Skip to main content

Emploi pour étudiantes et étudiants

Date d’échéance : Le 30 avril 2025

1. Faits

  1. Au Canada, au moins 50 % des étudiantes et étudiants travaillent pendant leurs études postsecondaires.[​1]

  2. Les gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux pourraient mettre sur pied de nouveaux programmes d’emploi pour étudiants et améliorer les programmes actuels.

Les étudiantes et étudiants étrangers dont le programme d’études exige l’acquisition d’expérience professionnelle peuvent présenter une demande de permis de travail s’ils satisfont aux critères suivants :

  • être titulaire d’un permis d’études valide – il est nécessaire de travailler pour terminer leur programme d’études au Canada;

  • être en possession d’une lettre de leur établissement d’enseignement confirmant que tous les étudiants qui font partie de leur programme doivent effectuer des stages professionnels pour obtenir leur diplôme;

  • le stage coop ou stage professionnel représente au maximum 50 % de la durée totale du programme d’études.[​2]

Ce processus peut être beaucoup plus complexe pour les personnes protégées en raison de divers facteurs intersectionnels.

  1. Citoyenneté et Immigration Canada permet aux étudiantes et étudiants étrangers de travailler 20 heures par semaine pendant leurs études et jusqu’à 40 heures par semaine pendant les congés scolaires prévus.[3]

Toutefois, dans certains cas, compte tenu des processus bureaucratiques entre l’Agence des services frontaliers du Canada et Service Canada, un permis de travail n’est pas toujours joint au permis d’études des étudiantes et étudiants étrangers.[4]​

  1. Les emplois rémunérés équitablement constituent un moyen d’accéder à des études postsecondaires. En revanche, les stages non rémunérés peuvent ajouter des obstacles à cet accès. Grand nombre de ces postes ont remplacé les emplois de premier échelon et ont souvent un caractère exploiteur, ce qui entraîne un plus haut taux de chômage et des salaires plus bas chez les jeunes.[5]

  2. Les stagiaires rémunérés et non rémunérés ont des droits inhérents en milieu de travail et sont protégés en vertu de la Loi canadienne sur les droits de la personne, de la Loi sur l’équité en matière d’emploi et du Code canadien du travail. Ces droits s’appliquent à tous les étudiants et étudiantes sur le marché du travail et comprennent notamment le respect des normes d’emploi, la prévention de la discrimination de même que la santé et la sécurité en milieu de travail.[6]​

  3. Les étudiantes et étudiants méritent d’être rémunérés équitablement par les entreprises et les organismes sans but lucratif qui reçoivent des subventions salariales pour étudiants.

  4. Les étudiantes et étudiants qui bénéficient, avant l’obtention de leur diplôme, de ressources et de possibilités d’emploi pertinentes à leurs études réussissent mieux sur le plan professionnel.

  5. De 1993 à 2013, les dépenses engagées par les sociétés privées à l’égard de la formation et du perfectionnement des employés ont diminué de 40 %.[7]​

  6. Les stages et les occasions d’emploi permettent d’acquérir des compétences générales transférables et essentielles à la plupart des carrières et à l’obtention d’un emploi postuniversitaire.

  7. En avril 2019, le gouvernement fédéral a lancé le nouveau Programme de formation pour les compétences et l’emploi destiné aux Autochtones afin de remplacer la Stratégie de formation pour les compétences et l’emploi des Autochtones.[8]​

2. Résolutions

  1. L’Union des étudiants va revendiquer que les programmes d’emploi pour étudiantes et étudiants des gouvernements fédéral et provinciaux soient offerts pendant toute l’année.

  2. L’Union des étudiants va revendiquer un financement gouvernemental accru pour les programmes d’emploi pour étudiantes et étudiants, particulièrement le programme Emplois d’été Canada ou l’équivalent, et le programme Expérience emploi été pour les étudiantes et étudiants inuits et des Premières Nations [​7]​ ou l’équivalent.

  3. L’Union des étudiants va revendiquer que les programmes gouvernementaux de subventionnement des emplois augmentent le montant des subventions en fonction de l’augmentation du salaire minimum et de l’inflation.

  4. L’Union des étudiants va revendiquer que les municipalités qui se trouvent à proximité des campus de l’Université de l’Alberta créent davantage de possibilités d’emploi pour la population étudiante pendant toute l’année.

  5. L’Union des étudiants va revendiquer que le gouvernement fédéral augmente ou abolisse la limite des heures de travail des étudiantes et étudiants étrangers pendant l’année scolaire.

  6. L’Union des étudiants va revendiquer que le gouvernement révise les critères de financement des subventions salariales d’emplois étudiants afin de veiller à ce que les postes visés fournissent une expérience pertinente aux études.

  7. L’Union des étudiants va revendiquer l’amélioration de la coordination entre l’Agence des services frontaliers du Canada et Service Canada pour que tous les étudiantes et étudiants étrangers puissent obtenir un permis de travail et un numéro d’assurance sociale en même temps que leur permis d’études.

  8. L’Union des étudiants va revendiquer, auprès de tous les paliers de gouvernement, une indemnité équitable et du soutien financier pour tous les stages, rémunérés ou non, dans les secteurs public et privé.

    • Pour les stages non rémunérés, une indemnité équitable comprend notamment ​:
    • les frais de subsistance;
    • les frais de déplacement;
    • l’octroi de crédits;
    • des heures de travail acceptables.
  1. L’Union des étudiants va revendiquer une augmentation du financement des programmes de formation à l’emploi actuels et la mise sur pied de nouveaux programmes de formation à l’emploi pour remédier au manque de formation et de perfectionnement professionnel par les employeurs.

  2. L’Union des étudiants va revendiquer que le gouvernement fédéral fournisse un financement uniforme et stable au centre de carrières de l’Université de l’Alberta afin de mettre en rapport les étudiantes et étudiants avec des ressources et des occasions qui contribuent réellement à favoriser et à développer leur carrière postuniversitaire.

  3. L’Union des étudiants va revendiquer auprès de tous les paliers de gouvernement contre la ​discrimination exercée par des recruteurs ou des employeurs en se fondant sur des motifs de protection et à laquelle sont confrontés les étudiantes et étudiants.

  4. L’Union des étudiants va revendiquer des possibilités d’emploi, en français et en anglais, géographiquement accessibles aux étudiantes et étudiants.

  5. L’Union des étudiants va revendiquer que le Programme de formation pour les compétences et l’emploi destiné aux Autochtones offre des possibilités équitables et ​accessibles à tous les étudiantes et étudiants autochtones de niveau postsecondaire.

3. Références

  1. https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/casaacae/pages/1275/attachments/original/1526062386/Student_%28U

  2. https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/75-001-x/2010109/article/11341-fra.htm 

  3. https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/casaacae/pages/1275/attachments/original/1526062386/Student_%28U

  4. https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/services/etudier-canada/travail/travailler-hors-campus.html

  5. https://www.casaacae.com/value_beyond_the_dollars_and_cents_international_students_contributions_to_canada_and_their_need

  6. https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/programmes/formation-competences-emploi-autochones.html

  7. https://www.sac-isc.gc.ca/eng/1519331724867/1533126823208