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Action climatique

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Translation of these documents was funded by the Government of Canada.
Traduction de ces documents financée par le gouvernement du Canada.

Date d’échéance : Le 30 avril 2027

1. Préambule

La planète a atteint un seuil critique. Depuis des décennies, les scientifiques, les dirigeants mondiaux et le grand public connaissent les risques liés aux changements climatiques, et pourtant, peu de mesures ont été prises pour s’attaquer à la crise. Par conséquent, nous nous retrouvons dans une situation précaire qui exige des mesures radicales non seulement pour prévenir la crise climatique, mais également pour réagir aux répercussions inéluctables qui menacent notre avenir collectif. 

Presque tous les membres de la communauté scientifique s’entendent pour dire que les changements climatiques sont réels et présentent un risque d’extinction. Plusieurs rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), dont le plus récent, « Changement climatique 2021 : la base des sciences physiques », brossent un portrait sombre de l’avenir. Le travail du Groupe confirme qu’à moins d’un changement radical dans nos systèmes politiques, économiques et sociaux, les changements climatiques continueront de sévir et de menacer non seulement le « monde naturel », mais également la survie de l’être humain. En 2019, des manifestations à Edmonton en faveur de l’action climatique ont connu une croissance exponentielle et un événement organisé en octobre a attiré environ 10 000 manifestants, des jeunes pour la plupart et des milliers d’étudiants et étudiantes de l’Université de l’Alberta. Ce militantisme, combiné sur le campus à une anxiété accrue découlant des changements climatiques, témoigne d’un intérêt évident pour la justice climatique à l’Université de l’Alberta.

Les changements climatiques nous touchent tous, mais l’Union des étudiants reconnaît qu’ils touchent les Autochtones et leurs communautés de manière disproportionnée. Les institutions coloniales comme l’Université de l’Alberta et l’Union des étudiants ont mis sur pied des infrastructures, des systèmes sociaux et des systèmes de consommation qui nuisent à l’environnement et profanent les terres. Cette situation a des répercussions négatives sur les minorités et les communautés autochtones, car la crise climatique est un problème intersectionnel lié entre autres à la race, à la classe sociale, aux capacités et au genre.

En raison de la nature de cette crise, les étudiantes et étudiants, particulièrement ceux issus des communautés touchées, se retrouvent souvent en première ligne de la lutte contre la crise climatique. L’Union des étudiants et l’Université ont donc la responsabilité morale d’aider à s’attaquer à la crise climatique.

La présente politique a été créée par l’Union des étudiants pour veiller à ce que la justice climatique constitue une priorité pour l’ensemble de nos représentantes et représentants élus au cours des années à venir.

2. Définitions

  1. Durabilité : Le fait de vivre en entretenant une relation réciproque avec l’environnement, y compris tous les organismes vivants et non vivants et les systèmes où ils se trouvent. À la lumière de la crise climatique, les efforts déployés en matière de durabilité doivent reconnaître le rôle fondamental de l’environnement dans les systèmes humains et tenter de les contrer quand ils oppriment les gens, particulièrement lorsqu’ils entraînent des dommages injustes et inégaux aux communautés de première ligne, ou à l’environnement. La durabilité accorde de la valeur aux traités en tant que cadre de relations réciproques et reconnaît les actions dommageables de l’État colonial. Elle valorise également le savoir autochtone propre à divers lieux pour guider la responsabilité des générations futures et veiller à ce que nos actions ne leur nuisent pas. Enfin, dans l’atteinte de son objectif de durabilité, l’Union des étudiants doit comprendre que ces actions dépassent le cadre du campus, car la durabilité exerce une incidence non seulement sur la population étudiante, mais aussi sur les communautés dont elle provient.[1]

  2. Justice climatique : La justice climatique dépasse le cadre de la durabilité. « En tant que forme de justice environnementale, la justice climatique est le traitement équitable de toutes les personnes et l’absence de discrimination dans les politiques et les projets visant à lutter contre les changements climatiques, ainsi que dans les systèmes qui causent les changements climatiques et perpétuent la discrimination » [traduction libre].[2] 

  3. Action climatique : Cette notion désigne souvent le 13e objectif de développement durable de l’ONU : « redoubler d’efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et renforcer, dans tous les pays, la résilience et les capacités d’adaptation face aux aléas climatiques et aux catastrophes naturelles liées au climat; incorporer des mesures relatives aux changements climatiques dans les politiques, les stratégies et la planification nationales; et améliorer l’éducation, la sensibilisation et les capacités individuelles et institutionnelles en ce qui concerne l’adaptation aux changements climatiques, l’atténuation de leurs effets et la réduction de leur impact et les systèmes d’alerte rapide ».[3]

  4. Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Ce groupe a été créé par les Nations Unies et est la première autorité en matière de catastrophe climatique.

3. Faits

  1. Les changements climatiques représentent une crise existentielle pour tous les étudiantes et étudiants, car ils menacent non seulement les générations futures, mais également notre capacité de vivre confortablement : 

      • des changements climatiques sont en train de se produire, c’est indéniable;

      • de nombreux scientifiques et universitaires reconnaissent maintenant que nous vivons à l’anthropocène. « La période de l’anthropocène est une période chronologique non officielle qui sert à décrire la période la plus récente dans l’histoire de la Terre, lorsque l’activité humaine a commencé à avoir d’importantes répercussions sur le climat et les écosystèmes de la planète. » [traduction libre];[4]

      • l’anthropocène est caractérisé par l’extinction massive de centaines d’espèces. Cette situation a conduit de nombreuses personnes à déclarer que nous vivons actuellement la sixième extinction de masse;[5]

      • les étudiantes et étudiants viennent à l’Université pour bâtir un avenir, et la menace existentielle des changements climatiques fait donc de la crise climatique un enjeu étudiant.

  1. « Les changements climatiques touchent déjà chaque région habitée de la planète et l’influence humaine contribue à de nombreux changements observés dans les phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes » [traduction libre] :[6]

      • les pays situés dans le sud du monde sont beaucoup plus vulnérables aux effets des changements climatiques en raison de la géographie, de la situation géopolitique et des infrastructures limitées;

      • les pays qui sont les « pires émetteurs » par habitant se trouvent dans le nord du monde, et le Canada se classe parmi les principaux pays émetteurs de GES en dépit de sa petite population;[7]

      • pour se préparer le mieux possible en vue des répercussions, les pays dans le sud du monde doivent bâtir des infrastructures pour lesquelles ils ne disposent d’aucun financement à l’heure actuelle;

      • à la lumière des disparités entre le Nord et le Sud, de nombreux pays du Sud ont commencé à demander des réparations pour tenir compte des obstacles économiques à l’atténuation et à l’adaptation.[8]

  1. La migration climatique est de plus en plus courante pour bien des gens dans les pays fortement touchés. Ces personnes migrent à l’intérieur ou à l’extérieur du pays en quête de régions moins touchées par les changements climatiques : 

      • par exemple, « il est possible que tout un nombre de régions côtières des Philippines, y compris la région de la baie de Manille, se retrouve sous l’eau si les pays n’atténuent pas les effets des changements climatiques » [traduction libre].[9] Des millions de Philippins pourraient alors chercher refuge au Canada. La situation est semblable dans de nombreux pays côtiers ou insulaires;
      • la migration est un phénomène positif, mais les crises de réfugiés sont une source de tension pour les pays hôtes et de traumatisme pour les réfugiés.
  1. Publié en 2019, le Rapport sur le climat changeant du Canada (RCCC) a constaté que le Canada se réchauffait deux fois plus vite que la moyenne mondiale et le Nord du pays, trois fois plus vite.[10]  Ces phénomènes ont eu et continueront d’avoir des conséquences négatives sur les étudiantes et étudiants et leurs familles, et se sont déjà traduits par ce qui suit : 

      • l’augmentation des précipitations, particulièrement l’hiver;

      • la pénurie d’eau, particulièrement l’été; 

      • le risque accru d’inondations côtières.

  1. Le Canada a signé l’Accord de Paris en 2015. Cet accord constitue un engagement à limiter l’augmentation de la température mondiale à moins de 2 °C, si ce n’est 1,5 °C. Le Canada a notamment convenu de réduire, d’ici 2030, ses émissions de gaz à effet de serre de 30 % comparativement aux niveaux de 2005. 

      • En juillet 2021, le Canada a présenté une cible de contribution déterminée au niveau national plus élevée en s’engageant à réduire les émissions d’au moins 40 à 45 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2030 (y compris l’affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie, ou ATCATF).[11] Bien que revue à la hausse (la qualité des contributions déterminées au niveau national a augmenté et la mise en œuvre est plus exhaustive), la cible reste inférieure à la réduction d’au moins 54 % (sans compter l’ATCATF) nécessaire pour être compatible avec l’Accord de Paris.[12]
      • Dans un rapport de synthèse des contributions déterminées au niveau national publié en février 2021, les Nations Unies font remarquer que « le niveau d’ambition communiqué par l’intermédiaire de ces NDC indique que les changements dans les émissions totales de ces pays seraient faibles, moins de 1 %, en 2030 par rapport à 2010. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), en revanche, a indiqué que les fourchettes de réduction des émissions pour atteindre l’objectif de température de 1,5 °C devraient être d’environ -45 % en 2030 par rapport à 2010 ».[13]
      • C’est une pratique courante et importante d’exiger que les politiques respectent leurs engagements, notamment à l’égard de la crise climatique.[14]
  1. Selon Environnement et Changement climatique Canada : 

  • en 2017, le Canada a émis 716 mégatonnes d’équivalent de dioxyde de carbone; 

    • le secteur pétrolier et gazier était la plus importante source des émissions nationales à 27 %;

    • le secteur des transports était la deuxième source d’émissions en importance et représentait 24 % des émissions nationales;[15]

    • les bâtiments, l’électricité, l’industrie lourde, l’agriculture et les déchets sont également de grands émetteurs et comptent pour 6 % à 12 % des émissions nationales;

    • les initiatives de réduction des émissions doivent cibler chaque secteur à forte intensité carbonique;

  • l’Alberta est à la tête des provinces canadiennes sur le plan des émissions de gaz à effet de serre, soit 38 % des émissions nationales. 

  1. L’Alberta peut attribuer sa prospérité économique en grande partie à l’industrie énergétique, et particulièrement au secteur du pétrole et du gaz naturel : 

    • les secteurs de l’extraction minière et de l’extraction de pétrole et de gaz représentaient 6,1 % de l’emploi total en Alberta en 2017;[16]

    • on s’attend à ce que l’emploi dans l’industrie énergétique augmente en moyenne de 1 % entre 2019 et 2023;[17] 

    • les membres du secteur pétrolier et gazier ont investi dans la technologie verte comme la cogénération et le captage du carbone en vue de réduire les émissions.[18]

  1. Les « emplois verts » sont de plus en plus prisés par les personnes qui travaillent dans des industries non durables, et constituent une solution pratique à la perte d’emplois pouvant être causée par l’abandon progressif des combustibles fossiles dans le but de prévenir les répercussions incontrôlées des changements climatiques : 

    • la crise climatique menacera les possibilités d’emplois pour étudiants;

    • personne ne devrait avoir à choisir entre gagner sa vie et occuper un emploi qui entraîne la destruction de l’environnement.

  1. En août 2019, la ville d’Edmonton a déclaré une urgence climatique et s’est engagée à prendre des mesures concrètes pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre.[19]

  2. Tout au long de 2019, les manifestations tenues à Edmonton en faveur de l’action climatique ont connu une croissance exponentielle, et un événement organisé en octobre a attiré environ 10 000 manifestants.[20]

  3. En juillet 2019, 224 établissements d’enseignement postsecondaire, sans compter l’Université de l’Alberta, ont signé une lettre fondée sur les objectifs de développement durable ayant servi à déclarer une urgence climatique, et ont souligné le besoin de donner suite aux mesures suivantes :[21]

    • mobiliser davantage de ressources pour la recherche et la création de compétences en changements climatiques axées sur l’action;

    • s’engager à atteindre la neutralité carbone d’ici 2030, ou 2050 au plus tard;

    • enrichir le contenu des programmes d’études, des programmes sur les campus et des programmes de sensibilisation communautaire portant sur l’environnement et la durabilité.

  1. Compte tenu de la crise climatique et afin d’investir dans un avenir plus vert, divers établissements d’enseignement postsecondaire au Canada ont décidé de se départir de leurs investissements dans l’industrie des combustibles fossiles au cours de la dernière année :[22]

    •   parmi ces établissements, notons d’autres membres du U15 comme l’Université de la Colombie-Britannique. En 2019, « le conseil des gouverneurs de l’Université de la Colombie-Britannique a adopté à l’unanimité une résolution appuyant le désinvestissement total des combustibles fossiles dans le fonds de dotation Trek de l’établissement de manière conforme aux obligations fiduciaires du conseil. Le conseil a également adopté à l’unanimité une motion approuvant en principe le désinvestissement total du solde de 1,71 milliard de dollars du fonds de dotation principal » [traduction libre];
    • Harvard s’est également départie récemment de ses investissements dans les combustibles fossiles.[23]
  1. L’Université de l’Alberta a investi dans les ressources non renouvelables : 

    •   L’Université possède des actions d’une valeur d’au moins 65 millions de dollars dans le secteur de la prospection, de l’extraction, du raffinage, du transport ou de la production d’énergie.[24]
  1. Les changements climatiques sont une manifestation du système colonial et la profanation de la terre, une forme de violence coloniale : 

    • les institutions coloniales, y compris l’Université de l’Alberta et l’Union des étudiants, ont mis sur pied une infrastructure, des systèmes sociaux et un système d’enseignement qui nuisent à l’environnement et ont des répercussions négatives sur les minorités et les communautés autochtones. Par conséquent, des étudiantes et étudiants de ces communautés peuvent se retrouver en première ligne de la lutte contre la crise climatique;

    • le consentement libre, préalable et éclairé est un droit des peuples autochtones qui n’a pas toujours été accordé aux communautés, et pour lequel on lutte encore au Canada et dans le monde entier;[25]

    • les communautés autochtones ne sont pas monolithiques et elles possèdent en leur sein des opinions différentes sur divers projets; 

    • de nombreuses nations visées par le Traité no 6 et d’autres traités numérotés affirment qu’elles n’ont pas cédé les droits d’exploitation du sous-sol en signant leur traité;

    • le contrôle par les Autochtones de leurs territoires traditionnels se trouve au cœur de la résilience de la communauté et de la protection de l’environnement.

  1. L’Union des étudiants et un grand nombre de ses représentantes et représentants ont modifié depuis quelques années le contenu de la reconnaissance du territoire afin d’y ajouter que les terres ont été cédées de manière injuste et illégale : 

    • si la reconnaissance du territoire reconnaît également le vol des terres, il est également naturel pour les Autochtones de revendiquer la restitution de ces terres aux communautés auxquelles elles appartenaient; 

    • la restitution des terres constitue un élément important de la justice climatique.

  1. En 2021, le GIEC a publié un rapport intitulé « Changement climatique 2021 : la base des sciences physiques » qui décrit un avenir sombre pour la planète et nous exhorte tous et toutes à faire des changements radicaux pour prévenir les températures extrêmes :[26]

    • le rapport a confirmé une fois de plus qu’« il n’y a aucun doute que l’influence humaine a réchauffé l’atmosphère, les océans et les terres, causant des changements généralisés et rapides dans l’atmosphère, les océans, la cryosphère et la biosphère » [traduction libre];

    • le rapport confirme que certains aspects de la crise climatique sont irréversibles et auront des conséquences néfastes;

    • le rapport décrit également des scénarios d’atténuation possible, notamment la stabilisation des gaz à effet de serre aux alentours de 450 ppm d’équivalent CO2 ou moins, mais « compte tenu du fait que nous avons atteint environ 430 ppm d’équivalent CO2, il s’agit d’un défi de taille qui nécessite des changements à grande échelle dans les systèmes énergétiques et l’utilisation des terres » [traduction libre];

          • le rapport déclare que « les coûts des mesures d’atténuation ne compensent qu’une partie relativement petite de la croissance économique mondiale prévue pour le 21e siècle » [traduction libre];
          • « Poursuivre sur les voies correspondant aux accords de Cancún concorde davantage avec des scénarios susceptibles de maintenir le changement de la température sous 3 °C comparativement aux niveaux préindustriels » [traduction libre];
          • « Si nous ne renforçons pas les efforts d’atténuation déployés d’ici 2030, il sera plus difficile et plus coûteux d’atteindre les cibles en matière de réchauffement, comme éviter un réchauffement de deux degrés par rapport aux niveaux préindustriels » [traduction libre].

4. Résolutions 

  1. L’Union des étudiants va revendiquer la déclaration d’une urgence climatique par l’Université.

  2. L’Union des étudiants va revendiquer l’élaboration d’un plan d’action climatique dirigé par des Autochtones.

  3. L’Union des étudiants va revendiquer et appuyer des projets d’action climatique dirigés par des Autochtones et des recherches menées par des membres de la population étudiante ou auxquelles ils participent. Ces projets sont financés par : 

      • l’Université de l’Alberta; 

      • tous les paliers de gouvernement.

  1. L’Union des étudiants va revendiquer et appuyer des recherches et des projets en matière d’action climatique réalisés par des membres de la population étudiante ou auxquels ils participent. Ces projets devraient être financés par : 

      •  l’Université de l’Alberta; 

      • tous les paliers de gouvernement.

  1. L’Union des étudiants va revendiquer la restitution, par l’Université et l’Alberta et l’University of Alberta Properties Trust Inc., des fiducies foncières privées aux communautés autochtones qui vivaient traditionnellement sur ces territoires.

      •   L’Union des étudiants va revendiquer le plein contrôle de ces terres par les Autochtones, et si les communautés souhaitent les cogérer, l’Union des étudiants les soutiendra.
  1. L’Union des étudiants soutiendra les efforts de la population étudiante de l’Université de l’Alberta visant à se dessaisir de tous les investissements dans des entreprises de combustibles fossiles.

      •   L’Union des étudiants demandera au fonds de retraite de l’Université de l’Alberta de se dessaisir de tous ses investissements dans des entreprises de combustibles fossiles.
  1. L’Union des étudiants va revendiquer auprès du gouvernement provincial la reconnaissance de la nécessité immédiate et urgente d’agir pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C.

  2. L’Union des étudiants va revendiquer la prise de mesures par tous les paliers de gouvernement pour lutter contre la crise climatique jusqu’à ce qu’elle ne constitue plus une menace existentielle pour la population étudiante.

  3. L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta accorde la priorité à l’action climatique, notamment : 

      • l’intégration de l’action climatique à ses plans stratégiques et à d’autres initiatives à long terme;

      • la création d’un plan pour que l’Université atteigne la neutralité carbone d’ici 2030;

      • la consultation des étudiantes et étudiants qui sont touchés de façon disproportionnée par les changements climatiques, particulièrement les Autochtones.

  1. L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta réduise et interdise tous les plastiques à usage unique sur tous ses campus d’ici 2027 au plus tard.

      •   L’Union des étudiants va revendiquer que cela soit fait de manière à tenir compte des questions d’accessibilité complexes.
  1. L’Union des étudiants va demander à la ville d’Edmonton de réduire et d’interdire tous les plastiques à usage unique sur tous ses campus d’ici 2027 au plus tard. 

      • L’Union des étudiants va revendiquer que cela soit fait de manière à tenir compte des questions d’accessibilité complexes.
  1. L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta atteigne zéro déchet dans le cadre de ses activités, événements, programmes et services d’ici 2027 au plus tard. 

      • L’Union des étudiants va revendiquer que cela soit fait de manière à tenir compte des questions d’accessibilité complexes.
  1. L’Union des étudiants se réservera le droit d’appuyer les efforts de groupes d’action climatique d’étudiants. 

      •   Les efforts appuyés doivent être en harmonie avec les définitions de justice climatique et d’action climatique figurant plus haut.

5. Références

  1. Définition tirée de la consultation du comité de la durabilité. 

  2. https://www.climategen.org/blog/what-does-climate-justice-mean-to-you/

  3. https://www.sdfinance.undp.org/content/sdfinance/en/home/sdg/goal-13--climate-action.html

  4. https://www.nationalgeographic.org/encyclopedia/anthropocene/

  5. https://www.cnn.com/2020/06/01/world/sixth-mass-extinction-accelerating-intl/index.html

  6. IPCC AR6 WGI, page 13.

  7. https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/indicateurs-environnementaux/emissions-gaz-effet-serre-echelle-mondiale.html

  8. https://news.trust.org/item/20191211171912-5xnb5/

  9. https://www.channelnewsasia.com/cnainsider/why-manila-risks-becoming-underwater-city-climatechange-772141

  10. https://www.cbc.ca/news/technology/canada-warming-at-twice-the-global-rate-leaked-report-finds-1.5079765

  1. En vertu des conventions relatives à la présentation de rapports de la CCNUCC, les pays disposent d’un certain nombre d’options pour déclarer les émissions provenant de l’affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (ATCATF). Les pays sont principalement tenus responsables de leurs émissions causées par l’activité humaine et non pas de celles causées par les feux de forêt ou les infestations d’insectes.

  2. https://climateactiontracker.org/countries/canada/

  3. https://unfccc.int/process-and-meetings/the-paris-agreement/nationally-determined-contributionsndcs/nationally-determined-contributions-ndcs/ndc-synthesis-report.

  4. Selon Climate Action Tracker, les politiques et les mesures du Canada sont « hautement insuffisantes » comparativement aux parcours nationaux modélisés.

  5. https://www.canada.ca/content/dam/eccc/documents/pdf/cesindicators/ghg-emissions/2019/nationalGHG-emission

  6. https://work.alberta.ca/documents/industry-profile-mining-oil-and-gas-extraction.pdf

  7. https://open.alberta.ca/dataset/f4f39b9e-48cb-4f6a-b491-25ee6f9c281e/resource/da3b90cc-cfcf-4406b3e2-836604

  8. https://globalnews.ca/news/5954473/alberta-oil-and-gas-climate-change-technology/

  9. https://globalnews.ca/news/5821850/edmonton-climate-emergency-greenhouse-gas-emissions/

  10. https://edmontonjournal.com/news/local-news/thousands-march-in-climate-strike-with-activist-gretathunberg

  11. https://www.sdgaccord.org/climateletter

  12. https://vpfo.ubc.ca/2020/01/ubc-update-moving-toward-divestment/

  13. https://www.washingtonpost.com/education/2021/09/10/harvard-divest-fossil-fuels/

  14. Calcul de l’Union des étudiants de l’Université de l’Alberta tiré des rapports annuels du comité des investissements de l’Université :  https://www.ualberta.ca/university-services-finance/reports/investment-reports.html

  1. http://www.fao.org/indigenous-peoples/our-pillars/fpic/en/

  2. https://www.c2es.org/content/ipcc-fifth-assessment-report/