyenne 200 $ à 250 $ par semaine en produits d’épicerie.13

  4. Les stratégies employées par les utilisateurs des banques alimentaires pour faire face au coût de la nourriture comprennent les emprunts, la recherche d’un emploi à temps partiel ou l’augmentation des heures travaillées dans l’emploi qu’ils occupent déjà, l’achat de nourriture par carte de crédit et la mise en gage de leurs biens.14

  5. Une certaine stigmatisation est associée à l’insécurité alimentaire, qui est souvent considérée comme un rite de passage normal pour la population étudiante universitaire.

  6. L’accès, sur nos campus, à un choix de nourriture suffisant par les étudiantes et étudiants qui ont des besoins alimentaires particuliers, y compris, mais sans s’y restreindre, des aliments végétariens, végétaliens, kasher, hallal, culturellement appropriés et sans allergènes, est restreint.

  7. Le plan stratégique de l’Université prévoit divers fournisseurs d’aliments.15 Les stratégies sont les suivantes : 

      •    le programme Grocery Run a été mis sur pied pour permettre aux femmes migrantes d’avoir accès à un choix d’aliments sains et culturellement appropriés;16
      • collaborer avec la Leftovers Foundation et Fresh Routes pour créer le premier marché alimentaire mobile qui fournit des aliments sains et abordables (à des prix inférieurs à ceux du marché) aux communautés à faible revenu, aux familles monoparentales, aux immigrants, aux réfugiés, à la population étudiante et aux aînés.17
  1. L’information nutritionnelle des aliments fournis par les services de restauration (Dining Services) est accessible en ligne.18

  2. L’accès à des installations de préparation des repas est actuellement limité sur les campus. 

    1. Certaines résidences disposent de telles installations, mais elles sont généralement insuffisantes pour la préparation de repas.

  3. Les étudiantes et étudiants qui vivent dans les résidences du Lister Centre, du Peter Lougheed Hall et d’Augustana sont obligés d’acheter une formule de repas qui comprend un accès illimité aux cafétérias des résidents et un accès limité à certains lieux de restauration sur les campus. 

    1. La formule de repas de l’Université de l’Alberta est controversée. Lorsqu’elle a été proposée en 2017, des centaines d’étudiantes et d’étudiants des résidences et d’ailleurs ont protesté, ce qui a entraîné une modification du coût de la formule et une transition à une formule à volonté. La formule actuelle est obligatoire pour les résidents du Lister Center et du Peter Lougheed Hall. Elle coûte 5 059 $ pour sept jours par semaine et 4 416 $ pour cinq jours par semaine sur une période de huit mois.19

    2. Le coût de la formule de repas peut être modifié en fonction de l’inflation, ce qui veut dire que de grands événements qui perturbent la chaîne d’alimentation comme la pandémie de COVID-19 peuvent entraîner une augmentation considérable des coûts.

    3. La population étudiante continue de se plaindre de la formule des repas. Les principales préoccupations portent sur la qualité, la propreté et le coût.

  4. Aramark est une entreprise de plusieurs milliards de dollars avec laquelle l’Université de l’Alberta a signé un contrat de services alimentaires sur les campus, et particulièrement dans les résidences.20    

      • Aramark est le deuxième plus grand fournisseur de nourriture en Amérique du Nord. Elle fournit des services alimentaires non seulement à des universités et des installations sportives, mais également à des prisons. Étant donné qu’elle sert des centaines de prisons, elle se trouve au cœur du complexe industriel des prisons canadiennes. De plus, elle a été impliquée dans de nombreux scandales et poursuites, notamment pour avoir été associée à « l’introduction illégale de drogues dans des prisons, des contacts sexuels entre des employés et des détenus et la sollicitation de meurtre à forfait aussi récemment qu’en 2015 » [traduction libre].21 Un grand nombre de contrats avec Aramark a donc été résilié. Par exemple, les États de la Floride et du Michigan ont cessé d’utiliser ses services en raison de son implication dans les prisons. Plusieurs universités ont également résilié leur contrat, car des « campagnes dirigées par des étudiants universitaires à Washington D.C., en Floride, au Tennessee et à Terre-Neuve, au Canada ont ciblé Aramark pour des raisons concernant la qualité de la nourriture et son traitement des travailleurs, tout en critiquant également les liens que l’entreprise entretient avec l’industrie pénitentiaire » [traduction libre].
  1. De nombreux étudiants et étudiantes manquent de connaissances en matière d’alimentation saine et ne connaissent pas bien les options offertes aux campus.

  2. Les étudiantes et étudiants ont accès à des organisations comme la banque alimentaire du campus pour lutter contre l’insécurité alimentaire.

    1. Voici les programmes offerts par la banque alimentaire du campus :

      1. Campus Kitchens, un service gratuit qui organise des activités pour enseigner à la population étudiante de l’Université de l’Alberta diverses compétences culinaires en mettant l’accent sur les ingrédients peu coûteux. Les quinze premières personnes à s’inscrire reçoivent gratuitement les ingrédients de la séance;22

      2. The Grocery Bus, qui ramasse les étudiantes et étudiants au poste de taxis devant l’entrée HUB/LRT et les emmène au Superstore sur Gateway Boulevard, au T&T Supermarket ou à certaines épiceries spécialisées de la 34e Avenue (Spice Centre, Halal Meat Shops, etc.);23

      3. WECAN Food Basket, un organisme sans but lucratif d’Edmonton qui offre des produits d’épicerie frais et peu coûteux;24

      4. Food Hampers, qui réduit le prix de l’épicerie pour les étudiantes et étudiants de l’Université de l’Alberta en leur fournissant des boîtes d’aliments toutes les deux semaines.25

  3. La production, la distribution et la consommation d’aliments et de boissons peuvent avoir des effets sociaux et environnementaux négatifs.

  4. Il existe des lacunes dans les études permettant de déterminer dans quelle mesure les systèmes alimentaires de l’Université de l’Alberta sont durables, ce qui limite notre capacité d’amélioration.

    1. D’autres universités ont commencé à prioriser la mise en place de systèmes alimentaires durables. Par exemple, l’Université Concordia a beaucoup investi dans le choix d’aliments locaux, sains et de sources durables sur son campus.

  5. L’Union des étudiants exécute avec succès un programme de vaisselle réutilisable.26

    1. La pandémie de COVID-19 a entraîné l’arrêt temporaire de ce programme.27

  6. L’Union des étudiants ne possède pas de système de suivi des déchets et du carbone à l’heure actuelle.

    1. Ceci est important dans le contexte de la nourriture, car les déchets alimentaires et tout le carbone produit par le transport sont loin d’être négligeables.

    2. De nombreuses universités au Canada et aux États-Unis s’efforcent de faire en sorte que les fournisseurs de nourriture sur les campus offrent des aliments locaux de sources durables, ce qui réduit l’empreinte carbone des repas tout en appuyant les industries et les systèmes alimentaires de la région.

  1. L’Union des étudiants va s’employer à lancer une campagne de revendication ayant trait à l’insécurité alimentaire afin de contribuer à réduire la stigmatisation qui y est associée.

  2. L’Union des étudiants va travailler à accroître la sensibilisation aux soutiens qui existent pour les personnes faisant face à une insécurité alimentaire, y compris, mais sans s’y restreindre, le programme Grocery Run et une collaboration avec la Leftovers Foundation et Fresh Routes.

  3. L’Union des étudiants va faire en sorte que les membres de la population étudiante qui font face à un degré plus élevé d’insécurité alimentaire connaissent les moyens d’accéder à du soutien et aux ressources disponibles.

  4. L’Union des étudiants va revendiquer un plus grand choix sur le campus pour les étudiantes et étudiants qui ont des besoins alimentaires particuliers, y compris, mais sans s’y restreindre, des aliments végétariens, végétaliens, kasher, hallal, culturellement appropriés et sans allergènes.

  5. L’Union des étudiants va tenir compte de l’abordabilité et de facteurs culturels, religieux et médicaux dans le choix des lieux de restauration des espaces qui relèvent d’elle.

  6. L’Union des étudiants va collaborer, dans la mesure du possible, avec des organisations partenaires comme la banque alimentaire du campus en vue de réduire l’insécurité alimentaire.

  7. L’Union des étudiants va revendiquer la sensibilisation à l’alimentation saine et l’affichage de l’information nutritionnelle dans les lieux de restauration des campus.

  8. L’Union des étudiants va revendiquer l’aménagement sur les campus d’installations convenant à la préparation de repas, accessibles aux étudiantes et étudiants qui vivent en résidence.

    1. Les installations peuvent être des fontaines à boire, des postes de remplissage de bouteille d’eau, des cuisines communautaires et des fours à micro-ondes.

  9. L’Union des étudiants va revendiquer que les formules de repas des résidences soient abordables et offrent des aliments convenables du point de vue nutritionnel, culturel, religieux et médical à toute la population étudiante des résidences.

  10. L’Union des étudiants va revendiquer la résiliation du contrat de l’Université avec Aramark.

  11. L’Union des étudiants va collaborer, si possible, avec des organisations partenaires comme la banque alimentaire du campus en vue de réduire l’insécurité alimentaire.

  12. L’Union des étudiants va revendiquer que des aliments et des contenants de nourriture responsables sur le plan environnemental et social soient fournis sur les campus.

  13. L’Union des étudiants va revendiquer que des études soient menées au sujet de la durabilité des systèmes alimentaires de l’Université de l’Alberta.

    1. L’Union des étudiants va revendiquer la création d’un système de suivi des déchets et du carbone.

3. Références

  1. https://drive.google.com/file/d/1l9OeMAK3XR7Ki5p1kCxjTY6KdGREusXe/view?usp=sharing

  2. Ibid.

  3. Ibid.

  4. https://www.ualberta.ca/folio/2016/08/too-hungry-to-study.html

  5. https://drive.google.com/file/d/1l9OeMAK3XR7Ki5p1kCxjTY6KdGREusXe/view?usp=sharing

  6. Ibid.

  7. Ibid.

  8. https://drive.google.com/file/d/1QNn6uhf8gAfcqBp8stn46IGhKbqjC4JI/view

  9. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26280467/

  10. https://www.macleans.ca/education/the-fight-to-end-hunger-on-canadian-university-campuses/

  11. https://era.library.ualberta.ca/items/64c1042f-d367-4841-896f-2f815e236fbe/view/000a1c62-a fc1-4ff7-a1d9-3b822d09dab9/Lee_Sarah_D_201709_MSc.pdf

  12. https://canadianfoodstudies.uwaterloo.ca/index.php/cfs/article/download/204/181/1101

  13. https://www.mymoneycoach.ca/saving-money/saving-on-groceries#:~:text=As%20a%20genera l%20rule%2C%20the,supplies%20at%20the%20grocery%20store.

  14. https://www.canada.ca/en/health-canada/services/food-nutrition/food-nutrition-surveillance/healthnutrition-surveys/canadian-community-health-survey-cchs/canadian-community-health-survey-cycle-2-2nutrition-2004-income-related-household-food-security-canada-health-canada-2007.html#appa

  15. https://www.ualberta.ca/community-university-partnership/research/poverty-reduction/grocery -run.html

  16. Ibid.

  17. Ibid. 

  18. https://ualberta.campusdish.com/LocationsAndMenus

  19. https://www.ualberta.ca/residence/current-residents/meal-plan.html

  20. https://www.macrotrends.net/stocks/charts/ARMK/aramark/net-worth

  21. https://investigate.afsc.org/company/aramark#:~:text=Aramark%20has%20come%20under%2 0scrutiny,food%20substitutions%2C%20and%20undercooked%20food.

  22. https://campusfoodbank.com/campus-kitchens

  23. https://campusfoodbank.com/grocery-bus

  24. https://campusfoodbank.com/wecan

  25. https://campusfoodbank.com/clients

  26. https://su.ualberta.ca/services/sustainsu/projects/reusabledish/

  27. Ibid.