Santé mentale
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Date d’échéance : Le 30 avril 2024
1. Préambule
L’une des principales préoccupations de l’Union des étudiants de l’Université de l’Alberta (UASU) est de revendiquer de plus grands soutiens en santé mentale pour les étudiantes et étudiants de 1er cycle. La présente politique a été rédigée dans l’intention d’orienter le travail de plaidoyer de l’UASU visant à mettre en place des soutiens en santé mentale pour toute la population étudiante de 1er cycle.
2. Définitions
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Santé mentale : « La santé mentale comprend notre bien-être émotionnel, psychologique et social. Elle a un effet sur nos pensées, nos sentiments et nos actions, et elle aide à déterminer notre manière de gérer le stress, d’interagir avec les autres et de faire des choix. La santé mentale est importante à toutes les étapes de la vie, de l’enfance à l’âge adulte, en passant par l’adolescence. » [traduction libre][1]
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Recommandations du Comité de la réconciliation et des relations autochtones (ARRC) : Les recommandations décrivent des moyens clairs que l’UASU peut employer pour soutenir les étudiantes et étudiants des Premières Nations, métis et inuits, et faire en sorte que les soutiens en santé mentale leur soient plus accessibles.[2]
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Enseignement supérieur de l’Alberta (AAE) : Le ministère albertain de l’Enseignement supérieur, ou AAE est responsable du financement public des établissements postsecondaires dans la province de l’Alberta, ainsi que du financement des prêts et des bourses pour les étudiantes et étudiants de ces établissements.[3]
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Réduction des méfaits : « La réduction des méfaits désigne les politiques, les programmes et les pratiques qui visent à réduire les conséquences négatives sur le plan sanitaire, social et juridique liées à la consommation de drogues et aux politiques et lois sur les drogues. » [traduction libre][4]
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Traumatisme intergénérationnel :
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Traumatisme transmis d’une génération à l’autre suivant des événements traumatisants;[5]
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peut entraîner une détresse psychologique, de la colère, de l’anxiété, un trouble de stress post-traumatique, la dépression et bien plus encore;[6]
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voici certains exemples de communautés ayant subi un traumatisme intergénérationnel :
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Toxicomanie et accoutumance :
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- L’accoutumance est définie comme « le fait ou l’état d’être asservi à une substance, une chose ou une activité particulière » [traduction libre];[10]
- la toxicomanie comprend, sans s’y restreindre, la consommation et l’abus d’alcool, de cannabis, de tabac et de drogues à usage récréatif.
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3. Faits
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La santé mentale joue un rôle essentiel dans l’expérience étudiante et la réussite scolaire.
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De nombreux facteurs contribuent à la santé mentale de l’étudiante ou de l’étudiant, notamment :
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la discrimination fondée sur le genre, l’orientation sexuelle, la race, l’origine ethnique, le fait d’être autochtone, la classe sociale ou le handicap;
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la relation avec l’accoutumance et la toxicomanie;
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le fait d’avoir été victime d’agression ou de harcèlement sexuel;
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les traumatismes (y compris le traumatisme physique, émotionnel ou mental);
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l’équilibre travail-études-vie.
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Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) :[11]
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- « La santé mentale et de nombreux troubles mentaux courants sont façonnés dans une grande mesure par les milieux sociaux, économiques et physiques dans lesquels les gens vivent. » [traduction libre]
- Les inégalités sociales sont liées à un risque accru de nombreux troubles mentaux courants.
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La Commission de la santé mentale du Canada a établi la Norme nationale du Canada sur la santé mentale et le bien-être des étudiants du postsecondaire, qui décrit les rôles et les responsabilités des établissements en rapport avec leur population étudiante.[12]
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- Cette norme demande que les étudiantes et étudiants bénéficient d’un soutien en santé mentale et au bien-être adapté aux cultures.
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Il existe de nombreux soutiens accessibles à la population étudiante sur les campus. Grand nombre de ces services donnent accès à des professionnels de la santé comme des psychologues et des thérapeutes, à des soutiens en santé mentale qui tiennent compte des différences culturelles, ainsi qu’à d’autres ressources (par exemple, la banque alimentaire du campus) qui peuvent contribuer à améliorer le bien-être des étudiantes et étudiants. Ces services comprennent les suivants, mais sans s’y restreindre :
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services de counseling et cliniques;
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First People’s House;
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centre de soutien des pairs (Peer Support Centre);
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Empower Me;
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équipe de l’accès (Access Team).
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Le sondage mené par National College Health Assessment a constaté qu’entre 2013 et 2019 :[13]
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les sentiments de très forte colère, d’anxiété écrasante, de grande tristesse et de grande solitude, ainsi que le sentiment d’être dépassé par ce qu’il y avait à faire et l’impression que la situation était désespérée, ont fortement augmenté;
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le traitement des crises de panique, de la dépression et de l’anxiété a doublé;
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le nombre d’étudiantes et d’étudiants qui ont tenté de se suicider, qui ont sérieusement envisagé le suicide ou qui se sont infligé des lésions intentionnellement a presque doublé.
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Le dernier sondage de National College Health Assessment a été mené en 2019. Voici les résultats obtenus pour l’Université de l’Alberta :
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69,6 % des répondantes et répondants se sont sentis très seuls à un moment donné au cours des 12 derniers mois;
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76,7 % des répondantes et répondants se sont sentis très tristes au cours des 12 derniers mois;
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66,4 % ont ressenti une très forte anxiété à un moment donné au cours des 12 derniers mois;
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47,2 % se sont sentis tellement déprimés qu’il leur était difficile de fonctionner à un moment donné au cours des 12 derniers mois;
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62,9 % des répondantes et répondants avaient l’impression que la situation était désespérée à un moment donné au cours des 12 derniers mois.
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La stratégie en matière de santé mentale du Canada comprend les priorités suivantes en ce qui concerne le bien-être mental des membres des Premières Nations :[14]
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combler les lacunes critiques dans l’ensemble coordonné de services, de traitements et de soutiens de santé mentale pour les Premières Nations, qui englobe des approches traditionnelles, culturelles et classiques;
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diffuser et mettre en commun les connaissances au sujet des approches traditionnelles, culturelles et classiques prometteuses en matière de mieux-être mental, comme les équipes de bien-être mental et la reconnaissance du rôle des Aînés;
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appuyer et reconnaître l’idée que la meilleure ressource de la communauté est la communauté elle-même, en admettant l’existence de plusieurs formes de savoir et en renforçant la capacité des communautés à améliorer leur mieux-être mental;
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enrichir les connaissances, perfectionner les compétences et améliorer le recrutement et le maintien en poste de la main-d’œuvre pouvant fournir des services de mieux-être mental et des services connexes, efficaces et respectueux des cultures ainsi que de l’aide aux Premières Nations;
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renforcer les liens de collaboration entre le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux et territoriaux et les gouvernements des Premières Nations afin d’améliorer les politiques, les programmes et les services de mieux-être mental.
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La stratégie en matière de santé mentale du Canada comprend les priorités suivantes en ce qui concerne le bien-être mental des Métis :[15]
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consulter et mobiliser les Métis afin d’élaborer une stratégie en matière de santé mentale et de toxicomanie propre aux Métis;
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enrichir le savoir des Métis par l’intermédiaire de la recherche afin de comprendre à fond les effets intergénérationnels de la colonisation et les besoins actuels en santé mentale des Métis;
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créer, accroître et maintenir des ressources humaines en santé mentale pour les Métis;
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améliorer l’accès à un ensemble coordonné de services, de traitements et de soutiens de santé mentale respectueux de la culture et culturellement compétents pour les Métis;
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renforcer les liens de collaboration entre tous les paliers de gouvernement pour faire progresser et améliorer la santé mentale et le mieux-être mental des Métis.
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La stratégie en matière de santé mentale du Canada comprend les priorités suivantes en ce qui concerne le bien-être mental des Inuits:[16]
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combler les lacunes critiques dans l’ensemble coordonné de services, de traitements et de soutiens de santé mentale pour les Inuits, qui englobe des approches traditionnelles, culturelles et classiques;
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appuyer les Inuits pour qu’ils répondent à leurs besoins en matière de santé mentale en tirant parti des connaissances et des forces de leur communauté;
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fournir un financement et un soutien adéquats et durables afin de perfectionner la main-d’œuvre en santé mentale et de renforcer le recrutement et le maintien en poste des travailleuses et travailleurs en santé mentale;
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accroître l’accessibilité des données, des recherches, de l’information, des connaissances et de la formation ayant trait aux Inuits;
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transformer les services de mieux-être mental par l’intermédiaire de solides partenariats avec des organismes gouvernementaux, des organisations non gouvernementales, des fondations et le secteur privé.
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Selon le rapport du sondage général annuel 2020 de l’Union des étudiants de l’Université de l’Alberta (UASU) :[17]
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« 13 % des répondantes et répondants atteints de troubles neurologiques, cognitifs ou psychiatriques ont été victimes d’actes de discrimination ou de traitement injuste liés à la santé mentale de la part des services de protection de l’Université de l’Alberta (UAPS) ou de la police, sur les campus ou à proximité, et 12 % des répondantes et répondants ont été témoins de telles situations » [traduction libre];
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selon les données qualitatives, de nombreux étudiants et étudiantes n’avaient pas l’impression que les UAPS étaient la meilleure entité pour répondre à leurs besoins en période de crise de santé mentale;
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selon les données qualitatives, la COVID a été une source grave de stress et a eu en général des conséquences néfastes sur la santé mentale de la population étudiante;
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selon les données qualitatives, les vérifications du bien-être dans les résidences pourraient être améliorées afin de satisfaire aux besoins des étudiantes et étudiants, et la formation pourrait être modifiée pour répondre aux besoins du personnel qui coordonne la vie en résidence.
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La toxicomanie et l’accoutumance peuvent avoir des effets sur la santé mentale et la réussite scolaire. Selon le sondage National College Health Assessment (NCHA) 2019, la toxicomanie et l’accoutumance constituent des enjeux qui ont des incidences sur la population étudiante à l’Université de l’Alberta :[18]
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la consommation et l’abus d’alcool sont de loin le problème le plus courant sur les campus; « 0,8 % des étudiants et 0,1 % des étudiantes (0,5 % de l’échantillon total, soit environ 160 membres de la population étudiante) ont dit avoir consommé de l’alcool chaque jour pendant les 30 derniers jours » [traduction libre];
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« 2,8 % des répondantes et répondants (soit environ 900 personnes) ont affirmé que la consommation d’alcool avait nui à leurs résultats scolaires au cours des 12 derniers mois » [traduction libre];
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la consommation et l’abus d’alcool ont également été liés à des risques et à des comportements dangereux et nuisibles tels que conduire en état d’ébriété;
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« 1,1 % des répondantes et répondants (soit environ 350 personnes) ont signalé que la consommation de drogues avait nui à leurs résultats scolaires au cours des 12 derniers mois » [traduction libre];
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la consommation de drogues et l’accoutumance peuvent avoir de graves effets sur la santé mentale et les résultats scolaires.
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13. L’itinérance continue de toucher les étudiantes et étudiants de l’Université de l’Alberta.
- Selon le sondage 2019 de l’UASU sur l’itinérance et l’insécurité alimentaire de la population étudiante de l’Université de l’Alberta :[19]
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« 55 membres de la population étudiante ont fait part de deux expériences ou plus d’itinérance depuis leur inscription à l’Université de l’Alberta » [traduction libre];
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cette situation touche souvent les communautés marginalisées;
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« Les étudiantes et étudiants n’ont pas tendance à associer leur expérience à l’itinérance; par exemple, bien que 25 d’entre eux aient couché dans une voiture, un bâtiment abandonné ou d’autres endroits qui ne sont pas des logements, seuls 13 ont dit être itinérants. » [traduction libre];
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être itinérant ou vivre dans un endroit dangereux ou peu sûr peut avoir des incidences sur la santé mentale;
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de nombreuses personnes en situation d’itinérance, d’accoutumance ou de crise de santé mentale cherchent refuge sur nos campus et sont souvent considérées comme une menace et expulsées.
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La capacité d’une personne à se procurer de la nourriture, ainsi que la relation qu’elle entretient avec celle-ci, peuvent avoir des effets considérables sur sa santé mentale :
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selon le sondage 2019 de l’UASU sur l’itinérance et l’insécurité alimentaire de la population étudiante de l’Université de l’Alberta, 310 membres de cette population ont indiqué avoir connu de graves problèmes d’insécurité alimentaire tout au long de leurs études;[20]
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les troubles de l’alimentation touchent plus d’un million de personnes au Canada, dont un grand nombre n’ont pas été diagnostiquées; [21]
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les troubles de l’alimentation sont très sexospécifiques : 90 % des personnes diagnostiquées comme souffrant d’anorexie ou de boulimie sont des femmes;[22]
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à l’Université de l’Alberta, les ressources offertes aux personnes aux prises avec des troubles de l’alimentation sont limitées;
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il existe un manque d’aliments de grande qualité, peu chers et culturellement diversifiés sur les campus.
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Le traumatisme intergénérationnel peut avoir de graves conséquences sur la santé mentale. [23]
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Les soutiens en santé mentale sont souvent difficilement accessibles pour les raisons suivantes :
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les services de counseling et cliniques ont de longues listes d’attente et dirigent souvent les étudiantes et étudiants vers d’autres cliniques, ce qui rallonge le processus;
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les médicaments d’ordonnance sont souvent coûteux, surtout sans assurance;
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les ressources en santé mentale sont souvent stigmatisées, ce qui peut influer sur la volonté d’une personne d’accéder à des soutiens;
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la population étudiante n’est pas au courant des diverses ressources dont elle dispose sur les campus.
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La réduction des méfaits peut être employée pour répondre aux besoins des personnes aux prises avec des crises de santé mentale, et prévenir celles-ci en premier lieu :[24]
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la réduction des méfaits peut également être utilisée pour régler des questions autres que la toxicomanie, notamment l’agression sexuelle, les actes criminels et la santé mentale;
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voici certains exemples de réduction des méfaits sur les campus :
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les trousses de naloxone fournies par la pharmacie du centre de santé de l’Université;
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la politique sur les normes relatives à la communauté des résidences, qui est fondée sur la réduction des méfaits en employant celle-ci pour gérer les cas d’agression sexuelle et autres écarts de conduite.
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Selon le rapport du sondage sur le stress des étudiantes et étudiants mené par l’UASU en 2021 :[25]
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« un tiers des répondantes et répondants ont indiqué être dans un état de stress grave pendant le semestre de l’hiver 2021 » [traduction libre];
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« 72 % des répondantes et répondants ont dit éprouver un niveau de stress élevé ou grave » [traduction libre];
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le niveau de stress était élevé de manière générale, mais était différent selon la faculté; le plus haut niveau de stress se retrouvait dans les sciences infirmières et les arts, sur le Campus Saint-Jean et chez les femmes, les minorités de genre et les étudiantes et étudiants handicapés [traduction libre];
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« un tiers des répondantes et répondants ont affirmé que le stress avait eu de grandes répercussions sur leur santé mentale pendant l’hiver 2021 » [traduction libre];
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« deux tiers des répondantes et répondants qui travaillaient chez eux ont dit que cette situation leur avait causé un stress considérable » [traduction libre];
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les étudiantes et étudiants ont énuméré un certain nombre de services de l’UASU qui les aidaient à gérer leur stress. Parmi les réponses qui revenaient le plus souvent, notons « la semaine de bienvenue et les soirées ciné (mentionnées chacune par environ 200 personnes). Le centre de soutien des pairs (Peer Support Centre), les soirées de jeux-questionnaires et les salles ou soirées consacrées aux jeux de société étaient également fréquemment cités » [traduction libre].
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L’Université de l’Alberta a établi en 2018 le cadre de prévention du suicide :[26]
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le rapport reconnaît que le suicide est l’« un des problèmes de santé publique les plus graves au Canada »;
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on peut y lire que 14,9 % de la population étudiante a sérieusement envisagé le suicide et 2,1 % a fait une tentative. Voici la liste des recommandations :
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témoigner d’un engagement manifeste envers la santé mentale grâce à un soutien au leadership descendant;
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former un comité de mise en œuvre de prévention du suicide pour que l’Université fasse avancer les initiatives et les recommandations;
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créer un poste à temps plein de coordonnatrice ou coordonnateur de prévention du suicide pour contribuer à poursuivre cette initiative;
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fournir de l’aide aux unités et services principaux qui joueront un rôle dans la mise en œuvre;
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mobiliser la collectivité de la région métropolitaine d’Edmonton en matière d’initiatives de prévention du suicide.
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- La plupart de ces recommandations n’ont pas été mises en œuvre.
20. La plus grande partie du financement en santé mentale de l’Université de l’Alberta vient du gouvernement provincial. Selon l’Alberta 2030 Review :[27]
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le gouvernement reconnaît que la santé mentale est une question grave et omniprésente dans les établissements postsecondaires;
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la province « continuera de doter les établissements en ressources pour appuyer le bien-être mental de la population étudiante par le truchement de la subvention à la santé mentale » [traduction libre];
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« le ministère de l’Enseignement supérieur de l’Alberta continuera de fournir aux établissements postsecondaires et aux FNC un financement annuel (total d’environ 8,6 millions de dollars prévus au budget annuel) afin d’appuyer les ressources en santé mentale sur les campus » [traduction libre];
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l’Université n’a plus besoin de présenter une demande de financement chaque année, car on lui a garanti la somme d’environ 1,3 milliard de dollars par année pour les trois prochaines années.
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4. Résolutions
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L’Union des étudiants de l’Université de l’Alberta (UASU) va revendiquer l’élaboration de politiques de santé mentale et de bien-être par l’Université en tenant compte de divers facteurs comme la race, le genre et la situation socioéconomique.
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Afin de répondre aux besoins des étudiantes et étudiants des Premières Nations et d’assurer l’harmonie avec la stratégie en matière de santé mentale du Canada, l’UASU va revendiquer que l’Université :
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mette en place des soutiens en santé mentale qui permettent de combler les lacunes critiques dans le continuum des services de bien-être mental à l’Université, ce qui signifie qu’il faut mettre au point des traitements et des soutiens pour les étudiantes et étudiants des Premières Nations en adoptant des approches traditionnelles, culturelles et classiques;
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crée des ressources qui reconnaissent le rôle des Aînés et des communautés des Premières Nations dans la prestation de soutiens en santé mentale;
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s’emploie à mettre sur pied des services et des soutiens respectueux des cultures des étudiantes et étudiants des Premières Nations;
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diffuse et mette en commun les connaissances au sujet des approches traditionnelles, culturelles et classiques prometteuses en matière de mieux-être mental, comme les équipes de bien-être mental et la reconnaissance du rôle des Aînés;
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appuie et reconnaisse l’idée que la meilleure ressource de la communauté est la communauté elle-même, en admettant l’existence de plusieurs formes de savoir et en renforçant la capacité des communautés à améliorer leur mieux-être mental;
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enrichisse les connaissances, perfectionne les compétences et améliore le recrutement et le maintien en poste de la main-d’œuvre pouvant fournir des services de mieux-être mental et des services connexes, efficaces et respectueux des cultures, ainsi que de l’aide aux Premières Nations;
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renforce les liens de collaboration entre le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux et territoriaux et les gouvernements des Premières Nations afin d’améliorer les politiques, les programmes et les services de mieux-être mental.
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Afin de satisfaire aux besoins des étudiantes et étudiants métis et d’assurer l’harmonie avec la stratégie en matière de santé mentale du Canada, l’UASU va revendiquer que l’Université :
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consulte et mobilise la population étudiante métisse afin d’élaborer une stratégie en matière de santé mentale et de toxicomanie propre aux Métis;
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enrichisse le savoir des Métis par l’intermédiaire de la recherche afin de comprendre à fond les effets intergénérationnels de la colonisation et les besoins actuels en santé mentale des Métis;
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crée, accroisse et maintienne des ressources humaines en santé mentale pour les Métis;
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améliore l’accès à un ensemble coordonné de services, de traitements et de soutiens de santé mentale respectueux de la culture et culturellement compétents pour les étudiantes et étudiants métis;
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renforce les liens de collaboration entre tous les paliers de gouvernement pour faire progresser et améliorer la santé mentale et le mieux-être mental de la population étudiante métisse.
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Afin de répondre aux besoins des étudiantes et étudiants inuits et d’assurer l’harmonie avec la stratégie en matière de santé mentale du Canada, l’UASU va revendiquer que l’Université :
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comble les lacunes critiques dans l’ensemble coordonné de services, de traitements et de soutiens de santé mentale pour les Inuits, qui englobe des approches traditionnelles, culturelles et classiques;
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appuie les Inuits pour qu’ils répondent à leurs besoins en matière de santé mentale en tirant parti des connaissances et des forces de leur communauté;
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fournisse un financement et un soutien adéquats et durables afin de perfectionner la main-d’œuvre en santé mentale et de renforcer le recrutement et le maintien en poste des travailleuses et travailleurs en santé mentale;
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accroisse l’accessibilité des données, des recherches, de l’information, des connaissances et de la formation ayant trait aux Inuits;
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transforme les services de mieux-être mental par l’intermédiaire de solides partenariats avec des organismes gouvernementaux, des organisations non gouvernementales, des fondations et des organisations du secteur privé.
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L’UASU va revendiquer la création sur le campus d’un jardin médicinal traditionnel, ou s’employer à le créer pour la population étudiante autochtone, pour qu’elle ait accès à la médecine traditionnelle.
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L’UASU continuera à revendiquer la mise en place sur les campus de soutiens en santé mentale plus diversifiés :
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ceci pourrait comprendre le soutien de communautés diversifiées,
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des soutiens supplémentaires sur les campus, notamment davantage de conseillers,
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et un plus grand soutien financier pour la santé mentale sur les campus.
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L’UASU va revendiquer que les UAPS améliorent leurs politiques et leurs pratiques d’intervention auprès des personnes en détresse ou qui éprouvent des problèmes de santé mentale.
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L’UASU va continuer de revendiquer la mise en œuvre de programmes qui visent à réduire la toxicomanie sur les campus et à soutenir les toxicomanes, ou de participer à de tels programmes.
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L’UASU va continuer de défendre les droits des personnes en situation d’itinérance et d’insécurité alimentaire, et de les soutenir, notamment par le truchement de Safe House, de la banque alimentaire du campus et du fonds d’accès.
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L’UASU va revendiquer la création de soutiens en santé mentale pour les personnes déjà touchées par le traumatisme intergénérationnel.
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L’UASU va revendiquer que l’Université de l’Alberta, le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral fournissent un plus grand soutien financier et humain aux services de counseling et cliniques :
a. ceci devrait comprendre la revendication d’une augmentation importante de la subvention à la santé mentale dans les établissements postsecondaires du gouvernement provincial.
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L’UASU va revendiquer le déploiement d’efforts visant à réduire le stigmatisme associé aux problèmes de santé mentale et à l’utilisation des soutiens, ainsi que la participation à ces efforts.
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L’UASU va continuer de revendiquer la création et la prestation de services, de soutiens et de programme axés sur la réduction des méfaits :
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il pourrait s’agir par exemple de l’accès à des trousses de naloxone, de formation sur les premiers soins en santé mentale, de formation sur l’intervention des témoins et de santé et bien-être sexuels des personnes qui s’identifient comme queer.
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L’UASU va continuer de planifier et d’appuyer des événements et des programmes qui contribuent à améliorer la santé mentale de la population étudiante.
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L’UASU va revendiquer que l’Université forme un comité de mise en œuvre de prévention du suicide pour que l’Université fasse avancer les initiatives et les recommandations décrites dans la politique de prévention du suicide.
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L’UASU va revendiquer la création d’un poste à temps plein de coordonnatrice ou coordonnateur de prévention du suicide afin de contribuer à poursuivre les initiatives de prévention et d’intervention.
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L’UASU va travailler avec les organismes communautaires de soutien et des membres de la communauté pour créer des solutions aux crises de santé mentale et en matière de prévention du suicide.
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L’UASU va revendiquer que l’Université évalue les effets à long terme de la COVID sur la santé mentale et le bien-être de la population étudiante, et élabore des stratégies et des soutiens en conséquence.
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L’UASU va s’employer à régler les problèmes qui contribuent aux crises de santé mentale et préconiser que l’Université fasse de même.
5. Références
-
Recommandations du Comité de la réconciliation et des relations autochtones : https://www.su.ualberta.ca/about/arrcrecommendations/
-
Ibid.
-
Ibid.
-
Ibid.
-
Définition d’accoutumance fournie par Google Search
-
OMS, Social Determinants of Mental Health
-
Norme nationale du Canada sur la santé mentale et le bien-être des étudiants du postsecondaire de la Commission de la santé mentale du Canada
-
Sondage de National College Health Assessment
-
Stratégie en matière de santé mentale du Canada
-
Ibid.
-
Ibid.
-
Rapport du sondage général annuel 2020 de l’UASU
-
National College Health Assessment (NCHA) 2019
-
Sondage 2019 de l’UASU sur l’itinérance et l’insécurité alimentaire de la population étudiante de l’Université de l’Alberta
-
https://harmreduction.org/about-us/principles-of-harm-reduction/
-
Rapport du sondage sur le stress des étudiantes et étudiants mené par l’UASU en 2021
-
Cadre de prévention du suicide de l’Université de l’Alberta