Political Policies (version française)
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- Matériel scolair
- Évaluation et notation
- Campus Saint-Jean
- Projets de capital
- Action climatique
- Entretien différé
- Apprentissage par l’expérience
- Sécurité alimentaire
- Étudiantes et étudiants étrangers
- Frais non scolaires obligatoires
- Santé mentale
- Non partisan
- Éducation ouverte
- Bourses d’études
- Emploi pour étudiantes et étudiants
- Engagement des étudiantes et étudiants
- Aide financière et bourses aux étudiantes et étudiants
- Commission de vérité et réconciliation
- Sécurité sur le campus
- Équité, diversité et inclusion
Matériel scolair
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Date d’échéance : Le 30 avril 2024
1. Faits
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e coût réel de la vie étudiante comporte de nombreuses composantes, comme les droits de scolarité, les frais, le coût de la vie, les revenus non touchés et le matériel scolaire.
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Selon l’Université de l’Alberta, les étudiants et étudiantes doivent s’attendre à dépenser 1 750 $ en matériel scolaire. Le matériel scolaire est propre à chaque cours et est essentiel à la réussite des étudiantes et étudiants.1
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Beaucoup d’étudiants et d’étudiantes évitent de suivre certains cours ou les abandonnent en raison du coût des manuels scolaires, ce qui a pour effet de modifier leur parcours scolaire.2
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Dix pour cent (10 %) des étudiantes et étudiants ont été obligés de faire un choix entre leurs manuels scolaires et leurs besoins alimentaires ou les nécessités de la vie pendant certains mois.3
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Au cours de la dernière décennie, le taux d’augmentation du coût des manuels a dépassé le taux de l’inflation.4
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Il n’y a aucun lien direct de causalité entre la qualité de l’éducation et le coût des manuels scolaires.5
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Les étudiantes et étudiants de première année universitaire dépensent beaucoup plus en manuels scolaires que les autres étudiants et étudiantes, même s’il leur arrive souvent de ne pas tous les acheter.6
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Souvent, les éditeurs publient de nouvelles éditions plus chères des manuels scolaires à un rythme rapide sans nécessairement avoir fait d’importantes révisions au contenu, ce qui a des effets négatifs sur le marché des manuels d’occasion, et ce qui veut dire que les étudiants et étudiantes doivent débourser plus pour se procurer leur matériel scolaire.7
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Les étudiantes et étudiants peuvent récupérer une partie du coût de leurs manuels en vendant leurs manuels d’occasion, si bien qu’il arrive souvent que les étudiants et étudiantes puissent acheter des manuels à moindre coût parce qu’ils sont d’occasion. Il existe aussi beaucoup de possibilités d’acquérir du matériel scolaire à prix réduit ou gratuitement.
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Les manuels scolaires virtuels assortis d’une date d’échéance ou à accès simple ne peuvent pas être revendus pour récupérer les coûts et ne peuvent pas être conservés à titre de référence à la fin du semestre.
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C’est principalement aux responsables des cours qu’il incombe de prendre des décisions quant au matériel scolaire qui sera requis pour leurs cours.
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De plus en plus, les éditeurs favorisent l’utilisation de plateformes et d’outils additionnels et virtuels (comme les systèmes de gestion de l’apprentissage, les travaux scolaires en ligne et le matériel permettant d’améliorer l’autoévaluation des étudiants et étudiantes) à un coût nominal. Bien des étudiants et étudiantes sont aux prises avec des obstacles technologiques, ce qui les empêche d’avoir accès à ce genre de matériel.8
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Par ailleurs, les outils et les plateformes qui viennent se greffer au matériel scolaire varient d’un éditeur à l’autre, sans compter qu’ils ne sont pas normalisés entre les cours et les facultés, ce qui se traduit par des dépenses supplémentaires pour la population étudiante.
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Nombreux sont les étudiants et étudiantes qui ont un accès Internet insuffisant pour prendre en charge les modèles courants d’enseignement en ligne. Dans le cas des étudiants et étudiantes en milieu rural ou éloigné, les risques sont démesurés.9
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De plus, le recours à des codes d’accès obligatoires aux cours impose un fardeau financier supplémentaire qui vient s’ajouter aux droits de scolarité des étudiants et étudiantes.
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Le gouvernement du Canada a déjà adopté des mécanismes d’exemption de la Taxe sur les produits et services (TPS, ou GST en anglais).10
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Les provinces canadiennes qui ont une taxe de vente harmonisée (TVH) n’ont pas de taxe provinciale sur les livres.11
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En vertu du Règlement sur l’importation de livres approuvé par la gouverneure générale en conseil en juillet 1999, les importateurs de livres ont le droit d’exiger une prime de 10 % sur les livres importés des États-Unis et de 15 % sur les livres d’autres pays.12
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Les étudiantes et étudiants peuvent avoir accès à du matériel protégé par droit d’auteur à des fins d’apprentissage, en fonction des codifications.
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Les ressources éducatives libres (REL) sont des ressources – comme des manuels scolaires, du matériel de cours, des vidéoclips, des images, des documents infographiques, des applications multimédias ou des cours complets – qui sont conçues pour l’enseignement et l’apprentissage. Ces ressources sont librement accessibles et publiées grâce à une licence générale ouverte qui permet aux usagers de réutiliser, réviser, remixer, retenir et redistribuer (les 5 R).
2. Résolutions
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L’Union des étudiants va revendiquer que le matériel scolaire soit le plus abordable et accessible possible.
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L’Union des étudiants va revendiquer que les cours enseignés sur des plateformes d’apprentissage virtuelles et que le matériel scolaire interactif ne soient pas assortis de coûts déjà compris dans les droits de scolarité.
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L’Union des étudiants va revendiquer que les étudiantes et étudiants n’aient pas à assumer les coûts supplémentaires liés à l’importation, à la livraison, aux tarifs, aux taxes et aux amendes liés au matériel scolaire (peu importe les changements susceptibles d’être apportés en matière de taxe de vente provinciale, de TVH ou de TPS).
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L’Union des étudiants va publiciser et promouvoir les diverses façons, pour les étudiantes et étudiants, de faire des économies sur le matériel scolaire.
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L’Union des étudiants va sensibiliser le corps professoral aux options plus abordables qui s’offrent à la population étudiante.
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L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université et le gouvernement appuient l’élaboration et l’utilisation de ressources éducatives libres.
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L’Union des étudiants va revendiquer qu’un maximum soit imposé quant au coût de tout le matériel scolaire n’étant pas compris dans les droits de scolarité.
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L’Union des étudiants va revendiquer que les cours en ligne comportent peu d’obstacles technologiques (pour qu’ils soient donnés sur une faible bande passante, par exemple).
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L’Union des étudiants va revendiquer que le matériel nécessaire à l’apprentissage en ligne soit abordable et qu’il respecte la vie privée des étudiantes et étudiants.
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L’Union des étudiants va fournir des options ou des infrastructures pour aider la population étudiante à vendre des livres d’occasion.
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L’Union des étudiants va ajouter à la trousse d’orientation des renseignements sur le coût des manuels scolaires et de diverses options de rechange afin que les nouveaux étudiants et étudiantes sachent à quoi s’attendre sur le plan des coûts supplémentaires.
3. References
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https://costcalculator.registrar.ualberta.ca/costcalculator/
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https://www.su.ualberta.ca/media/uploads/1143/BBS%20Report_2018_JRpqd3e.pdf
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ibid.
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https://www.su.ualberta.ca/media/uploads/1143/BBS%20Report_2018_JRpqd3e.pdf
-
ibid.
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https://www.vox.com/the-goods/2019/3/6/18252322/college-textbooks-cost-expensive-pearson-cengage- mcgraw-hill
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https://www.vox.com/the-goods/2019/3/6/18252322/college-textbooks-cost-expensive-pearson-cengage- mcgraw-hill
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Sondage de l’UASU Student Experiences au sujet des cours en ligne, publié le 24 avril 2020, page 6
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https://www.thebalancesmb.com/what-goods-and-services-are-gst-hst-exempt-or-zero-rated-2948159
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ibid.
Évaluation et notation
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Date d’échéance : Le 30 avril 2026
1.Faits
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Les étudiantes et les étudiants peuvent réussir leurs études quand ils sont stimulés du point de vue scolaire et qu’ils reçoivent le soutien nécessaire pour les encourager à apprendre d’une manière qui favorise leur croissance personnelle de même que l’acquisition de connaissances et de compétences pratiques.
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Pour les étudiantes et étudiants, les notes jouent un grand rôle dans le suivi des progrès personnels de croissance et d’apprentissage.
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Toutes les notes reçues par les étudiantes et étudiants doivent être compréhensibles.
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L’évaluation et la notation du rendement scolaire des étudiantes et étudiants de 1er cycle de même que leurs résultats d’apprentissage jouent un rôle central dans la mission pédagogique fondamentale de l’Université. Il s’agit également du facteur le plus important ouvrant la voie aux occasions universitaires et professionnelles des étudiantes et étudiants de 1er cycle après l’obtention de leur diplôme.
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Selon l’article 2 de la procédure de notation de l’UAPPOL (U of Alberta Policies and Procedures On-line), les attentes à l’égard des divers cours sur le plan des travaux scolaires, de la notation et d’autres questions connexes aux cours doivent être énoncées clairement dans le syllabus des cours.[1]
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Conformément à l’alinéa 23.4 (2) f des procédures d’évaluation et du système de notation du programme officiel (University Calendar) de l’Université de l’Alberta, chaque évaluation se rapporte aux objectifs et/ou aux résultats d’apprentissage énoncés pour le cours en question. Les étudiants et les étudiantes doivent recevoir les critères d’évaluation dès le début des cours et pendant les cours au besoin.
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Les politiques et les procédures de notation et d’évaluation doivent être mises à jour régulièrement afin d’être structurées de sorte à augmenter les possibilités de réussite des étudiantes et étudiants.
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Au 1er cycle universitaire, l’importance d’un apprentissage fondé sur la performance complexe continue de prendre de l’ampleur, si bien que de nombreux cours relevant d’un grand nombre de facultés et de programmes incorporent au moins une certaine forme de cet apprentissage pour rehausser la réussite des étudiants et étudiantes.
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L’évaluation fondée sur la performance est une approche d’enseignement et d’apprentissage mettant l’accent sur la capacité à exécuter un ensemble unique de compétences grâce à l’enseignement obtenu, dans un contexte qui permet de démontrer ou de mettre en application les habiletés au lieu de tout simplement posséder des connaissances.[2]
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Des barèmes de correction ou des rubriques d’évaluation holistiques sont utilisés (de manière explicite ou implicite) pour faire l’évaluation de l’apprentissage fondé sur la performance complexe. Ces barèmes tiennent compte d’objectifs d’apprentissage qui englobent plus d’un aspect de la performance et qui ne peuvent pas être facilement décomposés en morceaux.
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Le recours à des rubriques permet de veiller à ce que le processus de mesure (l’évaluation de la performance) ne comporte pas d’erreurs, soit fiable et soit uniforme dans le but de produire des résultats équitables pour les étudiantes et étudiants.
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Les rubriques peuvent servir à évaluer une grande variété de travaux scolaires, sans compter que des recherches approfondies permettent de constater que les rubriques améliorent l’enseignement et l’apprentissage.[3]
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Il existe de nombreux services de soutien scolaire à la disposition de la population étudiante sur le campus.[4]
2. Résolutions
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L’Union des étudiants va revendiquer que les travaux scolaires soient structurés de sorte à augmenter les possibilités de réussite des étudiantes et étudiants.
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L’Union des étudiants va revendiquer que le corps professoral explique clairement aux étudiantes et étudiants les attentes de tous les cours sur le plan des travaux scolaires, des examens et de la participation.
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L’Union des étudiants va revendiquer que les étudiantes et étudiants soient mis régulièrement au courant de leurs progrès et de leur rendement scolaire, et ce, pour tous leurs cours.
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L’Union des étudiants va revendiquer que les étudiantes et étudiants soient tenus au courant de leur rendement scolaire avant la date d’abandon des cours.
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L’Union des étudiants va revendiquer que les évaluations de l’apprentissage fondées sur la performance soient mises à la disposition des étudiants et étudiantes.
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L’Union des étudiants va s’efforcer de sensibiliser la population étudiante aux services de soutien scolaire qui existent pour les aider à s’améliorer.
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L’Union des étudiants va revendiquer que chaque département, faculté et organisme de l’Université mette clairement les étudiantes et étudiants en rapport avec les mécanismes susceptibles de les aider à signaler leurs inquiétudes et à faire appel.
3. Références
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https://policiesonline.ualberta.ca/PoliciesProcedures/Procedures/Grading-Procedure.pdf
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https://www.jstor.org/stable/pdf/1176232.pdf?refreqid=excelsior%3Ae355f259e14e68138f98e52a872cc03c
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https://teaching.uwo.ca/teaching/assessing/grading-rubrics.html
Campus Saint-Jean
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Date d’échéance : Le 30 avril 2027
2.Faits
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Le français a été la première langue parlée par les pionniers européens en Alberta.
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Des Franco-Albertains vivent dans cette province depuis le 18e siècle.
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Le Campus Saint-Jean est le seul établissement postsecondaire canadien à l’ouest de Winnipeg à offrir de nombreux grades et diplômes en français.
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En 1976, un accord a été conclu grâce auquel le Campus Saint-Jean (anciennement le Collège Saint-Jean) faisait dorénavant partie de l’Université de l’Alberta.
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Selon le point 3.2 de l’article 3 (III) de l’accord de 1976, « L’Université (de l’Alberta) convient et accepte de déployer ses meilleurs efforts pour exploiter, maintenir, améliorer et agrandir le programme du Collège [CSJ], ses bâtiments, son équipement et ses fournitures… » [traduction libre] Le point 3.6 de l’article 3 (III) de l’accord de 1976 stipule que « La Province convient et accepte de fournir à l’Université, selon ses exigences, des fonds sous la forme de subvention ou autre… pour permettre à l’Université de s’acquitter de ses obligations en vertu du présent accord… ». [traduction libre]
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Les étudiants et étudiantes du Campus Saint-Jean ne sont pas tenus de satisfaire à une exigence de compétence en langue anglaise pour faire une demande d’admission.
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En août 2020, l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), accompagnée des quatre conseils scolaires franco-albertains, a poursuivi en justice l’Université de l’Alberta et le gouvernement provincial pour avoir manqué à leurs obligations en vertu de l’accord de 1976.1
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L’Université de l’Alberta offre ses communications générales et d’urgence, ses descriptions et ses demandes de bourses, ses interfaces interactives et de nombreux autres services en anglais seulement à sa population étudiante.
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Au cours de l’année scolaire 2017-2018, le Campus Saint-Jean a loué des locaux auprès de La Cité francophone parce que ses propres locaux étaient insuffisants.
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La Politique en matière de francophonie du gouvernement de l’Alberta stipule ce qui suit : « Le gouvernement de l’Alberta reconnait qu’il peut appuyer la croissance et la vitalité continues de la francophonie en continuant d’encourager les appuis en matière de… et la programmation postsecondaire en français. »2
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Selon la Loi constitutionnelle de 1982 : « Le français et l’anglais sont les langues officielles du Canada ».3
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Le Campus Saint-Jean reçoit du financement du gouvernement du Canada par l’intermédiaire des Programmes d’appui aux langues officielles. Ce financement du gouvernement fédéral représente environ 30 % du budget du Campus Saint-Jean.4
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En vertu d’un accord de partage des coûts conclu entre le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial, un financement de l’ordre de 13,4 millions de dollars devrait être attribué au Campus Saint-Jean de 2022 à 2025. À court terme, ces fonds aideront à surmonter certains des problèmes auxquels le Campus Saint-Jean fait face en raison d’un sous-financement chronique.5
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Le Campus Saint-Jean reçoit du financement de l’Université en fonction de l’hypothèse que le Campus ne compte que 575 apprenants équivalents temps plein (ETP). Cependant, puisque le Campus Saint-Jean est la seule option d’étude en langue française dans l’Ouest canadien, il considère qu’il est obligé d’accepter autant d’étudiantes et étudiants que possible, si bien qu’il est sous-financé dans une mesure de plus de 200 étudiants.6
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Au Canada, il y a un manque constant d’enseignants et d’enseignantes pouvant offrir un enseignement de qualité en français et en immersion française.7 Le Campus Saint-Jean joue un rôle de premier plan pour aider à pallier cette pénurie de main-d’œuvre grâce à son baccalauréat en éducation.
2. Résolutions
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L’Union des étudiants reconnaît la légitimité continue de l’accord de 1976 et va revendiquer que l’Université de l’Alberta et le gouvernement provincial agissent en conformité avec cet accord.
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L’Union des étudiants va effectuer son sondage annuel en français et en anglais.
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L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta offre ses communications générales et d’urgence, ses descriptions et ses demandes de bourses, ses interfaces interactives et d’autres services en français et en anglais à sa population étudiante.
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L’Union des étudiants va revendiquer que la Faculté Saint-Jean, le Bureau du provost et le Bureau du registraire augmentent la cible des ETP du Campus Saint-Jean afin de mieux tenir compte du nombre accru de demandes ainsi que du nombre d’étudiantes et étudiants admis.
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L’Union des étudiants va revendiquer que le Campus Saint-Jean embauche un plus grand nombre de professeurs-chercheurs ou de professeures-chercheuses afin de donner lieu à de plus grandes possibilités de recherche en français pour les étudiantes et étudiants ainsi que pour leur offrir une plus grande variété de cours.
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L’Union des étudiants va consulter les étudiants et étudiantes du Campus Saint-Jean et l’AUFSJ afin de revendiquer l’accès à l’enseignement postsecondaire en français en Alberta.
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L’Union des étudiants va consulter l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) afin de revendiquer l’accès à l’enseignement postsecondaire en français en Alberta.
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L’Union des étudiants va préconiser la collaboration et des partenariats avec les organismes francophones pertinents, au besoin, pour offrir des services aux étudiantes et étudiants et pour revendiquer l’accès à l’enseignement postsecondaire en français en Alberta.
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L’Union des étudiants va revendiquer que le gouvernement provincial accorde du financement en vue de la rénovation et de l’agrandissement des lieux du Campus Saint-Jean destinés aux étudiantes et étudiants afin de répondre aux besoins actuels et futurs.
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L’Union des étudiants va revendiquer que le gouvernement de l’Alberta fournisse des capitaux propres destinés aux langues officielles, et ce, dans le but d’accroître le nombre d’inscriptions, d’appuyer les besoins en infrastructure et d’augmenter le nombre de programmes afin de donner un plus grand accès à un enseignement postsecondaire de qualité en français, en Alberta, pour les étudiantes et étudiants.
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L’Union des étudiants va revendiquer que le gouvernement du Canada recoure à une approche fondée sur les besoins en matière de financement destiné au soutien des langues officielles et qu’il évalue la valeur nécessaire pour assurer un enseignement postsecondaire de qualité en français, en Alberta, pour les étudiantes et étudiants en contexte minoritaire.
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L’Union des étudiants va revendiquer auprès du gouvernement du Canada que l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés soit compris de sorte à inclure le droit à un accès adéquat à l’enseignement postsecondaire en français.
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L’Union des étudiants va travailler avec le gouvernement du Canada pour que l’engagement du gouvernement envers la modernisation de la Loi sur les langues officielles se concrétise afin de renforcer le continuum de l’enseignement dans la situation où la langue est minoritaire.
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L’Union des étudiants va revendiquer une plus grande collaboration entre les facultés de l’Université de l’Alberta de sorte à ne pas restreindre la programmation académique du Campus Saint-Jean.
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L’Union des étudiants va collaborer avec l’Université de l’Alberta et la Faculté Saint-Jean pour faire en sorte que les étudiants et étudiantes puissent acheter de la nourriture abordable et de qualité, en français, sur le campus.
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L’Union des étudiants va revendiquer la création d’un lieu de rassemblement destiné aux étudiants et étudiantes autochtones au Campus Saint-Jean.
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L’Union des étudiants va assurer l’existence de ressources académiques et de services équivalents au Campus Nord pour les étudiants et étudiantes du Campus Saint-Jean. Cela comprend du soutien à La Centrale, le carrefour des services en français pour les étudiantes et étudiants du Campus Saint-Jean et une collaboration avec l’AUFSJ pour que les revendications correspondent aux besoins de la population étudiante.
3. Références
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https://globalnews.ca/news/7292774/campus-saint-jean-funding-lawsuit/
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https://open.alberta.ca/dataset/56f40d9c-6354-4c34-8d53-df3748dcb1c5/resource/457d1381-3523-46af-9dd1-17e8c6050cb6/download/french-policy-francais.pdf
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https://laws-lois.justice.gc.ca/fra/const/page-15.html
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Présentation de Pierre-Yves Mocquais au Comité des langues officielles
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https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1866445/financement-campus-saint-jean-entente-provincial-federal?f bclid=IwAR01ldSBoMz-L5mSM1yU0t7076nBpvxhhRHhAyNKp928vZUMebtzyr48JD4
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Présentation de Pierre-Yves Mocquais au Comité des langues officielles
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https://www.cbc.ca/news/canada/canada-french-immersion-teacher-shortage-1.4423050
Projets de capital
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Date d’échéance : Le 30 avril 2027
1. Définitions
Entretien différé : Le fait de retarder ou d’accumuler des travaux d’entretien de l’infrastructure du campus afin de réaliser des économies ou de respecter le budget de financement.7
2. Faits
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L’Université de l’Alberta compte de nombreuses sources de revenus, notamment des subventions provinciales et fédérales, ainsi que des dons philanthropiques, pour financer les projets de capital.1 L’entretien et l’exploitation de certains espaces, particulièrement ceux utilisés pour l’enseignement et l’apprentissage, sont financés par le revenu provenant des droits de scolarité.
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Les projets de capital sont avantageux pour l’Université, améliorent la sécurité des conditions d’apprentissage et servent un vaste éventail de communautés au-delà de la population étudiante de 1er cycle.
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Les lieux destinés aux étudiantes et étudiants de 1er cycle sur les campus comprennent, mais sans s’y restreindre :
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- les salles de conférence;
- les salles de classe;
- les laboratoires; les installations de recherche;
- les studios;
- les installations de loisirs destinées aux étudiants et étudiantes;
- les espaces sociaux destinés aux étudiants et étudiantes;
- les espaces consacrés aux ressources étudiantes;
- les salles de spectacle;
- les bibliothèques et autres lieux d’étude.
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En 2020, les coûts d’entretien différé de l’Université de l’Alberta s’établissaient à 385 millions de dollars. Cette somme pourrait grimper à un milliard de dollars dans cinq ans si aucune mesure n’est prise en conséquence.2
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Selon le budget de l’Université, l’Université de l’Alberta dresse un plan d’immobilisations annuel et définit ses besoins en capital dans une présentation au gouvernement de l’Alberta par le biais du système d’inventaire des bâtiments et des terrains (BLIMS). 1 Parmi les projets en cours, notons :
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- la rénovation du bâtiment de la médecine dentaire et de la pharmacie, dans lequel le gouvernement de l’Alberta a investi 249 millions de dollars;
- la rénovation du système énergétique de quartier, dans laquelle le gouvernement de l’Alberta a investi 29,5 millions de dollars;
- le complexe de résidences Lister, qui devrait être terminé d’ici 2022 et coûte environ 85,5 millions de dollars.
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Dans son plan d’immobilisations de 2021-2024, l’Université de l’Alberta a indiqué ses priorités absolues, ses priorités émergentes et les projets prioritaires provinciaux. La Maskwa House of Learning, proposée par l’Université dès la fin des années 1990, ne fait pas partie de la liste.2,3
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Bien que le financement de projets de capital soit essentiel à la résolution des problèmes de détérioration de bâtiments et d’infrastructure à l’Université4, le gouvernement fédéral doit jouer un rôle clé dans la rénovation de nos bâtiments et l’entretien de nos campus. Par exemple, le Fonds d'investissement stratégique pour les établissements postsecondaires, une subvention du gouvernement fédéral dont l’Université de l’Alberta a été bénéficiaire, a permis de financer de nombreux projets sur tous les campus de l’Université de l’Alberta, notamment la rénovation des laboratoires des campus Augustana, Saint-Jean et Nord.5
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Selon le guide de conception (Whole Building Design Guide) du National Institute of Building Sciences américain, les édifices historiques sont intrinsèquement durables. La réutilisation adaptée des structures actuelles sur les campus permet non seulement de maximiser l’utilisation de la durée de vie des matériaux, mais aussi de réduire les déchets.6 Il est donc ainsi possible de créer des bâtiments de grande qualité qui sont écoénergétiques.
3. Résolutions
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L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université utilise le revenu tiré des droits de scolarité en dernier recours pour financer des projets de capital, après avoir épuisé toutes les autres sources de revenus comme les subventions provinciales et fédérales, les dons philanthropiques, les commandites et les fonds de réserve.
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L’Union des étudiants va revendiquer que des frais d’étudiants réservés à un projet de capital ne soient pas utilisés pour financer la construction d’espaces qui ne comprennent pas d’éléments axés sur la population étudiante de 1er cycle.
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L’Union des étudiants va revendiquer que les projets de capital utilisent et misent si possible sur les bâtiments qui existent déjà afin d’en accroître la durabilité et de réduire les déchets qui résulteraient de leur démolition.
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L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta fournisse un plan clair et direct de construction de la Maskwa House of Learning8 qui dépasse le cadre d’un déplacement temporaire dans le bâtiment de l’Éducation.
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L’Union des étudiants va revendiquer auprès du gouvernement fédéral un financement particulier auquel les établissements postsecondaires peuvent accéder dans le but précis de moderniser l’infrastructure de leurs campus de sorte à atteindre leurs cibles de carboneutralité.
4. Références
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https://www.ualberta.ca/university-services-finance/media-library/resource-planning/university-albertabudget/ualberta-2020-21-budget.pdf
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https://www.ualberta.ca/university-services-finance/media-library/resource-planning/university-albertabudget/ualberta-2020-21-budget.pdf
-
https://thegatewayonline.ca/2019/04/maskwa-house-a-reconciliation-project-on-indefinite-hold/
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https://www.alberta.ca/publicly-funded-institutions-government-support.aspx
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https://ised-isde.canada.ca/site/fonds-investissement-strategique-etablissements-postsecondaires/fr/projets-fonds-dinvestissement-strategique-provinces-territoires/alberta/university-of-alberta
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https://www.wbdg.org/design-objectives/historic-preservation/sustainable-historic-preservation
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https://www.upkeep.com/learning/maintenance-types/deferred-maintenance
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https://www.su.ualberta.ca/legislation/wiki/Political_Policy:Indigenous_Students
Action climatique
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Date d’échéance : Le 30 avril 2027
1. Préambule
La planète a atteint un seuil critique. Depuis des décennies, les scientifiques, les dirigeants mondiaux et le grand public connaissent les risques liés aux changements climatiques, et pourtant, peu de mesures ont été prises pour s’attaquer à la crise. Par conséquent, nous nous retrouvons dans une situation précaire qui exige des mesures radicales non seulement pour prévenir la crise climatique, mais également pour réagir aux répercussions inéluctables qui menacent notre avenir collectif.
Presque tous les membres de la communauté scientifique s’entendent pour dire que les changements climatiques sont réels et présentent un risque d’extinction. Plusieurs rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), dont le plus récent, « Changement climatique 2021 : la base des sciences physiques », brossent un portrait sombre de l’avenir. Le travail du Groupe confirme qu’à moins d’un changement radical dans nos systèmes politiques, économiques et sociaux, les changements climatiques continueront de sévir et de menacer non seulement le « monde naturel », mais également la survie de l’être humain. En 2019, des manifestations à Edmonton en faveur de l’action climatique ont connu une croissance exponentielle et un événement organisé en octobre a attiré environ 10 000 manifestants, des jeunes pour la plupart et des milliers d’étudiants et étudiantes de l’Université de l’Alberta. Ce militantisme, combiné sur le campus à une anxiété accrue découlant des changements climatiques, témoigne d’un intérêt évident pour la justice climatique à l’Université de l’Alberta.
Les changements climatiques nous touchent tous, mais l’Union des étudiants reconnaît qu’ils touchent les Autochtones et leurs communautés de manière disproportionnée. Les institutions coloniales comme l’Université de l’Alberta et l’Union des étudiants ont mis sur pied des infrastructures, des systèmes sociaux et des systèmes de consommation qui nuisent à l’environnement et profanent les terres. Cette situation a des répercussions négatives sur les minorités et les communautés autochtones, car la crise climatique est un problème intersectionnel lié entre autres à la race, à la classe sociale, aux capacités et au genre.
En raison de la nature de cette crise, les étudiantes et étudiants, particulièrement ceux issus des communautés touchées, se retrouvent souvent en première ligne de la lutte contre la crise climatique. L’Union des étudiants et l’Université ont donc la responsabilité morale d’aider à s’attaquer à la crise climatique.
La présente politique a été créée par l’Union des étudiants pour veiller à ce que la justice climatique constitue une priorité pour l’ensemble de nos représentantes et représentants élus au cours des années à venir.
2. Définitions
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Durabilité : Le fait de vivre en entretenant une relation réciproque avec l’environnement, y compris tous les organismes vivants et non vivants et les systèmes où ils se trouvent. À la lumière de la crise climatique, les efforts déployés en matière de durabilité doivent reconnaître le rôle fondamental de l’environnement dans les systèmes humains et tenter de les contrer quand ils oppriment les gens, particulièrement lorsqu’ils entraînent des dommages injustes et inégaux aux communautés de première ligne, ou à l’environnement. La durabilité accorde de la valeur aux traités en tant que cadre de relations réciproques et reconnaît les actions dommageables de l’État colonial. Elle valorise également le savoir autochtone propre à divers lieux pour guider la responsabilité des générations futures et veiller à ce que nos actions ne leur nuisent pas. Enfin, dans l’atteinte de son objectif de durabilité, l’Union des étudiants doit comprendre que ces actions dépassent le cadre du campus, car la durabilité exerce une incidence non seulement sur la population étudiante, mais aussi sur les communautés dont elle provient.[1]
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Justice climatique : La justice climatique dépasse le cadre de la durabilité. « En tant que forme de justice environnementale, la justice climatique est le traitement équitable de toutes les personnes et l’absence de discrimination dans les politiques et les projets visant à lutter contre les changements climatiques, ainsi que dans les systèmes qui causent les changements climatiques et perpétuent la discrimination » [traduction libre].[2]
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Action climatique : Cette notion désigne souvent le 13e objectif de développement durable de l’ONU : « redoubler d’efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et renforcer, dans tous les pays, la résilience et les capacités d’adaptation face aux aléas climatiques et aux catastrophes naturelles liées au climat; incorporer des mesures relatives aux changements climatiques dans les politiques, les stratégies et la planification nationales; et améliorer l’éducation, la sensibilisation et les capacités individuelles et institutionnelles en ce qui concerne l’adaptation aux changements climatiques, l’atténuation de leurs effets et la réduction de leur impact et les systèmes d’alerte rapide ».[3]
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Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Ce groupe a été créé par les Nations Unies et est la première autorité en matière de catastrophe climatique.
3. Faits
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Les changements climatiques représentent une crise existentielle pour tous les étudiantes et étudiants, car ils menacent non seulement les générations futures, mais également notre capacité de vivre confortablement :
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des changements climatiques sont en train de se produire, c’est indéniable;
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de nombreux scientifiques et universitaires reconnaissent maintenant que nous vivons à l’anthropocène. « La période de l’anthropocène est une période chronologique non officielle qui sert à décrire la période la plus récente dans l’histoire de la Terre, lorsque l’activité humaine a commencé à avoir d’importantes répercussions sur le climat et les écosystèmes de la planète. » [traduction libre];[4]
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l’anthropocène est caractérisé par l’extinction massive de centaines d’espèces. Cette situation a conduit de nombreuses personnes à déclarer que nous vivons actuellement la sixième extinction de masse;[5]
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les étudiantes et étudiants viennent à l’Université pour bâtir un avenir, et la menace existentielle des changements climatiques fait donc de la crise climatique un enjeu étudiant.
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« Les changements climatiques touchent déjà chaque région habitée de la planète et l’influence humaine contribue à de nombreux changements observés dans les phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes » [traduction libre] :[6]
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les pays situés dans le sud du monde sont beaucoup plus vulnérables aux effets des changements climatiques en raison de la géographie, de la situation géopolitique et des infrastructures limitées;
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les pays qui sont les « pires émetteurs » par habitant se trouvent dans le nord du monde, et le Canada se classe parmi les principaux pays émetteurs de GES en dépit de sa petite population;[7]
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pour se préparer le mieux possible en vue des répercussions, les pays dans le sud du monde doivent bâtir des infrastructures pour lesquelles ils ne disposent d’aucun financement à l’heure actuelle;
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à la lumière des disparités entre le Nord et le Sud, de nombreux pays du Sud ont commencé à demander des réparations pour tenir compte des obstacles économiques à l’atténuation et à l’adaptation.[8]
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La migration climatique est de plus en plus courante pour bien des gens dans les pays fortement touchés. Ces personnes migrent à l’intérieur ou à l’extérieur du pays en quête de régions moins touchées par les changements climatiques :
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- par exemple, « il est possible que tout un nombre de régions côtières des Philippines, y compris la région de la baie de Manille, se retrouve sous l’eau si les pays n’atténuent pas les effets des changements climatiques » [traduction libre].[9] Des millions de Philippins pourraient alors chercher refuge au Canada. La situation est semblable dans de nombreux pays côtiers ou insulaires;
- la migration est un phénomène positif, mais les crises de réfugiés sont une source de tension pour les pays hôtes et de traumatisme pour les réfugiés.
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Publié en 2019, le Rapport sur le climat changeant du Canada (RCCC) a constaté que le Canada se réchauffait deux fois plus vite que la moyenne mondiale et le Nord du pays, trois fois plus vite.[10] Ces phénomènes ont eu et continueront d’avoir des conséquences négatives sur les étudiantes et étudiants et leurs familles, et se sont déjà traduits par ce qui suit :
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l’augmentation des précipitations, particulièrement l’hiver;
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la pénurie d’eau, particulièrement l’été;
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le risque accru d’inondations côtières.
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Le Canada a signé l’Accord de Paris en 2015. Cet accord constitue un engagement à limiter l’augmentation de la température mondiale à moins de 2 °C, si ce n’est 1,5 °C. Le Canada a notamment convenu de réduire, d’ici 2030, ses émissions de gaz à effet de serre de 30 % comparativement aux niveaux de 2005.
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- En juillet 2021, le Canada a présenté une cible de contribution déterminée au niveau national plus élevée en s’engageant à réduire les émissions d’au moins 40 à 45 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2030 (y compris l’affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie, ou ATCATF).[11] Bien que revue à la hausse (la qualité des contributions déterminées au niveau national a augmenté et la mise en œuvre est plus exhaustive), la cible reste inférieure à la réduction d’au moins 54 % (sans compter l’ATCATF) nécessaire pour être compatible avec l’Accord de Paris.[12]
- Dans un rapport de synthèse des contributions déterminées au niveau national publié en février 2021, les Nations Unies font remarquer que « le niveau d’ambition communiqué par l’intermédiaire de ces NDC indique que les changements dans les émissions totales de ces pays seraient faibles, moins de 1 %, en 2030 par rapport à 2010. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), en revanche, a indiqué que les fourchettes de réduction des émissions pour atteindre l’objectif de température de 1,5 °C devraient être d’environ -45 % en 2030 par rapport à 2010 ».[13]
- C’est une pratique courante et importante d’exiger que les politiques respectent leurs engagements, notamment à l’égard de la crise climatique.[14]
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Selon Environnement et Changement climatique Canada :
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en 2017, le Canada a émis 716 mégatonnes d’équivalent de dioxyde de carbone;
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le secteur pétrolier et gazier était la plus importante source des émissions nationales à 27 %;
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le secteur des transports était la deuxième source d’émissions en importance et représentait 24 % des émissions nationales;[15]
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les bâtiments, l’électricité, l’industrie lourde, l’agriculture et les déchets sont également de grands émetteurs et comptent pour 6 % à 12 % des émissions nationales;
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les initiatives de réduction des émissions doivent cibler chaque secteur à forte intensité carbonique;
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l’Alberta est à la tête des provinces canadiennes sur le plan des émissions de gaz à effet de serre, soit 38 % des émissions nationales.
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L’Alberta peut attribuer sa prospérité économique en grande partie à l’industrie énergétique, et particulièrement au secteur du pétrole et du gaz naturel :
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les secteurs de l’extraction minière et de l’extraction de pétrole et de gaz représentaient 6,1 % de l’emploi total en Alberta en 2017;[16]
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on s’attend à ce que l’emploi dans l’industrie énergétique augmente en moyenne de 1 % entre 2019 et 2023;[17]
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les membres du secteur pétrolier et gazier ont investi dans la technologie verte comme la cogénération et le captage du carbone en vue de réduire les émissions.[18]
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Les « emplois verts » sont de plus en plus prisés par les personnes qui travaillent dans des industries non durables, et constituent une solution pratique à la perte d’emplois pouvant être causée par l’abandon progressif des combustibles fossiles dans le but de prévenir les répercussions incontrôlées des changements climatiques :
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la crise climatique menacera les possibilités d’emplois pour étudiants;
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personne ne devrait avoir à choisir entre gagner sa vie et occuper un emploi qui entraîne la destruction de l’environnement.
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En août 2019, la ville d’Edmonton a déclaré une urgence climatique et s’est engagée à prendre des mesures concrètes pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre.[19]
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Tout au long de 2019, les manifestations tenues à Edmonton en faveur de l’action climatique ont connu une croissance exponentielle, et un événement organisé en octobre a attiré environ 10 000 manifestants.[20]
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En juillet 2019, 224 établissements d’enseignement postsecondaire, sans compter l’Université de l’Alberta, ont signé une lettre fondée sur les objectifs de développement durable ayant servi à déclarer une urgence climatique, et ont souligné le besoin de donner suite aux mesures suivantes :[21]
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mobiliser davantage de ressources pour la recherche et la création de compétences en changements climatiques axées sur l’action;
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s’engager à atteindre la neutralité carbone d’ici 2030, ou 2050 au plus tard;
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enrichir le contenu des programmes d’études, des programmes sur les campus et des programmes de sensibilisation communautaire portant sur l’environnement et la durabilité.
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Compte tenu de la crise climatique et afin d’investir dans un avenir plus vert, divers établissements d’enseignement postsecondaire au Canada ont décidé de se départir de leurs investissements dans l’industrie des combustibles fossiles au cours de la dernière année :[22]
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- parmi ces établissements, notons d’autres membres du U15 comme l’Université de la Colombie-Britannique. En 2019, « le conseil des gouverneurs de l’Université de la Colombie-Britannique a adopté à l’unanimité une résolution appuyant le désinvestissement total des combustibles fossiles dans le fonds de dotation Trek de l’établissement de manière conforme aux obligations fiduciaires du conseil. Le conseil a également adopté à l’unanimité une motion approuvant en principe le désinvestissement total du solde de 1,71 milliard de dollars du fonds de dotation principal » [traduction libre];
- Harvard s’est également départie récemment de ses investissements dans les combustibles fossiles.[23]
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L’Université de l’Alberta a investi dans les ressources non renouvelables :
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- L’Université possède des actions d’une valeur d’au moins 65 millions de dollars dans le secteur de la prospection, de l’extraction, du raffinage, du transport ou de la production d’énergie.[24]
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Les changements climatiques sont une manifestation du système colonial et la profanation de la terre, une forme de violence coloniale :
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les institutions coloniales, y compris l’Université de l’Alberta et l’Union des étudiants, ont mis sur pied une infrastructure, des systèmes sociaux et un système d’enseignement qui nuisent à l’environnement et ont des répercussions négatives sur les minorités et les communautés autochtones. Par conséquent, des étudiantes et étudiants de ces communautés peuvent se retrouver en première ligne de la lutte contre la crise climatique;
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le consentement libre, préalable et éclairé est un droit des peuples autochtones qui n’a pas toujours été accordé aux communautés, et pour lequel on lutte encore au Canada et dans le monde entier;[25]
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les communautés autochtones ne sont pas monolithiques et elles possèdent en leur sein des opinions différentes sur divers projets;
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de nombreuses nations visées par le Traité no 6 et d’autres traités numérotés affirment qu’elles n’ont pas cédé les droits d’exploitation du sous-sol en signant leur traité;
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le contrôle par les Autochtones de leurs territoires traditionnels se trouve au cœur de la résilience de la communauté et de la protection de l’environnement.
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L’Union des étudiants et un grand nombre de ses représentantes et représentants ont modifié depuis quelques années le contenu de la reconnaissance du territoire afin d’y ajouter que les terres ont été cédées de manière injuste et illégale :
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si la reconnaissance du territoire reconnaît également le vol des terres, il est également naturel pour les Autochtones de revendiquer la restitution de ces terres aux communautés auxquelles elles appartenaient;
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la restitution des terres constitue un élément important de la justice climatique.
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En 2021, le GIEC a publié un rapport intitulé « Changement climatique 2021 : la base des sciences physiques » qui décrit un avenir sombre pour la planète et nous exhorte tous et toutes à faire des changements radicaux pour prévenir les températures extrêmes :[26]
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le rapport a confirmé une fois de plus qu’« il n’y a aucun doute que l’influence humaine a réchauffé l’atmosphère, les océans et les terres, causant des changements généralisés et rapides dans l’atmosphère, les océans, la cryosphère et la biosphère » [traduction libre];
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le rapport confirme que certains aspects de la crise climatique sont irréversibles et auront des conséquences néfastes;
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le rapport décrit également des scénarios d’atténuation possible, notamment la stabilisation des gaz à effet de serre aux alentours de 450 ppm d’équivalent CO2 ou moins, mais « compte tenu du fait que nous avons atteint environ 430 ppm d’équivalent CO2, il s’agit d’un défi de taille qui nécessite des changements à grande échelle dans les systèmes énergétiques et l’utilisation des terres » [traduction libre];
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- le rapport déclare que « les coûts des mesures d’atténuation ne compensent qu’une partie relativement petite de la croissance économique mondiale prévue pour le 21e siècle » [traduction libre];
- « Poursuivre sur les voies correspondant aux accords de Cancún concorde davantage avec des scénarios susceptibles de maintenir le changement de la température sous 3 °C comparativement aux niveaux préindustriels » [traduction libre];
- « Si nous ne renforçons pas les efforts d’atténuation déployés d’ici 2030, il sera plus difficile et plus coûteux d’atteindre les cibles en matière de réchauffement, comme éviter un réchauffement de deux degrés par rapport aux niveaux préindustriels » [traduction libre].
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4. Résolutions
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L’Union des étudiants va revendiquer la déclaration d’une urgence climatique par l’Université.
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L’Union des étudiants va revendiquer l’élaboration d’un plan d’action climatique dirigé par des Autochtones.
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L’Union des étudiants va revendiquer et appuyer des projets d’action climatique dirigés par des Autochtones et des recherches menées par des membres de la population étudiante ou auxquelles ils participent. Ces projets sont financés par :
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l’Université de l’Alberta;
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tous les paliers de gouvernement.
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L’Union des étudiants va revendiquer et appuyer des recherches et des projets en matière d’action climatique réalisés par des membres de la population étudiante ou auxquels ils participent. Ces projets devraient être financés par :
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l’Université de l’Alberta;
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tous les paliers de gouvernement.
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L’Union des étudiants va revendiquer la restitution, par l’Université et l’Alberta et l’University of Alberta Properties Trust Inc., des fiducies foncières privées aux communautés autochtones qui vivaient traditionnellement sur ces territoires.
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- L’Union des étudiants va revendiquer le plein contrôle de ces terres par les Autochtones, et si les communautés souhaitent les cogérer, l’Union des étudiants les soutiendra.
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L’Union des étudiants soutiendra les efforts de la population étudiante de l’Université de l’Alberta visant à se dessaisir de tous les investissements dans des entreprises de combustibles fossiles.
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- L’Union des étudiants demandera au fonds de retraite de l’Université de l’Alberta de se dessaisir de tous ses investissements dans des entreprises de combustibles fossiles.
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L’Union des étudiants va revendiquer auprès du gouvernement provincial la reconnaissance de la nécessité immédiate et urgente d’agir pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C.
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L’Union des étudiants va revendiquer la prise de mesures par tous les paliers de gouvernement pour lutter contre la crise climatique jusqu’à ce qu’elle ne constitue plus une menace existentielle pour la population étudiante.
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L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta accorde la priorité à l’action climatique, notamment :
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l’intégration de l’action climatique à ses plans stratégiques et à d’autres initiatives à long terme;
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la création d’un plan pour que l’Université atteigne la neutralité carbone d’ici 2030;
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la consultation des étudiantes et étudiants qui sont touchés de façon disproportionnée par les changements climatiques, particulièrement les Autochtones.
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L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta réduise et interdise tous les plastiques à usage unique sur tous ses campus d’ici 2027 au plus tard.
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- L’Union des étudiants va revendiquer que cela soit fait de manière à tenir compte des questions d’accessibilité complexes.
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L’Union des étudiants va demander à la ville d’Edmonton de réduire et d’interdire tous les plastiques à usage unique sur tous ses campus d’ici 2027 au plus tard.
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- L’Union des étudiants va revendiquer que cela soit fait de manière à tenir compte des questions d’accessibilité complexes.
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L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta atteigne zéro déchet dans le cadre de ses activités, événements, programmes et services d’ici 2027 au plus tard.
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- L’Union des étudiants va revendiquer que cela soit fait de manière à tenir compte des questions d’accessibilité complexes.
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L’Union des étudiants se réservera le droit d’appuyer les efforts de groupes d’action climatique d’étudiants.
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- Les efforts appuyés doivent être en harmonie avec les définitions de justice climatique et d’action climatique figurant plus haut.
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5. Références
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Définition tirée de la consultation du comité de la durabilité.
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https://www.climategen.org/blog/what-does-climate-justice-mean-to-you/
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https://www.sdfinance.undp.org/content/sdfinance/en/home/sdg/goal-13--climate-action.html
-
https://www.nationalgeographic.org/encyclopedia/anthropocene/
-
https://www.cnn.com/2020/06/01/world/sixth-mass-extinction-accelerating-intl/index.html
-
IPCC AR6 WGI, page 13.
-
https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/indicateurs-environnementaux/emissions-gaz-effet-serre-echelle-mondiale.html
-
https://www.cbc.ca/news/technology/canada-warming-at-twice-the-global-rate-leaked-report-finds-1.5079765
-
En vertu des conventions relatives à la présentation de rapports de la CCNUCC, les pays disposent d’un certain nombre d’options pour déclarer les émissions provenant de l’affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (ATCATF). Les pays sont principalement tenus responsables de leurs émissions causées par l’activité humaine et non pas de celles causées par les feux de forêt ou les infestations d’insectes.
-
https://unfccc.int/process-and-meetings/the-paris-agreement/nationally-determined-contributionsndcs/nationally-determined-contributions-ndcs/ndc-synthesis-report.
-
Selon Climate Action Tracker, les politiques et les mesures du Canada sont « hautement insuffisantes » comparativement aux parcours nationaux modélisés.
-
https://work.alberta.ca/documents/industry-profile-mining-oil-and-gas-extraction.pdf
-
https://globalnews.ca/news/5954473/alberta-oil-and-gas-climate-change-technology/
-
https://globalnews.ca/news/5821850/edmonton-climate-emergency-greenhouse-gas-emissions/
-
https://vpfo.ubc.ca/2020/01/ubc-update-moving-toward-divestment/
-
https://www.washingtonpost.com/education/2021/09/10/harvard-divest-fossil-fuels/
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Calcul de l’Union des étudiants de l’Université de l’Alberta tiré des rapports annuels du comité des investissements de l’Université : https://www.ualberta.ca/university-services-finance/reports/investment-reports.html
Entretien différé
Translation of these documents was funded by the Government of Canada.
Traduction de ces documents financée par le gouvernement du Canada.
Date d’échéance : Le 30 avril 2024
1.Faits
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L’entretien différé se rapporte à un montant nécessaire, mais pas encore dépensé, pour des réparations, des rénovations ou la restauration d’un bien.
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Le financement de l’entretien préventif et usuel des bâtiments et des systèmes a diminué de beaucoup, si bien que maintenant, beaucoup de travaux d’entretien accusent du retard.
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L’importante accumulation des travaux d’entretien en retard est le reflet du manquement, de la part du gouvernement, à financer adéquatement les opérations de l’Université.
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L’entretien différé a pour effet de diminuer la qualité de l’expérience d’apprentissage au 1er cycle, nuit à l’image publique de l’Université et est susceptible de présenter des dangers pour la santé et la sécurité.
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Il ne faut pas que l’Université et le gouvernement s’attendent à ce que la population étudiante actuelle et future de 1er cycle finance l’affectation déficiente des fonds destinés aux ressources qui dure depuis longtemps.
2. Résolutions
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L’Union des étudiants de l’Université de l’Alberta revendique que le gouvernement provincial accorde du financement en capital ponctuel, pour des projets particuliers, à l’Université afin de remédier aux travaux d’entretien différés qui se sont accumulés au fil du temps.
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L’Union des étudiants de l’Université de l’Alberta revendique que le gouvernement de l’Alberta institue un modèle de financement de l’entretien différé à la fois prévisible et permanent afin de remédier aux travaux d’entretien différés qui se sont accumulés au fil du temps.
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L’Union des étudiants de l’Université de l’Alberta revendique que l’Université adopte des pratiques de construction qui minimisent les coûts d’entretien futurs, accordent la priorité à l’entretien préventif afin de cerner les problèmes graves susceptibles de surgir et d’y remédier pendant que les situations sont plus simples et coûtent moins cher, et qui favorisent la durabilité environnementale, sociale et économique de même que le bien-être et l’accessibilité des étudiants et étudiantes.
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L’Union des étudiants de l’Université de l’Alberta va revendiquer que l’Université accorde la priorité aux unités de l’Université qui sont moins susceptibles de recevoir des sommes commanditées ou qui sont sous-financées depuis longtemps sur le plan des coûts d’entretien, parce que leurs besoins sont, par conséquent, plus grands.
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L’Union des étudiants de l’Université de l’Alberta va revendiquer que la priorité soit accordée aux espaces destinés aux étudiants et étudiantes, aux espaces destinés à l’enseignement et à l’apprentissage de même qu’aux espaces qui rehaussent directement l’expérience de la population étudiante quand vient le temps d’affecter des fonds à l’entretien différé. Parmi ces espaces, notons, mais sans s’y restreindre :
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les installations de loisirs physiques;
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les salons étudiants;
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les bibliothèques;
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les résidences;
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les salles de classe et les salles de conférence;
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les laboratoires et les installations de recherche.
Apprentissage par l’expérience
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Traduction de ces documents financée par le gouvernement du Canada.
Date d’échéance : Le 30 avril 2027
1. Faits
1. L’apprentissage par l’expérience comprend les expériences scolaires et non scolaires, notamment ce qui suit :
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stages;
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stages coop;
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expérience de travail;
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recherche de 1er cycle;
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travail à l’étranger;
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apprentissage par le travail communautaire;
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groupes étudiants;
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enseignement de plein air;
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expérience sur le terrain;
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entrepreneuriat.
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L’apprentissage hybride, l’enseignement inversé et l’apprentissage entièrement en ligne sont des exemples d’apprentissage qui peuvent bien appuyer ou enrichir l’apprentissage par l’expérience sous toutes ses formes.1
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La participation à l’apprentissage par l’expérience peut améliorer la perception par l’étudiante ou l’étudiant de son expérience scolaire.2
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Grâce à l’apprentissage par l’expérience, la population étudiante peut participer activement à une expérience d’apprentissage et réfléchir à ce type d’apprentissage.
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La participation à l’apprentissage par l’expérience permet aux étudiantes et étudiants d’appliquer leurs connaissances théoriques à des entreprises pratiques dans de nombreux milieux, en classe et ailleurs.3
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L’apprentissage par l’expérience mobilise considérablement les étudiantes et étudiants et se traduit par ce qui suit :
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meilleure mémoire à long terme;
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meilleure compréhension du sujet;
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perfectionnement des compétences en résolution de problèmes et de la pensée critique;
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meilleures habiletés en communication;
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meilleure gestion de situations très complexes qui dépassent les limites disciplinaires et le domaine du sujet.4
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Une étude du Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur a confirmé que le taux de chômage est inférieur parmi les chercheurs d’emploi à temps plein nouvellement diplômés s’ils ont participé aux occasions d’apprentissage par l’expérience durant leurs études universitaires.5
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Il existe des obstacles importants à la participation à l’apprentissage par l’expérience, y compris, mais sans s’y restreindre :
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les obstacles des établissements comme le manque d’information, les restrictions liées au programme d’études, le statut de l’étudiante ou de l’étudiant et les notes insatisfaisantes;
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les obstacles ayant trait à la politique externe comme les ententes de transfert de crédits, la comptabilisation des crédits vers l’obtention d’un diplôme ou les exigences générales;
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les obstacles financiers comme le financement insuffisant pour l’élaboration de programmes, le soutien financier des étudiantes et étudiants, le logement abordable et le temps disponible pour effectuer un travail rémunéré;
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les obstacles à l’accessibilité concernant les besoins particuliers des étudiantes et étudiants handicapés, notamment la discrimination, les obstacles invisibles et les obstacles physiques ou environnementaux.6
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-
Le racisme systémique et institutionnel présente un obstacle de plus aux étudiantes et étudiants des communautés autochtones et autres communautés racialisées, et la discrimination peut limiter leurs occasions d’apprentissage intégrées au travail. Non seulement de telles possibilités sont-elles insuffisantes pour ces personnes, mais de nombreux membres de cette population font également face à de la discrimination lorsqu’ils profitent de ces possibilités.7
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L’Université de l’Alberta a augmenté le financement pour les bourses de recherche accordées aux étudiantes et étudiants de 1er cycle au cours des dernières années, mais cette hausse ne suffit pas à répondre aux besoins. Les allocations de recherche restent inférieures aux augmentations du salaire minimum et ne tiennent pas compte de manière adéquate des autres frais de subsistance. Ceci souligne la nécessité d’investir davantage dans la recherche pour les étudiantes et étudiants de 1er cycle afin que chacun bénéficie d’un accès adéquat à ces occasions, peu importe sa situation financière.8
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La population étudiante de 1er cycle ne dispose pas de suffisamment d’occasions de participer à des recherches, et le financement est largement insuffisant pour rémunérer les étudiantes et étudiants qui occupent des postes de recherche de sorte qu’ils puissent subvenir à leurs besoins. Ce manque de fonds renforce le manque d’accessibilité à de telles possibilités pour toute la population étudiante.9
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À l’heure actuelle, l’Université de l’Alberta n’a pas de politique ni de procédure pour protéger les étudiantes et les étudiants qui peuvent être victimes de harcèlement, de discrimination ou de violence sexuelle durant leur apprentissage par l’expérience.10
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La politique d’intervention en matière de stages de l’Université de l’Alberta stipule actuellement que les étudiantes et étudiants en stage doivent respecter les normes acceptées de professionnalisme, de compétence et de sécurité dans le cadre de leur travail avec les patients, les clients et leurs collègues, mais ne fait état d’aucune norme acceptable pour les superviseurs.11
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Les étudiantes et étudiants étrangers ont plus de difficulté à accéder à des occasions d’apprentissage par l’expérience en raison de certains obstacles et restrictions comme le financement, les préoccupations relatives à la compétence linguistique en anglais, la discrimination, le genre de visa et l’expérience non reconnue dans l’évaluation de leurs habiletés et de leur demande. 12,13,14, 15
2. Résolutions
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L’Union des étudiants va revendiquer davantage d’occasions d’apprentissage par l’expérience pour toute la population étudiante de 1er cycle.
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L’Union des étudiants va revendiquer l’établissement d’exigences au sein des programmes afin que tous les étudiants et étudiantes de 1er cycle intéressés puissent participer à des occasions d’apprentissage par l’expérience. Ces occasions devraient être offertes, peu importe les antécédents scolaires, le campus, la race, le genre, l’orientation sexuelle, la religion, la spiritualité, la capacité, l’âge, les résultats scolaires satisfaisants, le statut de l’étudiant, le statut de l’étudiant des Premières Nations, métis ou inuit ou le statut d’étudiant étranger.
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L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta, tous les paliers de gouvernement et d’autres organisations externes augmentent le financement initial et les bourses pour la population étudiante, tant canadienne qu’étrangère, qui profite d’occasions d’apprentissage par l’expérience.
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L’Union des étudiants va revendiquer que l’information sur l’apprentissage par l’expérience soit présentée avant une offre d’acceptation afin de mieux faire connaître les occasions aux étudiantes et étudiants. Cette information devrait comprendre des estimations de coûts et être fournie en français et en anglais, selon le programme.
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L’Union des étudiants va revendiquer une plus grande coordination entre les programmes qui offrent un apprentissage par l’expérience, ainsi que la création d’un référentiel regroupant toutes les occasions d’apprentissage par l’expérience qui soit accessible à la population étudiante.
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L’Union des étudiants va revendiquer une augmentation du financement global16 et des occasions pour la population étudiante de présenter des résultats de recherches lors de conférences au pays et à l’étranger.
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L’Union des étudiants va revendiquer que le bureau de l’ombuds (Office of the Ombuds) et le bureau de la divulgation sécuritaire et des droits de la personne (Office of Safe Disclosure and Human Rights) protègent les étudiantes et étudiants pendant leur apprentissage par l’expérience.
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L’Union des étudiants va revendiquer l’élaboration par l’Université d’une politique sur l’apprentissage par l’expérience qui protège les étudiantes et étudiants dans le cadre de cet apprentissage.
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L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université réduise les coûts associés à l’apprentissage par l’expérience et en indique clairement la ventilation pour la population étudiante.
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L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université veille à ce que l’endroit soit pris en compte dans les décisions relatives aux stages, notamment en :
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s’assurant que le lieu du stage est accessible par le transport en commun;
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s’assurant que le lieu du stage offre des soutiens culturels appropriés pour les étudiants des Premières Nations, métis et inuits.
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L’Union des étudiants va revendiquer que le gouvernement fédéral réduise les obstacles pour les étudiantes et étudiants étrangers qui souhaitent profiter d’occasions d’apprentissage par l’expérience, notamment en modifiant leur permis d’études afin de leur permettre de participer à l’apprentissage par l’expérience intégré à leur programme sans avoir à obtenir un permis de travail distinct.
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L’Union des étudiants va revendiquer une réduction des frais d’apprentissage par l’expérience pour les étudiantes et étudiants étrangers.
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L’Union des étudiants va revendiquer un plus grand soutien en santé mentale, particulièrement pour la population étudiante qui participe à l’apprentissage par l’expérience.
3. Références
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https://opentextbc.ca/teachinginadigitalage/chapter/4-4-models-for-teaching-by-doing/
-
https://www.su.ualberta.ca/media/uploads/1143/PerceivedCareerValueofaUAlbertaEducation.pdf
-
https://opentextbc.ca/teachinginadigitalage/chapter/4-4-models-for-teaching-by-doing/
-
Ibid.
-
http://www.heqco.ca/SiteCollectionDocuments/WIL_Grad%20Follow-up%20ENG.pdf
-
https://heqco.ca/wp-content/uploads/2020/03/HEQCO_WIL_Guide_ENG_ACC.pdf
-
https://www.ualberta.ca/current-students/undergraduate-research-initiative/funding/index.html
-
https://heqco.ca/pub/barriers-to-work-integrated-learning-opportunities/
-
https://journals.sagepub.com/doi/full/10.1177/1028315316687012
-
https://www.su.ualberta.ca/legislation/wiki/Political_Policy:Experiential_Learning#cite_note-3
Sécurité alimentaire
Translation of these documents was funded by the Government of Canada.
Traduction de ces documents financée par le gouvernement du Canada.
Date d’échéance : Le 30 avril 2027
1. Faits
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La sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active.
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Sécurité alimentaire : accès suffisant et adéquat à une nourriture qui satisfait aux besoins sur le plan de la qualité et de la quantité.1
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Insécurité alimentaire modérée : problèmes importants d’accès à la nourriture, y compris des préoccupations liées au revenu et une nourriture de moindre qualité ou quantité.2
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Insécurité alimentaire grave : problèmes extrêmes d’accès à la nourriture, y compris des préoccupations liées au revenu et une nourriture de moindre qualité ou quantité.3
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La sécurité alimentaire est un facteur critique du bien-être financier, mental et physique des étudiantes et étudiants et joue donc un rôle de premier plan dans leur réussite scolaire.4
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Selon le National Student Food Insecurity Report publié en 2021 par Meal Exchange, 41,7 % des membres de la population étudiante interrogés avaient fait face à un certain degré d’insécurité alimentaire durant l’année universitaire 2020-2021.5
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Les étudiantes et étudiants marginalisés, notamment celles et ceux de couleur, étrangers, autochtones, handicapés, LGBTQIA2S+ ou ayant des enfants ou une famille à charge, font face à un taux d’insécurité alimentaire plus élevé. 9,10
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Parmi les facteurs de risque d’insécurité alimentaire, notons le faible revenu, le fait de vivre loin de chez soi et l’appartenance à une minorité ethnique.11
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D’autres facteurs contributifs sont les suivants : le coût de la nourriture, le peu de temps dont on dispose pour préparer des repas, les droits de scolarité, les frais d’hébergement, les soutiens au revenu inadéquats, les frais de transport, les connaissances et habiletés culinaires limitées, l’accès physique à la nourriture, ainsi que les installations et l’équipement restreints pour cuisiner.12
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Les Canadiennes et Canadiens dépensent en moyenne 200 $ à 250 $ par semaine en produits d’épicerie.13
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Les stratégies employées par les utilisateurs des banques alimentaires pour faire face au coût de la nourriture comprennent les emprunts, la recherche d’un emploi à temps partiel ou l’augmentation des heures travaillées dans l’emploi qu’ils occupent déjà, l’achat de nourriture par carte de crédit et la mise en gage de leurs biens.14
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Une certaine stigmatisation est associée à l’insécurité alimentaire, qui est souvent considérée comme un rite de passage normal pour la population étudiante universitaire.
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L’accès, sur nos campus, à un choix de nourriture suffisant par les étudiantes et étudiants qui ont des besoins alimentaires particuliers, y compris, mais sans s’y restreindre, des aliments végétariens, végétaliens, kasher, hallal, culturellement appropriés et sans allergènes, est restreint.
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Le plan stratégique de l’Université prévoit divers fournisseurs d’aliments.15 Les stratégies sont les suivantes :
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- le programme Grocery Run a été mis sur pied pour permettre aux femmes migrantes d’avoir accès à un choix d’aliments sains et culturellement appropriés;16
- collaborer avec la Leftovers Foundation et Fresh Routes pour créer le premier marché alimentaire mobile qui fournit des aliments sains et abordables (à des prix inférieurs à ceux du marché) aux communautés à faible revenu, aux familles monoparentales, aux immigrants, aux réfugiés, à la population étudiante et aux aînés.17
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L’information nutritionnelle des aliments fournis par les services de restauration (Dining Services) est accessible en ligne.18
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L’accès à des installations de préparation des repas est actuellement limité sur les campus.
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Certaines résidences disposent de telles installations, mais elles sont généralement insuffisantes pour la préparation de repas.
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Les étudiantes et étudiants qui vivent dans les résidences du Lister Centre, du Peter Lougheed Hall et d’Augustana sont obligés d’acheter une formule de repas qui comprend un accès illimité aux cafétérias des résidents et un accès limité à certains lieux de restauration sur les campus.
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La formule de repas de l’Université de l’Alberta est controversée. Lorsqu’elle a été proposée en 2017, des centaines d’étudiantes et d’étudiants des résidences et d’ailleurs ont protesté, ce qui a entraîné une modification du coût de la formule et une transition à une formule à volonté. La formule actuelle est obligatoire pour les résidents du Lister Center et du Peter Lougheed Hall. Elle coûte 5 059 $ pour sept jours par semaine et 4 416 $ pour cinq jours par semaine sur une période de huit mois.19
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Le coût de la formule de repas peut être modifié en fonction de l’inflation, ce qui veut dire que de grands événements qui perturbent la chaîne d’alimentation comme la pandémie de COVID-19 peuvent entraîner une augmentation considérable des coûts.
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La population étudiante continue de se plaindre de la formule des repas. Les principales préoccupations portent sur la qualité, la propreté et le coût.
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Aramark est une entreprise de plusieurs milliards de dollars avec laquelle l’Université de l’Alberta a signé un contrat de services alimentaires sur les campus, et particulièrement dans les résidences.20
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- Aramark est le deuxième plus grand fournisseur de nourriture en Amérique du Nord. Elle fournit des services alimentaires non seulement à des universités et des installations sportives, mais également à des prisons. Étant donné qu’elle sert des centaines de prisons, elle se trouve au cœur du complexe industriel des prisons canadiennes. De plus, elle a été impliquée dans de nombreux scandales et poursuites, notamment pour avoir été associée à « l’introduction illégale de drogues dans des prisons, des contacts sexuels entre des employés et des détenus et la sollicitation de meurtre à forfait aussi récemment qu’en 2015 » [traduction libre].21 Un grand nombre de contrats avec Aramark a donc été résilié. Par exemple, les États de la Floride et du Michigan ont cessé d’utiliser ses services en raison de son implication dans les prisons. Plusieurs universités ont également résilié leur contrat, car des « campagnes dirigées par des étudiants universitaires à Washington D.C., en Floride, au Tennessee et à Terre-Neuve, au Canada ont ciblé Aramark pour des raisons concernant la qualité de la nourriture et son traitement des travailleurs, tout en critiquant également les liens que l’entreprise entretient avec l’industrie pénitentiaire » [traduction libre].
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De nombreux étudiants et étudiantes manquent de connaissances en matière d’alimentation saine et ne connaissent pas bien les options offertes aux campus.
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Les étudiantes et étudiants ont accès à des organisations comme la banque alimentaire du campus pour lutter contre l’insécurité alimentaire.
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Voici les programmes offerts par la banque alimentaire du campus :
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Campus Kitchens, un service gratuit qui organise des activités pour enseigner à la population étudiante de l’Université de l’Alberta diverses compétences culinaires en mettant l’accent sur les ingrédients peu coûteux. Les quinze premières personnes à s’inscrire reçoivent gratuitement les ingrédients de la séance;22
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The Grocery Bus, qui ramasse les étudiantes et étudiants au poste de taxis devant l’entrée HUB/LRT et les emmène au Superstore sur Gateway Boulevard, au T&T Supermarket ou à certaines épiceries spécialisées de la 34e Avenue (Spice Centre, Halal Meat Shops, etc.);23
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WECAN Food Basket, un organisme sans but lucratif d’Edmonton qui offre des produits d’épicerie frais et peu coûteux;24
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Food Hampers, qui réduit le prix de l’épicerie pour les étudiantes et étudiants de l’Université de l’Alberta en leur fournissant des boîtes d’aliments toutes les deux semaines.25
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La production, la distribution et la consommation d’aliments et de boissons peuvent avoir des effets sociaux et environnementaux négatifs.
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Il existe des lacunes dans les études permettant de déterminer dans quelle mesure les systèmes alimentaires de l’Université de l’Alberta sont durables, ce qui limite notre capacité d’amélioration.
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D’autres universités ont commencé à prioriser la mise en place de systèmes alimentaires durables. Par exemple, l’Université Concordia a beaucoup investi dans le choix d’aliments locaux, sains et de sources durables sur son campus.
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L’Union des étudiants exécute avec succès un programme de vaisselle réutilisable.26
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La pandémie de COVID-19 a entraîné l’arrêt temporaire de ce programme.27
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L’Union des étudiants ne possède pas de système de suivi des déchets et du carbone à l’heure actuelle.
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Ceci est important dans le contexte de la nourriture, car les déchets alimentaires et tout le carbone produit par le transport sont loin d’être négligeables.
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De nombreuses universités au Canada et aux États-Unis s’efforcent de faire en sorte que les fournisseurs de nourriture sur les campus offrent des aliments locaux de sources durables, ce qui réduit l’empreinte carbone des repas tout en appuyant les industries et les systèmes alimentaires de la région.
2. Résolutions
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L’Union des étudiants va s’employer à lancer une campagne de revendication ayant trait à l’insécurité alimentaire afin de contribuer à réduire la stigmatisation qui y est associée.
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L’Union des étudiants va travailler à accroître la sensibilisation aux soutiens qui existent pour les personnes faisant face à une insécurité alimentaire, y compris, mais sans s’y restreindre, le programme Grocery Run et une collaboration avec la Leftovers Foundation et Fresh Routes.
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L’Union des étudiants va faire en sorte que les membres de la population étudiante qui font face à un degré plus élevé d’insécurité alimentaire connaissent les moyens d’accéder à du soutien et aux ressources disponibles.
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L’Union des étudiants va revendiquer un plus grand choix sur le campus pour les étudiantes et étudiants qui ont des besoins alimentaires particuliers, y compris, mais sans s’y restreindre, des aliments végétariens, végétaliens, kasher, hallal, culturellement appropriés et sans allergènes.
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L’Union des étudiants va tenir compte de l’abordabilité et de facteurs culturels, religieux et médicaux dans le choix des lieux de restauration des espaces qui relèvent d’elle.
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L’Union des étudiants va collaborer, dans la mesure du possible, avec des organisations partenaires comme la banque alimentaire du campus en vue de réduire l’insécurité alimentaire.
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L’Union des étudiants va revendiquer la sensibilisation à l’alimentation saine et l’affichage de l’information nutritionnelle dans les lieux de restauration des campus.
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L’Union des étudiants va revendiquer l’aménagement sur les campus d’installations convenant à la préparation de repas, accessibles aux étudiantes et étudiants qui vivent en résidence.
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Les installations peuvent être des fontaines à boire, des postes de remplissage de bouteille d’eau, des cuisines communautaires et des fours à micro-ondes.
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L’Union des étudiants va revendiquer que les formules de repas des résidences soient abordables et offrent des aliments convenables du point de vue nutritionnel, culturel, religieux et médical à toute la population étudiante des résidences.
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L’Union des étudiants va revendiquer la résiliation du contrat de l’Université avec Aramark.
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L’Union des étudiants va collaborer, si possible, avec des organisations partenaires comme la banque alimentaire du campus en vue de réduire l’insécurité alimentaire.
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L’Union des étudiants va revendiquer que des aliments et des contenants de nourriture responsables sur le plan environnemental et social soient fournis sur les campus.
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L’Union des étudiants va revendiquer que des études soient menées au sujet de la durabilité des systèmes alimentaires de l’Université de l’Alberta.
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L’Union des étudiants va revendiquer la création d’un système de suivi des déchets et du carbone.
3. Références
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https://drive.google.com/file/d/1l9OeMAK3XR7Ki5p1kCxjTY6KdGREusXe/view?usp=sharing
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Ibid.
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Ibid.
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https://www.ualberta.ca/folio/2016/08/too-hungry-to-study.html
-
https://drive.google.com/file/d/1l9OeMAK3XR7Ki5p1kCxjTY6KdGREusXe/view?usp=sharing
-
Ibid.
-
Ibid.
-
https://drive.google.com/file/d/1QNn6uhf8gAfcqBp8stn46IGhKbqjC4JI/view
-
https://www.macleans.ca/education/the-fight-to-end-hunger-on-canadian-university-campuses/
-
https://canadianfoodstudies.uwaterloo.ca/index.php/cfs/article/download/204/181/1101
-
Ibid.
-
Ibid.
-
https://www.ualberta.ca/residence/current-residents/meal-plan.html
-
https://www.macrotrends.net/stocks/charts/ARMK/aramark/net-worth
-
https://investigate.afsc.org/company/aramark#:~:text=Aramark%20has%20come%20under%2 0scrutiny,food%20substitutions%2C%20and%20undercooked%20food.
-
https://su.ualberta.ca/services/sustainsu/projects/reusabledish/
-
Ibid.
Étudiantes et étudiants étrangers
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Traduction de ces documents financée par le gouvernement du Canada.
Date d’échéance : Le 30 avril 2027
1. Préambule
Le gouvernement de l’Alberta et l’Université de l’Alberta cherchent à attirer un plus grand nombre d’étudiantes et étudiants étrangers depuis un certain temps. Les apports culturels, économiques et universitaires de ces derniers rehaussent l’expérience sur nos campus et contribuent à l’économie albertaine de même qu’à la qualité de l’expérience étudiante à l’Université de l’Alberta. Et pourtant, en dépit de ces avantages, ces étudiants font encore face à des défis qui nuisent à leur apprentissage et à leur expérience sociale et universitaire. La présente politique a pour but de décrire les défis actuels auxquels est confrontée la population étudiante étrangère, ainsi que les mesures de revendication que l’Union des étudiants de l’Université de l’Alberta peut prendre pour que ces étudiants profitent d’une expérience accessible, abordable et accueillante dans le cadre de leurs études postsecondaires.
2. Définitions
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BCEI : Bureau canadien de l’éducation internationale[1]
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Droits différentiels : Droits que doivent verser les étudiantes et étudiants étrangers. Ces droits sont plus élevés que ceux payés par la population étudiante canadienne.[2]
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Internationalisation : Dans le domaine de l’enseignement supérieur, il s’agit du processus d’intégration d’un volet international, interculturel ou mondial aux objectifs, aux fonctions ou à la prestation de l’enseignement postsecondaire.[3]
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Prêts étudiants : Prêts ayant pour but d’aider les étudiantes et étudiants à payer leurs études postsecondaires et les frais connexes, comme les droits de scolarité, les livres et les fournitures.[4][5]
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Bourses d’études : Somme monétaire non remboursable attribuée en fonction des besoins, des succès scolaires, ou des deux.[6]
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Bourses renouvelables : La bourse est accordée pour chaque année d’études si les exigences sont satisfaites.[7]
3. Faits
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Les étudiantes et étudiants étrangers contribuent à la diversité et à la culture de notre université.
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L’Université de l’Alberta a accueilli des étudiantes et étudiants de 102 pays en 2020-2021, ce qui représente une baisse par rapport à 106 pays en 2019-2020.[8]
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En 2020-2021, les étudiantes et étudiants étrangers représentaient 14,5 % de l’effectif total de 1er cycle, soit 4 940 personnes. Ensemble, la Chine (61,3 % du nombre total d’étudiants), l’Inde (10,7 %) et le Nigéria (3,7 %) constituaient les principaux pays d’origine (75,7 %). [9]
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En 2020-2021, les droits de scolarité des étudiantes et étudiants étrangers de 1er cycle étaient 4,5 fois plus élevés que ceux des Canadiennes et Canadiens.[10]
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Le système de transfert des crédits joue un rôle de premier plan dans l’amélioration de la qualité des études des étudiantes et étudiants étrangers à l’Université de l’Alberta.
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« Les trois principales raisons de choisir le Canada comme destination d’études demeurent :[11]
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la qualité du système canadien d’éducation;
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la réputation du Canada comme société tolérante et non discriminatoire;
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la réputation du Canada comme pays où l’on se sent en sécurité. »
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En 2020, il y avait 530 540 étudiantes et étudiants étrangers à tous les niveaux d’études au Canada, soit une augmentation de 135 % par rapport à 2010, et de 17% comparativement à l’année précédente.[12]
-
Selon l’Impact économique du secteur de l’éducation internationale au Canada – 2020, les étudiantes et étudiants étrangers ont dépensé 22,3 milliards de dollars en frais de logement, en frais de scolarité et en achats discrétionnaires en 2018.[13]
-
Le sondage mené par le Bureau canadien de l’éducation internationale (BCEI) en 2018 indiquait que 60 % des étudiantes et étudiants étrangers avaient l’intention de présenter une demande de résidence permanente.[14]
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Un quart des étudiantes et étudiants étrangers arrivés au Canada dans les années 1990 et 2000 sont devenus résidents permanents dans les 10 ans suivant l’obtention de leur premier permis d’études.[15]
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Le taux de transition entre le statut de résident temporaire et celui de résident permanent au cours des 10 dernières années n’a pas suivi le taux d’inscription d’étudiantes et d’étudiants étrangers dans les établissements d’enseignement postsecondaire au Canada.[16]
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Les étudiantes et étudiants internationaux doivent satisfaire aux exigences linguistiques en anglais pour être admis à l’Université de l’Alberta.[17]
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Les conséquences d’accusations en vertu du code du comportement des étudiants (Code of Student Behavior) et du code du comportement des demandeurs (Code of Applicant Behavior) peuvent être plus graves pour les étudiantes et étudiants étrangers, qui dépendent d’un visa d’étudiant pour rester au Canada.
-
Depuis 2021, la population étudiante étrangère est touchée de manière disproportionnée par l’insécurité alimentaire et recourt de façon disproportionnée aux services de banque alimentaire sur le campus.[18]
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Les étudiantes et étudiants internationaux n’ont pas droit aux prêts étudiants du gouvernement de l’Alberta.[19]
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En 2020-2021, 1 596 étudiantes et étudiants étrangers ont reçu une aide financière.[20]
-
Le nombre d’étudiantes et étudiants étrangers qui dépendent d’une aide fondée sur les besoins a augmenté au cours des trois dernières années.[21]
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Il existe encore une disparité dans le montant de l’aide fondée sur les besoins par rapport à celui de l’aide fondée sur le mérite que peuvent recevoir les étudiantes et étudiants étrangers.[22]
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La moyenne des frais de scolarité des étudiants étrangers de 1er cycle s’établissait à 33 623 $, soit une augmentation de 4,9 % par rapport à l’année dernière, et cinq fois plus que la moyenne des droits de scolarité de la population étudiante canadienne de 1er cycle.[23]
-
La hausse des droits de scolarité de toute la population étudiante, tant canadienne qu’étrangère, au cours des dernières décennies a donné lieu à des préoccupations selon lesquelles les étudiantes et étudiants étrangers servent à compenser l’insuffisance des subventions postsecondaires provinciales.[24][25]
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Le règlement albertain sur les droits de scolarité et les frais (Tuition and Fees regulation) permet au conseil des gouverneurs des établissements d’enseignement de déterminer les droits de scolarité des étudiantes et étudiants étrangers, mais le conseil doit garantir que ces droits ne changeront pas tant que ces étudiants resteront dans leur programme.[26]
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Exception faite des bourses de début d’études, les étudiantes et étudiants étrangers ne reçoivent aucune bourse renouvelable.
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Les personnes employées et les travailleurs autonomes touchés par la COVID-19, s’ils étaient admissibles, ont reçu 2 000 $ (pour une période de quatre semaines, ce qui équivaut à 500 $ par semaine) à titre de soutien financier dans le cadre de la Prestation canadienne d’urgence (PCU).[27]
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La plupart des étudiantes et étudiants étrangers de première ou de deuxième année n’étaient pas admissibles à cette prestation, car ils ne répondaient pas au critère du revenu, qui devait être d’au moins 5000 $ en 2019 ou au cours des 12 mois précédant la date de leur demande.[28]
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Ils n’étaient pas non plus admissibles à présenter une demande de Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants (PCUE), à moins de faire une déclaration de personne protégée.[29]
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Les étudiantes et étudiants étrangers qui font des études postsecondaires à temps plein sont autorisés à travailler jusqu’à 20 heures par semaine et à temps plein pendant les congés scolaires prévus, pourvu qu’ils respectent certaines exigences.[30]
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- Toute infraction peut entraîner de graves conséquences, même la perte du statut d’étudiant.
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Les étudiantes et étudiants étrangers parlent souvent de choc culturel, d’obstacles linguistiques, de difficulté à se faire des amis, de discrimination et de transition inadéquate dans leur nouveau milieu.[31]
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Ils se disent également frustrés face aux processus d’obtention de visa ou de permis de travail et d’immigration avec leur conjoint ou conjointe ou des membres de leur famille.[32]
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Les étudiantes et étudiants étrangers doivent fournir une preuve de ressources financières pour obtenir leur permis d’études.[33] Ces ressources peuvent toutefois changer en raison de circonstances imprévues comme une perte d’emploi ou un décès dans la famille durant leurs études.
4. Résolutions
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L’Union des étudiants va revendiquer des études postsecondaires accessibles, équitables, abordables et prévisibles pour les étudiantes et étudiants étrangers à l’Université de l’Alberta.
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L’Union des étudiants va revendiquer l’accessibilité à des conseillères ou conseillers de faculté, du personnel administratif et des fournisseurs de services de santé mentale sensibilisés aux réalités culturelles, entre autres.
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L’Union des étudiants travaillera avec Alberta University International pour veiller à ce que les membres de la population étudiante étrangère ayant l’intention de présenter une demande de résidence permanente aient accès à des renseignements et à d’autres ressources pour les aider durant le processus.
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L’Union des étudiants va revendiquer la prestation d’une formation en communications interculturelles à l’intention du personnel universitaire et autre de l’Université de l’Alberta.
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L’Union des étudiants va revendiquer des pratiques équitables en matière d’accusations portées contre les étudiantes et étudiants canadiens et étrangers en vertu du code du comportement des étudiants (Code of Student Behavior) et du code du comportement des demandeurs (Code of Applicant Behavior).
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L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta établisse des processus de transfert de crédits clairs et transparents au niveau de l’établissement, ainsi qu’au niveau provincial, national et international.
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L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta fournisse des informations et des ressources adéquates afin de renseigner les étudiantes et étudiants étrangers au sujet de leurs droits de scolarité et de tout changement apporté par la suite à ces droits ou à d’autres frais.
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L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta assure un juste équilibre dans la répartition de l’aide financière internationale fondée sur le mérite ou sur les besoins, et accroisse les bourses d’études renouvelables accessibles à la population étudiante internationale. L’aide ne devrait pas être limitée aux bourses d’études, et l’aide basée sur les besoins doit augmenter pour mieux soutenir les étudiantes et étudiants actuels.
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L’Union des étudiants n’appuiera aucune exigence linguistique en anglais supplémentaire sans que les parties prenantes aient été consultées, notamment l’association des étudiants étrangers.
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L’Union des étudiants va revendiquer que le gouvernement fédéral augmente le plafond de l’aide étudiante accessible aux étudiantes et étudiants étrangers.
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L’Union des étudiants va revendiquer que le gouvernement provincial commence à fournir de l’aide financière à la population étudiante internationale sous la forme de prêts étudiants et de bourses d’études.
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L’Union des étudiants va revendiquer que le gouvernement provincial mette sur pied des volets de résidence permanente réservés aux étudiantes et étudiants étrangers au sein du programme albertain des candidats immigrants (Immigration Nomination Program).
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L’Union des étudiants va revendiquer que le gouvernement fédéral augmente le financement d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) affecté à l’étude et au traitement des permis d’études.
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L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta fournisse des services de soutien tenant compte des traumatismes afin de répondre aux besoins des personnes touchées par les enjeux internationaux complexes et les changements climatiques.
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L’Union des étudiants travaillera avec l’Université de l’Alberta pour améliorer la communication et la transparence en matière d’utilisation des droits de scolarité des étudiantes et étudiants étrangers.
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L’Union des étudiants travaillera avec Alberta University International et l’association des étudiants étrangers afin d’assurer la prestation de ressources de transition adéquates, notamment des renseignements sur la culture et les langues au Canada, aux nouveaux arrivants de la population étudiante étrangère.
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L’Union des étudiants travaillera avec Alberta University International pour veiller à ce que les étudiantes et étudiants internationaux continuent de recevoir les renseignements et le soutien nécessaires pour s’y retrouver dans les questions d’immigration.
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L’Union des étudiants va revendiquer que le gouvernement fédéral :
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augmente l’aide financière aux étudiantes et étudiants étrangers;
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élimine la nécessité pour ces étudiants de faire une demande de permis de travail pour les stages coop ou professionnels;
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élargisse les critères du programme Emplois d’été Canada afin que les étudiantes et étudiants internationaux y soient admissibles.
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L’Union des étudiants fera la promotion de fêtes et d’événements célébrés dans différents pays et cultures à l’aide de divers médias de communication.
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L’Union des étudiants effectuera des sondages et publiera des données concernant la communauté étudiante internationale afin de mieux comprendre ses besoins.
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L’Union des étudiants travaillera avec l’association des étudiants étrangers et d’autres groupes étudiants régionaux de l’Université pour :
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accroître l’accessibilité aux programmes et services de l’Union des étudiants par la population étudiante étrangère, notamment :
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la langue; et
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l’espace;
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soutenir davantage les étudiantes et étudiants étrangers pendant leurs études relativement aux questions concernant leur réussite scolaire.
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L’Union des étudiants consultera l’association des étudiants étrangers au sujet de toute question axée sur la population étudiante étrangère dont il n’est pas fait mention dans la présente politique.
-
L’Union des étudiants habilitera l’association des étudiants étrangers à défendre les intérêts des étudiantes et étudiants étrangers.
5. Références
-
https://www.collegedata.com/resources/scholarship-central/renewable-scholarships-arebest?fbclid=IwAR0S5YNo61fcsJrz_aULIyTTB7WtnVMuFZTx9_WHg9X90QYK-3aMyTfto_A#:~:text=%22Renewable%22%20means%20you%20will%20be,t%20assume%20that%20it%20is
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Ibid.
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https://www.registrar.ualberta.ca/emreport/em-annual-report-2020-21.pdf
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Ibid.
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https://www150.statcan.gc.ca/t1/tbl1/fr/tv.action?pid=3710004501
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https://cbie.ca/fr/media/faits-et-chiffres
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Ibid.
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https://cbie.ca/wp-content/uploads/2016/07/Immigration-RiB.pdf
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https://cbie.ca/wp-content/uploads/2018/06/Intl-students-post-graduation-RiB-8-EN-1.pdf
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https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/36-28-0001/2021006/article/00002-fra.htm
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https://www.affairesuniversitaires.ca/?_ga=2.216205136.754119115.1669956033-564038185.1669956033
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Ibid.
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http://uwimprint.ca/article/the-real-reasons-why-international-students-pay-higher-tuition-fees/
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https://open.alberta.ca/dataset/fe029496-8f5d-4b28-b15a-b27ba8e259f7/resource/6b95d56a-87ac-4d8d-ad88-2e5e1df72251/download/ae-alberta-tuition-framework-version-2-2020-02.pdf
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https://www.canada.ca/fr/services/prestations/ae/pcusc-application.html
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Ibid.
Frais non scolaires obligatoires
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Traduction de ces documents financée par le gouvernement du Canada.
Date d’échéance : Le 30 avril 2025
1. Faits
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L’Université de l’Alberta est un établissement postsecondaire public qui touche des revenus sous la forme de bourses du gouvernement, de droits de scolarité, de frais, de services auxiliaires, de dons et de commandites.
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L’Université de l’Alberta est résolue à gérer ses ressources financières de manière responsable, notamment les frais non scolaires obligatoires suivants :
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santé et bien-être des étudiantes et étudiants;
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soutien universitaire des étudiantes et étudiants;
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droits du centre d’activité physique et de bien-être (PAW);
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laissez-passer universel de transport en commun;
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athlétisme et loisirs.
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L’Union des étudiants est déterminée à gérer ses ressources financières de manière responsable, notamment les frais non scolaires obligatoires suivants :
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frais d’adhésion;
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frais spéciaux de l’Union des étudiants;
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régime de soins médicaux de l’Union des étudiants;
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régime de soins dentaires de l’Union des étudiants.
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Le coût élevé et imprévisible des études constitue un obstacle à l’obtention d’un diplôme universitaire de 1er cycle.
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En 2018, l’article 61 de la loi sur l’apprentissage postsecondaire (PostSecondary Learning Act) a été modifié pour y ajouter la réglementation des frais non scolaires obligatoires des établissements postsecondaires publics.
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Tous les frais non scolaires obligatoires futurs de l’Université de l’Alberta doivent être sans but lucratif, c’est-à-dire que le coût des frais doit être égal ou inférieur au coût de la fourniture du bien ou de la prestation du service.
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Tous les frais non scolaires obligatoires futurs de l’Université de l’Alberta doivent être approuvés par le Conseil des étudiants pour être admissibles.
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Le coût général d’études postsecondaires de 1er cycle à l’Université de l’Alberta comprend ce qui suit :
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les frais d’études, qui incluent les livres et les droits de scolarité;
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les frais non scolaires obligatoires, qui incluent, mais sans s’y restreindre, les cotisations à l’Union des étudiants, les frais de loisirs, les frais de transport en commun et les droits d’adhésion des associations de facultés;
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les frais de résidence, qui peuvent comprendre des cotisations au Conseil des associations de résidences.
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À l’heure actuelle, les frais non scolaires obligatoires annuels représentent environ 10 % du coût général d’études postsecondaires de 1er cycle à l’Université de l’Alberta.[1]
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La population étudiante est en faveur de frais raisonnables accompagnés de propositions de valeur de qualité, ainsi que de biens et de services efficaces.
2. Résolutions
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L’Union des étudiants va revendiquer que le coût des études postsecondaires soit prévisible pour que la population étudiante sache raisonnablement à quoi s’attendre chaque année.
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L’Union des étudiants va revendiquer fortement que le coût des études postsecondaires soit abordable pour tous les étudiants et étudiantes actuels et entrants.
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L’Union des étudiants va également revendiquer que le coût des études postsecondaires soit abordable, particulièrement pour les étudiantes et étudiants qui sont confrontés à des obstacles financiers ou culturels.
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L’Union des étudiants va revendiquer que le gouvernement de l’Alberta assure la réglementation continue de tous les frais non scolaires obligatoires.
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L’Union des étudiants va revendiquer que le gouvernement de l’Alberta maintienne les politiques adoptées et modifiées dans la loi sur l’apprentissage postsecondaire (PostSecondary Learning Act) en 2018, lesquelles défendent le mécanisme d’approbation par les étudiantes et étudiants et autorisent ces derniers à exercer leur droit de veto en ce qui concerne les augmentations des frais non scolaires obligatoires actuels et de tous les nouveaux frais non scolaires obligatoires.
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L’Union des étudiants va revendiquer que le gouvernement de l’Alberta établisse un cadre qui définit clairement les frais non scolaires, qui se trouvent par conséquent hors du cadre de réglementation des droits de scolarité des établissements postsecondaires publics.
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L’Union des étudiants va revendiquer le caractère essentiel des biens et services financés et fournis par les frais non scolaires, qui ont une incidence importante sur la population étudiante et la qualité de vie sur le campus.
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L’Union des étudiants va revendiquer la transparence, la reddition de comptes et la communication en ce qui a trait aux dépenses et aux services associés à tous les frais non scolaires obligatoires.
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L’Union des étudiants va revendiquer la publication d’un rapport annuel des frais non scolaires obligatoires sur le site Web de l’Université de l’Alberta.
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L’Union des étudiants va examiner soigneusement tous les nouveaux frais non scolaires obligatoires, quels qu’ils soient, ainsi que les changements aux frais actuels, tels que proposés par l’Université de l’Alberta.
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Le Conseil des étudiants peut voter en faveur de la mise en œuvre de nouveaux frais non scolaires obligatoires ou de la modification de frais non scolaires obligatoires existants par une partie si les conditions suivantes sont réunies :
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la partie requérante mène des consultations adéquates auprès de la population étudiante;
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la partie requérante exprime son appui en rédigeant une déclaration d’intention expliquant le bien-fondé de la mise en œuvre ou de la modification de frais non scolaires obligatoires;
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le Conseil des étudiants juge que la mise en œuvre ou la modification des frais non scolaires obligatoires proposés par la partie requérante est avantageuse pour le bien de la population étudiante de 1er cycle de l’Université de l’Alberta.
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L’Union des étudiants va revendiquer que la population étudiante continue d’être représentée auprès de tout organisme qui dirige les affaires générales et le mandat relatif aux services financés par les frais non scolaires obligatoires.
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L’Union des étudiants va revendiquer l’élaboration d’un processus permettant aux étudiantes et étudiants de véritablement contribuer à définir les services payés par les frais non scolaires obligatoires.
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L’Union des étudiants va revendiquer que les frais non scolaires obligatoires servent à offrir des services qui profitent au corps étudiant et reflète sa diversité.
1. ↑ Ce pourcentage a été calculé en divisant le coût total actuel des frais non scolaires obligatoires par le coût estimatif de tout diplôme de 1er cycle à l’aide du calculateur de 1er cycle l’Université de l’Alberta. Le coût actuel des frais non scolaires obligatoires est accessible ici : https://www.ualberta.ca/registrar/costs-tuition-fees/noninstructional-fees. Le calculateur de 1er cycle de l’Université de l’Alberta est accessible ici : https://costcalculator.registrar.ualberta.ca/costcalculator/.
Santé mentale
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Date d’échéance : Le 30 avril 2024
1. Préambule
L’une des principales préoccupations de l’Union des étudiants de l’Université de l’Alberta (UASU) est de revendiquer de plus grands soutiens en santé mentale pour les étudiantes et étudiants de 1er cycle. La présente politique a été rédigée dans l’intention d’orienter le travail de plaidoyer de l’UASU visant à mettre en place des soutiens en santé mentale pour toute la population étudiante de 1er cycle.
2. Définitions
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Santé mentale : « La santé mentale comprend notre bien-être émotionnel, psychologique et social. Elle a un effet sur nos pensées, nos sentiments et nos actions, et elle aide à déterminer notre manière de gérer le stress, d’interagir avec les autres et de faire des choix. La santé mentale est importante à toutes les étapes de la vie, de l’enfance à l’âge adulte, en passant par l’adolescence. » [traduction libre][1]
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Recommandations du Comité de la réconciliation et des relations autochtones (ARRC) : Les recommandations décrivent des moyens clairs que l’UASU peut employer pour soutenir les étudiantes et étudiants des Premières Nations, métis et inuits, et faire en sorte que les soutiens en santé mentale leur soient plus accessibles.[2]
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Enseignement supérieur de l’Alberta (AAE) : Le ministère albertain de l’Enseignement supérieur, ou AAE est responsable du financement public des établissements postsecondaires dans la province de l’Alberta, ainsi que du financement des prêts et des bourses pour les étudiantes et étudiants de ces établissements.[3]
-
Réduction des méfaits : « La réduction des méfaits désigne les politiques, les programmes et les pratiques qui visent à réduire les conséquences négatives sur le plan sanitaire, social et juridique liées à la consommation de drogues et aux politiques et lois sur les drogues. » [traduction libre][4]
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Traumatisme intergénérationnel :
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Traumatisme transmis d’une génération à l’autre suivant des événements traumatisants;[5]
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peut entraîner une détresse psychologique, de la colère, de l’anxiété, un trouble de stress post-traumatique, la dépression et bien plus encore;[6]
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voici certains exemples de communautés ayant subi un traumatisme intergénérationnel :
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Toxicomanie et accoutumance :
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- L’accoutumance est définie comme « le fait ou l’état d’être asservi à une substance, une chose ou une activité particulière » [traduction libre];[10]
- la toxicomanie comprend, sans s’y restreindre, la consommation et l’abus d’alcool, de cannabis, de tabac et de drogues à usage récréatif.
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3. Faits
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La santé mentale joue un rôle essentiel dans l’expérience étudiante et la réussite scolaire.
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De nombreux facteurs contribuent à la santé mentale de l’étudiante ou de l’étudiant, notamment :
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la discrimination fondée sur le genre, l’orientation sexuelle, la race, l’origine ethnique, le fait d’être autochtone, la classe sociale ou le handicap;
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la relation avec l’accoutumance et la toxicomanie;
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le fait d’avoir été victime d’agression ou de harcèlement sexuel;
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les traumatismes (y compris le traumatisme physique, émotionnel ou mental);
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l’équilibre travail-études-vie.
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Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) :[11]
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- « La santé mentale et de nombreux troubles mentaux courants sont façonnés dans une grande mesure par les milieux sociaux, économiques et physiques dans lesquels les gens vivent. » [traduction libre]
- Les inégalités sociales sont liées à un risque accru de nombreux troubles mentaux courants.
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La Commission de la santé mentale du Canada a établi la Norme nationale du Canada sur la santé mentale et le bien-être des étudiants du postsecondaire, qui décrit les rôles et les responsabilités des établissements en rapport avec leur population étudiante.[12]
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- Cette norme demande que les étudiantes et étudiants bénéficient d’un soutien en santé mentale et au bien-être adapté aux cultures.
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Il existe de nombreux soutiens accessibles à la population étudiante sur les campus. Grand nombre de ces services donnent accès à des professionnels de la santé comme des psychologues et des thérapeutes, à des soutiens en santé mentale qui tiennent compte des différences culturelles, ainsi qu’à d’autres ressources (par exemple, la banque alimentaire du campus) qui peuvent contribuer à améliorer le bien-être des étudiantes et étudiants. Ces services comprennent les suivants, mais sans s’y restreindre :
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services de counseling et cliniques;
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First People’s House;
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centre de soutien des pairs (Peer Support Centre);
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Empower Me;
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équipe de l’accès (Access Team).
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Le sondage mené par National College Health Assessment a constaté qu’entre 2013 et 2019 :[13]
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les sentiments de très forte colère, d’anxiété écrasante, de grande tristesse et de grande solitude, ainsi que le sentiment d’être dépassé par ce qu’il y avait à faire et l’impression que la situation était désespérée, ont fortement augmenté;
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le traitement des crises de panique, de la dépression et de l’anxiété a doublé;
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le nombre d’étudiantes et d’étudiants qui ont tenté de se suicider, qui ont sérieusement envisagé le suicide ou qui se sont infligé des lésions intentionnellement a presque doublé.
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Le dernier sondage de National College Health Assessment a été mené en 2019. Voici les résultats obtenus pour l’Université de l’Alberta :
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69,6 % des répondantes et répondants se sont sentis très seuls à un moment donné au cours des 12 derniers mois;
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76,7 % des répondantes et répondants se sont sentis très tristes au cours des 12 derniers mois;
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66,4 % ont ressenti une très forte anxiété à un moment donné au cours des 12 derniers mois;
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47,2 % se sont sentis tellement déprimés qu’il leur était difficile de fonctionner à un moment donné au cours des 12 derniers mois;
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62,9 % des répondantes et répondants avaient l’impression que la situation était désespérée à un moment donné au cours des 12 derniers mois.
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La stratégie en matière de santé mentale du Canada comprend les priorités suivantes en ce qui concerne le bien-être mental des membres des Premières Nations :[14]
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combler les lacunes critiques dans l’ensemble coordonné de services, de traitements et de soutiens de santé mentale pour les Premières Nations, qui englobe des approches traditionnelles, culturelles et classiques;
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diffuser et mettre en commun les connaissances au sujet des approches traditionnelles, culturelles et classiques prometteuses en matière de mieux-être mental, comme les équipes de bien-être mental et la reconnaissance du rôle des Aînés;
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appuyer et reconnaître l’idée que la meilleure ressource de la communauté est la communauté elle-même, en admettant l’existence de plusieurs formes de savoir et en renforçant la capacité des communautés à améliorer leur mieux-être mental;
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enrichir les connaissances, perfectionner les compétences et améliorer le recrutement et le maintien en poste de la main-d’œuvre pouvant fournir des services de mieux-être mental et des services connexes, efficaces et respectueux des cultures ainsi que de l’aide aux Premières Nations;
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renforcer les liens de collaboration entre le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux et territoriaux et les gouvernements des Premières Nations afin d’améliorer les politiques, les programmes et les services de mieux-être mental.
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La stratégie en matière de santé mentale du Canada comprend les priorités suivantes en ce qui concerne le bien-être mental des Métis :[15]
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consulter et mobiliser les Métis afin d’élaborer une stratégie en matière de santé mentale et de toxicomanie propre aux Métis;
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enrichir le savoir des Métis par l’intermédiaire de la recherche afin de comprendre à fond les effets intergénérationnels de la colonisation et les besoins actuels en santé mentale des Métis;
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créer, accroître et maintenir des ressources humaines en santé mentale pour les Métis;
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améliorer l’accès à un ensemble coordonné de services, de traitements et de soutiens de santé mentale respectueux de la culture et culturellement compétents pour les Métis;
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renforcer les liens de collaboration entre tous les paliers de gouvernement pour faire progresser et améliorer la santé mentale et le mieux-être mental des Métis.
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La stratégie en matière de santé mentale du Canada comprend les priorités suivantes en ce qui concerne le bien-être mental des Inuits:[16]
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combler les lacunes critiques dans l’ensemble coordonné de services, de traitements et de soutiens de santé mentale pour les Inuits, qui englobe des approches traditionnelles, culturelles et classiques;
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appuyer les Inuits pour qu’ils répondent à leurs besoins en matière de santé mentale en tirant parti des connaissances et des forces de leur communauté;
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fournir un financement et un soutien adéquats et durables afin de perfectionner la main-d’œuvre en santé mentale et de renforcer le recrutement et le maintien en poste des travailleuses et travailleurs en santé mentale;
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accroître l’accessibilité des données, des recherches, de l’information, des connaissances et de la formation ayant trait aux Inuits;
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transformer les services de mieux-être mental par l’intermédiaire de solides partenariats avec des organismes gouvernementaux, des organisations non gouvernementales, des fondations et le secteur privé.
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Selon le rapport du sondage général annuel 2020 de l’Union des étudiants de l’Université de l’Alberta (UASU) :[17]
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« 13 % des répondantes et répondants atteints de troubles neurologiques, cognitifs ou psychiatriques ont été victimes d’actes de discrimination ou de traitement injuste liés à la santé mentale de la part des services de protection de l’Université de l’Alberta (UAPS) ou de la police, sur les campus ou à proximité, et 12 % des répondantes et répondants ont été témoins de telles situations » [traduction libre];
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selon les données qualitatives, de nombreux étudiants et étudiantes n’avaient pas l’impression que les UAPS étaient la meilleure entité pour répondre à leurs besoins en période de crise de santé mentale;
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selon les données qualitatives, la COVID a été une source grave de stress et a eu en général des conséquences néfastes sur la santé mentale de la population étudiante;
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selon les données qualitatives, les vérifications du bien-être dans les résidences pourraient être améliorées afin de satisfaire aux besoins des étudiantes et étudiants, et la formation pourrait être modifiée pour répondre aux besoins du personnel qui coordonne la vie en résidence.
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La toxicomanie et l’accoutumance peuvent avoir des effets sur la santé mentale et la réussite scolaire. Selon le sondage National College Health Assessment (NCHA) 2019, la toxicomanie et l’accoutumance constituent des enjeux qui ont des incidences sur la population étudiante à l’Université de l’Alberta :[18]
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-
la consommation et l’abus d’alcool sont de loin le problème le plus courant sur les campus; « 0,8 % des étudiants et 0,1 % des étudiantes (0,5 % de l’échantillon total, soit environ 160 membres de la population étudiante) ont dit avoir consommé de l’alcool chaque jour pendant les 30 derniers jours » [traduction libre];
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« 2,8 % des répondantes et répondants (soit environ 900 personnes) ont affirmé que la consommation d’alcool avait nui à leurs résultats scolaires au cours des 12 derniers mois » [traduction libre];
-
la consommation et l’abus d’alcool ont également été liés à des risques et à des comportements dangereux et nuisibles tels que conduire en état d’ébriété;
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« 1,1 % des répondantes et répondants (soit environ 350 personnes) ont signalé que la consommation de drogues avait nui à leurs résultats scolaires au cours des 12 derniers mois » [traduction libre];
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la consommation de drogues et l’accoutumance peuvent avoir de graves effets sur la santé mentale et les résultats scolaires.
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13. L’itinérance continue de toucher les étudiantes et étudiants de l’Université de l’Alberta.
- Selon le sondage 2019 de l’UASU sur l’itinérance et l’insécurité alimentaire de la population étudiante de l’Université de l’Alberta :[19]
-
« 55 membres de la population étudiante ont fait part de deux expériences ou plus d’itinérance depuis leur inscription à l’Université de l’Alberta » [traduction libre];
-
cette situation touche souvent les communautés marginalisées;
-
« Les étudiantes et étudiants n’ont pas tendance à associer leur expérience à l’itinérance; par exemple, bien que 25 d’entre eux aient couché dans une voiture, un bâtiment abandonné ou d’autres endroits qui ne sont pas des logements, seuls 13 ont dit être itinérants. » [traduction libre];
-
-
être itinérant ou vivre dans un endroit dangereux ou peu sûr peut avoir des incidences sur la santé mentale;
-
de nombreuses personnes en situation d’itinérance, d’accoutumance ou de crise de santé mentale cherchent refuge sur nos campus et sont souvent considérées comme une menace et expulsées.
-
La capacité d’une personne à se procurer de la nourriture, ainsi que la relation qu’elle entretient avec celle-ci, peuvent avoir des effets considérables sur sa santé mentale :
-
-
selon le sondage 2019 de l’UASU sur l’itinérance et l’insécurité alimentaire de la population étudiante de l’Université de l’Alberta, 310 membres de cette population ont indiqué avoir connu de graves problèmes d’insécurité alimentaire tout au long de leurs études;[20]
-
les troubles de l’alimentation touchent plus d’un million de personnes au Canada, dont un grand nombre n’ont pas été diagnostiquées; [21]
-
les troubles de l’alimentation sont très sexospécifiques : 90 % des personnes diagnostiquées comme souffrant d’anorexie ou de boulimie sont des femmes;[22]
-
à l’Université de l’Alberta, les ressources offertes aux personnes aux prises avec des troubles de l’alimentation sont limitées;
-
il existe un manque d’aliments de grande qualité, peu chers et culturellement diversifiés sur les campus.
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Le traumatisme intergénérationnel peut avoir de graves conséquences sur la santé mentale. [23]
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Les soutiens en santé mentale sont souvent difficilement accessibles pour les raisons suivantes :
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les services de counseling et cliniques ont de longues listes d’attente et dirigent souvent les étudiantes et étudiants vers d’autres cliniques, ce qui rallonge le processus;
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les médicaments d’ordonnance sont souvent coûteux, surtout sans assurance;
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les ressources en santé mentale sont souvent stigmatisées, ce qui peut influer sur la volonté d’une personne d’accéder à des soutiens;
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la population étudiante n’est pas au courant des diverses ressources dont elle dispose sur les campus.
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La réduction des méfaits peut être employée pour répondre aux besoins des personnes aux prises avec des crises de santé mentale, et prévenir celles-ci en premier lieu :[24]
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la réduction des méfaits peut également être utilisée pour régler des questions autres que la toxicomanie, notamment l’agression sexuelle, les actes criminels et la santé mentale;
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voici certains exemples de réduction des méfaits sur les campus :
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les trousses de naloxone fournies par la pharmacie du centre de santé de l’Université;
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la politique sur les normes relatives à la communauté des résidences, qui est fondée sur la réduction des méfaits en employant celle-ci pour gérer les cas d’agression sexuelle et autres écarts de conduite.
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Selon le rapport du sondage sur le stress des étudiantes et étudiants mené par l’UASU en 2021 :[25]
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« un tiers des répondantes et répondants ont indiqué être dans un état de stress grave pendant le semestre de l’hiver 2021 » [traduction libre];
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« 72 % des répondantes et répondants ont dit éprouver un niveau de stress élevé ou grave » [traduction libre];
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le niveau de stress était élevé de manière générale, mais était différent selon la faculté; le plus haut niveau de stress se retrouvait dans les sciences infirmières et les arts, sur le Campus Saint-Jean et chez les femmes, les minorités de genre et les étudiantes et étudiants handicapés [traduction libre];
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« un tiers des répondantes et répondants ont affirmé que le stress avait eu de grandes répercussions sur leur santé mentale pendant l’hiver 2021 » [traduction libre];
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« deux tiers des répondantes et répondants qui travaillaient chez eux ont dit que cette situation leur avait causé un stress considérable » [traduction libre];
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les étudiantes et étudiants ont énuméré un certain nombre de services de l’UASU qui les aidaient à gérer leur stress. Parmi les réponses qui revenaient le plus souvent, notons « la semaine de bienvenue et les soirées ciné (mentionnées chacune par environ 200 personnes). Le centre de soutien des pairs (Peer Support Centre), les soirées de jeux-questionnaires et les salles ou soirées consacrées aux jeux de société étaient également fréquemment cités » [traduction libre].
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L’Université de l’Alberta a établi en 2018 le cadre de prévention du suicide :[26]
-
-
le rapport reconnaît que le suicide est l’« un des problèmes de santé publique les plus graves au Canada »;
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on peut y lire que 14,9 % de la population étudiante a sérieusement envisagé le suicide et 2,1 % a fait une tentative. Voici la liste des recommandations :
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témoigner d’un engagement manifeste envers la santé mentale grâce à un soutien au leadership descendant;
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former un comité de mise en œuvre de prévention du suicide pour que l’Université fasse avancer les initiatives et les recommandations;
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créer un poste à temps plein de coordonnatrice ou coordonnateur de prévention du suicide pour contribuer à poursuivre cette initiative;
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fournir de l’aide aux unités et services principaux qui joueront un rôle dans la mise en œuvre;
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mobiliser la collectivité de la région métropolitaine d’Edmonton en matière d’initiatives de prévention du suicide.
-
- La plupart de ces recommandations n’ont pas été mises en œuvre.
20. La plus grande partie du financement en santé mentale de l’Université de l’Alberta vient du gouvernement provincial. Selon l’Alberta 2030 Review :[27]
-
-
le gouvernement reconnaît que la santé mentale est une question grave et omniprésente dans les établissements postsecondaires;
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la province « continuera de doter les établissements en ressources pour appuyer le bien-être mental de la population étudiante par le truchement de la subvention à la santé mentale » [traduction libre];
-
« le ministère de l’Enseignement supérieur de l’Alberta continuera de fournir aux établissements postsecondaires et aux FNC un financement annuel (total d’environ 8,6 millions de dollars prévus au budget annuel) afin d’appuyer les ressources en santé mentale sur les campus » [traduction libre];
-
l’Université n’a plus besoin de présenter une demande de financement chaque année, car on lui a garanti la somme d’environ 1,3 milliard de dollars par année pour les trois prochaines années.
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4. Résolutions
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L’Union des étudiants de l’Université de l’Alberta (UASU) va revendiquer l’élaboration de politiques de santé mentale et de bien-être par l’Université en tenant compte de divers facteurs comme la race, le genre et la situation socioéconomique.
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Afin de répondre aux besoins des étudiantes et étudiants des Premières Nations et d’assurer l’harmonie avec la stratégie en matière de santé mentale du Canada, l’UASU va revendiquer que l’Université :
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mette en place des soutiens en santé mentale qui permettent de combler les lacunes critiques dans le continuum des services de bien-être mental à l’Université, ce qui signifie qu’il faut mettre au point des traitements et des soutiens pour les étudiantes et étudiants des Premières Nations en adoptant des approches traditionnelles, culturelles et classiques;
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crée des ressources qui reconnaissent le rôle des Aînés et des communautés des Premières Nations dans la prestation de soutiens en santé mentale;
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s’emploie à mettre sur pied des services et des soutiens respectueux des cultures des étudiantes et étudiants des Premières Nations;
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diffuse et mette en commun les connaissances au sujet des approches traditionnelles, culturelles et classiques prometteuses en matière de mieux-être mental, comme les équipes de bien-être mental et la reconnaissance du rôle des Aînés;
-
appuie et reconnaisse l’idée que la meilleure ressource de la communauté est la communauté elle-même, en admettant l’existence de plusieurs formes de savoir et en renforçant la capacité des communautés à améliorer leur mieux-être mental;
-
enrichisse les connaissances, perfectionne les compétences et améliore le recrutement et le maintien en poste de la main-d’œuvre pouvant fournir des services de mieux-être mental et des services connexes, efficaces et respectueux des cultures, ainsi que de l’aide aux Premières Nations;
-
renforce les liens de collaboration entre le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux et territoriaux et les gouvernements des Premières Nations afin d’améliorer les politiques, les programmes et les services de mieux-être mental.
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Afin de satisfaire aux besoins des étudiantes et étudiants métis et d’assurer l’harmonie avec la stratégie en matière de santé mentale du Canada, l’UASU va revendiquer que l’Université :
-
consulte et mobilise la population étudiante métisse afin d’élaborer une stratégie en matière de santé mentale et de toxicomanie propre aux Métis;
-
enrichisse le savoir des Métis par l’intermédiaire de la recherche afin de comprendre à fond les effets intergénérationnels de la colonisation et les besoins actuels en santé mentale des Métis;
-
crée, accroisse et maintienne des ressources humaines en santé mentale pour les Métis;
-
améliore l’accès à un ensemble coordonné de services, de traitements et de soutiens de santé mentale respectueux de la culture et culturellement compétents pour les étudiantes et étudiants métis;
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renforce les liens de collaboration entre tous les paliers de gouvernement pour faire progresser et améliorer la santé mentale et le mieux-être mental de la population étudiante métisse.
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Afin de répondre aux besoins des étudiantes et étudiants inuits et d’assurer l’harmonie avec la stratégie en matière de santé mentale du Canada, l’UASU va revendiquer que l’Université :
-
comble les lacunes critiques dans l’ensemble coordonné de services, de traitements et de soutiens de santé mentale pour les Inuits, qui englobe des approches traditionnelles, culturelles et classiques;
-
appuie les Inuits pour qu’ils répondent à leurs besoins en matière de santé mentale en tirant parti des connaissances et des forces de leur communauté;
-
fournisse un financement et un soutien adéquats et durables afin de perfectionner la main-d’œuvre en santé mentale et de renforcer le recrutement et le maintien en poste des travailleuses et travailleurs en santé mentale;
-
accroisse l’accessibilité des données, des recherches, de l’information, des connaissances et de la formation ayant trait aux Inuits;
-
transforme les services de mieux-être mental par l’intermédiaire de solides partenariats avec des organismes gouvernementaux, des organisations non gouvernementales, des fondations et des organisations du secteur privé.
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L’UASU va revendiquer la création sur le campus d’un jardin médicinal traditionnel, ou s’employer à le créer pour la population étudiante autochtone, pour qu’elle ait accès à la médecine traditionnelle.
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L’UASU continuera à revendiquer la mise en place sur les campus de soutiens en santé mentale plus diversifiés :
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ceci pourrait comprendre le soutien de communautés diversifiées,
-
des soutiens supplémentaires sur les campus, notamment davantage de conseillers,
-
et un plus grand soutien financier pour la santé mentale sur les campus.
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L’UASU va revendiquer que les UAPS améliorent leurs politiques et leurs pratiques d’intervention auprès des personnes en détresse ou qui éprouvent des problèmes de santé mentale.
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L’UASU va continuer de revendiquer la mise en œuvre de programmes qui visent à réduire la toxicomanie sur les campus et à soutenir les toxicomanes, ou de participer à de tels programmes.
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L’UASU va continuer de défendre les droits des personnes en situation d’itinérance et d’insécurité alimentaire, et de les soutenir, notamment par le truchement de Safe House, de la banque alimentaire du campus et du fonds d’accès.
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L’UASU va revendiquer la création de soutiens en santé mentale pour les personnes déjà touchées par le traumatisme intergénérationnel.
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L’UASU va revendiquer que l’Université de l’Alberta, le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral fournissent un plus grand soutien financier et humain aux services de counseling et cliniques :
a. ceci devrait comprendre la revendication d’une augmentation importante de la subvention à la santé mentale dans les établissements postsecondaires du gouvernement provincial.
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L’UASU va revendiquer le déploiement d’efforts visant à réduire le stigmatisme associé aux problèmes de santé mentale et à l’utilisation des soutiens, ainsi que la participation à ces efforts.
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L’UASU va continuer de revendiquer la création et la prestation de services, de soutiens et de programme axés sur la réduction des méfaits :
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il pourrait s’agir par exemple de l’accès à des trousses de naloxone, de formation sur les premiers soins en santé mentale, de formation sur l’intervention des témoins et de santé et bien-être sexuels des personnes qui s’identifient comme queer.
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L’UASU va continuer de planifier et d’appuyer des événements et des programmes qui contribuent à améliorer la santé mentale de la population étudiante.
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L’UASU va revendiquer que l’Université forme un comité de mise en œuvre de prévention du suicide pour que l’Université fasse avancer les initiatives et les recommandations décrites dans la politique de prévention du suicide.
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L’UASU va revendiquer la création d’un poste à temps plein de coordonnatrice ou coordonnateur de prévention du suicide afin de contribuer à poursuivre les initiatives de prévention et d’intervention.
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L’UASU va travailler avec les organismes communautaires de soutien et des membres de la communauté pour créer des solutions aux crises de santé mentale et en matière de prévention du suicide.
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L’UASU va revendiquer que l’Université évalue les effets à long terme de la COVID sur la santé mentale et le bien-être de la population étudiante, et élabore des stratégies et des soutiens en conséquence.
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L’UASU va s’employer à régler les problèmes qui contribuent aux crises de santé mentale et préconiser que l’Université fasse de même.
5. Références
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Recommandations du Comité de la réconciliation et des relations autochtones : https://www.su.ualberta.ca/about/arrcrecommendations/
-
Ibid.
-
Ibid.
-
Ibid.
-
Définition d’accoutumance fournie par Google Search
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OMS, Social Determinants of Mental Health
-
Norme nationale du Canada sur la santé mentale et le bien-être des étudiants du postsecondaire de la Commission de la santé mentale du Canada
-
Sondage de National College Health Assessment
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Stratégie en matière de santé mentale du Canada
-
Ibid.
-
Ibid.
-
Rapport du sondage général annuel 2020 de l’UASU
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National College Health Assessment (NCHA) 2019
-
Sondage 2019 de l’UASU sur l’itinérance et l’insécurité alimentaire de la population étudiante de l’Université de l’Alberta
-
https://harmreduction.org/about-us/principles-of-harm-reduction/
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Rapport du sondage sur le stress des étudiantes et étudiants mené par l’UASU en 2021
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Cadre de prévention du suicide de l’Université de l’Alberta
Non partisan
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Date d’échéance : Le 30 avril 2026
1. Préambule
L’Union des étudiants de l’Université de l’Alberta (UASU) représente tous les étudiants et étudiantes de 1er cycle, peu importe leurs opinions politiques. De même, elle les représente auprès de tous les paliers de gouvernement (municipal, provincial et fédéral), peu importe le parti au pouvoir. C’est pourquoi il est essentiel que l’UASU soit une organisation non partisane et soit perçue comme telle pour pouvoir travailler efficacement avec les intervenants gouvernementaux au nom de tous les étudiantes et étudiants de 1er cycle. Être non partisan ne signifie pas être apolitique. Le travail de l’UASU est en effet intrinsèquement politique. En tant qu’organisation, l’UASU est résolue à se battre pour la population étudiante et à représenter ses besoins de manière non partisane.
2. Définitions
Non partisan : Sans affiliation à un parti, sans partisanerie ni désignation politique.
3. Faits
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Les étudiantes et étudiants de 1er cycle de l’Université de l’Alberta ont diverses vues et idéologies politiques.
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L’Union des étudiants représente tous les étudiantes et étudiants de 1er cycle à l’Université de l’Alberta.
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L’Union des étudiants ne représenterait pas le point de vue de toute la population étudiante en appuyant des partis politiques ou des candidats.
-
Les associations étudiantes sont constituées en société en vertu de la loi albertaine sur l’apprentissage postsecondaire de 2003 (Post-Secondary Learning Act).
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Le fait de s’opposer à des politiques ou de les appuyer n’est pas une décision partisane, tant que l’opposition ou le soutien se fait de manière non partisane.
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Le fait de s’opposer à des commentaires ou à des actions qui nuisent aux étudiantes et étudiants de 1er cycle n’est pas une décision partisane, tant que l’opposition se fait de manière non partisane.
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Les représentantes et représentants de l’Union des étudiants ne devraient pas profiter de leur rôle pour agir à des fins partisanes.
4. Résolutions
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L’Union des étudiants est, et continuera d’être une organisation non partisane.
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L’Union des étudiants s’emploiera à éviter tout préjugé partisan et à éviter d’être perçue comme partisane.
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L’Union des étudiants n’appuiera aucun candidat ni parti politique au Canada, et ne s’y opposera pas non plus.
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L’Union des étudiants peut défendre auprès de tous les partis et candidats nécessaires les politiques du Conseil des étudiants et toutes les questions réputées avoir une incidence sur la population étudiante.
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L’Union des étudiants déploiera des efforts pour renseigner ses membres sur les politiques, les plateformes et les déclarations politiques des partis et des candidats qui peuvent avoir des répercussions sur l’expérience étudiante.
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L’Union des étudiants incitera ses membres à participer au discours politique, sans préjugé, dans nos municipalités, notre province et notre pays.
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L’Union des étudiants renseignera ses membres sur les occasions de voter et s’efforcera d’améliorer l’accessibilité au scrutin lors des élections municipales, provinciales et fédérales.
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L’Union des étudiants appuie le droit à la liberté d’expression dans une limite raisonnable, comme défini à l’article 1 de la Charte canadienne des droits et libertés.
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L’Union des étudiants se réserve le droit de se montrer solidaire d’organisations et d’autres unions quand cela fait progresser son mandat de manière non partisane.
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Étant donné qu’ils sont les représentants publics de l’organisation, les membres de l’exécutif de l’Union des étudiants :1
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se récuseront s’ils souhaitent se porter candidats à une charge publique municipale, provinciale ou fédérale durant leur mandat au sein de l’exécutif de l’UASU;
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n’appuieront aucun candidat à une charge publique municipale, provinciale ou fédérale et ne mèneront aucune activité qui pourrait être perçue comme le soutien d’un candidat ou d’un parti durant leur mandat au sein de l’exécutif de l’UASU;
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ne feront pas de bénévolat pour des partis politiques ou des candidats, et ne leur fourniront pas de ressources durant leur mandat au sein de l’exécutif de l’UASU;
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ne tenteront pas d’influencer le vote des étudiantes et étudiants durant leur mandat au sein de l’exécutif de l’UASU.
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En vertu de la présente politique, les membres de l’exécutif de l’Union des étudiants ne seront pas tenus responsables des postes partisans qu’ils ont pu occuper avant d’entrer en fonction.
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Les conseillers et conseillères de l’Union des étudiants doivent se comporter de façon non partisane lorsqu’ils agissent en leur qualité de conseillers et conseillères. Ils sont toutefois libres de participer à des activités partisanes à l’extérieur de leurs fonctions.
5. References
1. https://www.merriam-webster.com/dictionary/nonpartisan
2. https://static1.squarespace.com/static/577568c6be6594886501c932/t/5786813ed482e9c3a902ae59/1468432703314/Non-Partisan-Policy.pdf
Éducation ouverte
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Date d’échéance : Le 30 avril 2026
1. Préambule
Le coût des manuels scolaires représente un obstacle de taille à l’accès aux études universitaires et crée une forte inégalité puisque ce sont les étudiantes et étudiants des couches socioéconomiques inférieures qui sont touchés de manière disproportionnée. La charge supplémentaire du coût des manuels scolaires constitue près de 15 % des frais liés à un diplôme de 1er cycle, et des études ont montré que presque tous les groupes démographiques étudiants réussissent mieux en l’absence de ces coûts.
Durant la pandémie de la COVID-19, une collaboration sans précédent a eu lieu entre des chercheurs et des établissements, en fonction des principes de l’éducation ouverte. Dans son rapport publié en 2020, la Scholarly Publishing and Academic Resource Coalition (SPARC) a soutenu que le contexte mondial a créé une culture mûre pour un changement radical dans le cadre des initiatives d’éducation ouverte.1
2. Définitions
Éducation ouverte : L’éducation ouverte englobe les ressources, les pratiques et les outils qui sont exempts d’obstacles juridiques, financiers ou techniques et peuvent être entièrement utilisés, partagés et adaptés dans l’environnement numérique.2
Recherche en accès libre : Accès gratuit, immédiat et en ligne à des articles de recherche, associé au droit de les utiliser intégralement dans l’environnement numérique.3
Données ouvertes : Données de recherche accessibles gratuitement sur Internet. Tous les utilisateurs peuvent les télécharger, les copier, les analyser, les retraiter, les transférer dans un logiciel ou s’en servir à toute autre fin. Les données ouvertes sont en outre exemptes d’obstacles juridiques, financiers ou techniques, les seuls obstacles étant ceux liés à l’accès à Internet.4
3. Faits
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Les ressources éducatives libres (REL) sont du matériel scolaire élaboré en se fondant sur les principes de l’éducation ouverte.Les REL peuvent se présenter sous diverses formes et ne se limitent pas aux manuels scolaires. Les REL sont sous licence ouverte et peuvent généralement être modifiées en fonction des besoins des classes qui les utilisent, ce qui permet de mieux adhérer directement au contenu des cours.
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La population étudiante peut s’attendre à ce que les manuels scolaires représentent environ 15 % du coût de leurs études.5
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Il existe des organisations de REL provinciales ou d’État dans divers endroits du Canada et des États-Unis. On estime que BC Campus, en Colombie-Britannique, la plus ancienne initiative en matière de REL au pays, a fait économiser aux étudiantes et étudiants de cette province plus de 20 millions de dollars en huit ans.6 eCampus Ontario estime à plus de 10 millions de dollars les économies réalisées par la population étudiante de la province,7 soit environ 100 $ par apprenant et 53 $ par professeur.8 D’après Open Oregon, aux États-Unis, chaque dollar dépensé au titre d’initiatives ayant trait à des REL fait économiser 14 $ aux étudiantes et étudiants, ce qui représente un rendement du capital investi de 1 400 %.9 OpenStax, éditeur de REL, a permis à la population étudiante d’économiser plus de 1,2 milliard de dollars depuis 2012.10 Quatre millions d’étudiants et étudiantes, et 60 % des universités et des collèges américains se servent d’OpenStax. De 2014 à 2017, le gouvernement de l’Alberta a financé l’initiative Campus Alberta Open Educational Resources (ABOER), qui s’est traduite par des économies de plus de 480 000 $ à l’automne 2016 seulement, et qui était en voie de générer des économies de l’ordre de 5,5 millions de dollars sur cinq ans.11
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Grâce à leurs licences communes créatives, les REL peuvent être adaptées beaucoup plus rapidement que les manuels scolaires publiés habituels. Il est ainsi possible de créer du matériel plus efficace pour des cours individuels. De même, les REL sont davantage en mesure d’inclure diverses voix généralement exclues des manuels scolaires grâce à leur licence ouverte.
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Une étude menée en 2017 a démontré que 96 % des étudiantes et étudiants estimaient que la qualité des REL était égale ou supérieure à celle des manuels scolaires courants.12
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Les REL sont considérées comme une nouvelle source d’idées et d’innovation pédagogique, et il est prouvé qu’elles sont une source d’inspiration pour les professeurs et qu’elles élargissent les méthodes d’enseignement.13,14
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Les données d’un sondage mené par l’Union des étudiants de l’Université de l’Alberta indiquent que 94 % de la population étudiante recourent à diverses stratégies pour éviter d’acheter des manuels scolaires en raison de leur coût.15 De même, 15,7 % de la même population choisissent leurs cours en fonction du coût des manuels.15 Par extension, ce sont les étudiantes et étudiants déjà économiquement défavorisés qui sont touchés de manière disproportionnée par le coût des manuels.16
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La création et l’utilisation de REL donnent la possibilité aux étudiantes et étudiants de cocréer leur matériel scolaire et, par conséquent, de mieux comprendre la matière des cours, de favoriser les aptitudes en création multimédia et la littératie numérique17, et de renforcer diverses compétences générales.
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Les postes de spécialistes des REL offerts aux étudiantes et étudiants par les bibliothèques représentent des possibilités d’emploi utiles et atténuent les obstacles auxquels sont confrontés les professeurs qui souhaitent créer des REL.
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L’utilisation accrue de REL peut se traduire par des économies de coûts importantes pour les bibliothèques universitaires, car l’acquisition de manuels scolaires traditionnels représente des coûts considérables.
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L’abandon progressif des manuels traditionnels en faveur des REL contribue à prévenir la fuite de capitaux (lorsque l’argent quitte une économie locale) puisque la plupart des éditeurs et des distributeurs de manuels scolaires se trouvent aux États-Unis.
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La marge de profit des manuels scolaires traditionnels se situe généralement entre 20 % et 25 %.18
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Grâce à la présence bien établie d’un organisme provincial de REL, la Colombie-Britannique a réussi à mettre sur pied des programmes de zéro coût en manuels scolaires (ZTC ou Zero Textbook Costs). Il s’agit de grades, de diplômes ou de certificats qui ne comportent aucun coût en manuels scolaires.19
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La recherche en accès libre permet au public d’accéder à des connaissances financées par des fonds publics, grâce auxquelles les établissements et les étudiantes et étudiants postsecondaires peuvent réaliser des économies, augmenter le rendement du capital investi dans la recherche financée par des fonds publics, et faciliter une plus grande participation du milieu universitaire.20
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La recherche en accès libre gagne constamment en popularité. Ainsi, 81 780 articles de revue ont été publiés en 2012 dans 9 745 revues à accès ouvert.20
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Les données ouvertes constituent un élément de la recherche en accès libre. Les données ouvertes :
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sont accessibles gratuitement sur Internet;
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peuvent être téléchargées, copiées, analysées, re-traitées, transférées dans un logiciel ou utilisées à toute autre fin par un utilisateur, quel qu’il soit;
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sont exemptes d’obstacles juridiques, financiers ou techniques, autres que ceux liés à l’accès à Internet.21
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Les données ouvertes peuvent accélérer le rythme des recherches et des découvertes en permettant à un plus grand nombre de personnes d’analyser l’information. Elles permettent également d’éliminer divers problèmes d’égalité qui empêchent l’accès aux recherches et aux données, et à davantage de personnes de participer et de se faire entendre et d’apporter ainsi de nouveaux points de vue ou des perspectives traditionnellement marginalisées.
4. Résolutions
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L’Union des étudiants va continuer d’accroître la sensibilisation à l’éducation ouverte et les avantages pour l’administration et le corps professoral de l’Université.
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L’Union des étudiants va continuer d’accroître la sensibilisation aux ressources éducatives libres ainsi qu’aux économies et à la qualité des études pour la population étudiante.
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L’Union des étudiants va revendiquer l’organisation de séances de perfectionnement professionnel destinées aux professeurs et portant sur l’utilisation et la mise en œuvre de ressources éducatives libres.
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L’Union des étudiants va revendiquer que la recherche effectuée à l’Université de l’Alberta soit publiée sous forme de contenu à accès libre, et que les données soient accessibles par le public.
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L’Union des étudiants va revendiquer la présence d’un indicateur de zéro coût en manuels scolaires pour tous les campus durant l’inscription.
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L’Union des étudiants va continuer de revendiquer l’adoption de mesures de réduction des coûts afin d’atténuer les coûts liés aux manuels scolaires.
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L’Union des étudiants va revendiquer l’utilisation accrue de ressources éducatives libres.
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L’Union des étudiants va revendiquer l’inclusion de questions précises sur l’utilisation de ressources éducatives libres dans l’évaluation universelle du corps professoral par les étudiantes et étudiants.
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L’Union des étudiants va revendiquer l’emploi des principes en matière d’éducation ouverte en tant que critère d’évaluation du corps professoral.
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L’Union des étudiants va revendiquer l’embauche par l’Université de l’Alberta d’étudiantes et d’étudiants de 1er cycle pour aider à créer et à tenir à jour les ressources éducatives libres.
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L’Union des étudiants va revendiquer l’augmentation de la subvention de l’Université de l’Alberta ciblant les ressources éducatives libres afin de contribuer à la création de telles ressources.
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L’Union des étudiants va revendiquer l’établissement d’une subvention de cocréation de ressources éducatives libres par des étudiantes et des étudiants avec leurs professeurs afin de rémunérer des membres de la population étudiante pour ce travail.
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L’Union des étudiants va revendiquer la mise sur pied d’un bureau provincial de l’éducation ouverte afin de faciliter les initiatives intraprovinciales dans ce domaine. Ce bureau devrait fonctionner sensiblement de la même manière que des organisations comme BC Campus, eCampus Ontario et Open Education Europa.
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L’Union des étudiants va revendiquer la subvention de la création de ressources éducatives libres locales.
5. Resources
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SPARC 2020 Update Report. Claudio Aspesi 2020 https://infrastructure.sparcopen.org//2020-update/time-for-radical-change#this-culture-is-ripe-for-radic al-change-we-are-seeing-a-vast-com
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SPARC Open Education. https://sparcopen.org/open-education/
-
https://sparcopen.org/open-access/
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SPARC Open Data. https://sparcopen.org/open-data/
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BeBookSmart Report 2018 https://www.su.ualberta.ca/media/uploads/1143/BBS%20Report_2018_JRpqd3e.pdf
-
BCcampus. 2020. « Open Textbook Stats ». https://open.bccampus.ca/advocate-for-open-education/open-textbook-stats/
-
eCampus Ontario. s.d. « Impact ». https://openlibrary.ecampusontario.ca/fr/impact/
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eCampus Ontario. s.d. « Impact ». https://openlibrary.ecampusontario.ca/fr/impact/
-
Open Oregon. 2019. « Continuing Savings from Past REL Grants ». https://openoregon.org/continuing-savings-from-past-oer-grants/
-
OpenStax https://openstax.org/impact
-
ABREL. s.d. « Alberta REL – Home ». https://web.archive.org/web/20200423034208/http://albertaoer.com/
-
Jhangiani, Rajiv, et Surita Jhangiani. 2017. « Investigating Perceptions, Use, and Impact of Open Textbooks: A Survey of Post-Secondary Students in British Columbia ». International Review of Research in Open and Distributed Learning, 18(4): 172-192.
-
Jhangiani, Rajiv S., Rebecca Pitt, Christina Hendricks, Jessie Key et Clint Lalonde. 2016. Explore Faculty Use of Open Educational Resources at British Columbia Post Secondary Institutions. https://bccampus.ca/files/2016/01/BCFacultyUseOfREL_final.pdf
-
Weller, Martin, Beatriz de los Arcos, Rob Farrow, Rebecca Pitt et Patrick McAndrew. 2017. « What Can REL Do For Me? Evaluating the Claims for REL ». Dans Open: The Philosophy and Practices that are Revolutionizing Education and Science. Jhangiani, R. S., et Biswas-Diener, R. (éd.). p. 67-77. Londres, Ubiquity Press.
-
BeBookSmart Report 2018 https://www.su.ualberta.ca/media/uploads/1143/BBS%20Report_2018_JRpqd3e.pdf
-
Jhangiani, Rajiv, et Surita Jhangiani. 2017. « Investigating Perceptions, Use, and Impact of Open Textbooks: A Survey of Post-Secondary Students in British Columbia ». International Review of Research in Open and Distributed Learning, 18(4): 172-192.
-
Burkell, Jacquelyn, A., Alexandre Fortier, Lisa Di Valentino, et Sarah T. Roberts. 2015. « Enhancing Key Digital Literacy Skills: Information Privacy, Information Security, and Copyright/Intellectual Property ». SSHRC Knowledge Synthesis Report. https://ir.lib.uwo.ca/fimspub/35/
-
Jonathan Helliwell, cité dans David Kestenbaum. 2016. « Why Textbook Prices Keep Climbing ». Plant Money: NPR Radio. https://www.npr.org/transcripts/494266135
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Kwantlen Polytechnic University. 2020. « ZTC: Zero Textbook Cost ». https://www.kpu.ca/open/ztc
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SPARC, Open Access Fact Sheet https://sparcopen.org/wp-content/uploads/2017/04/Open-Access-Factsheet_SPARC.11.10-3.pdf
Bourses d’études
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Date d’échéance : Le 30 avril 2025
1. Faits
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Les études universitaires coûtent de plus en plus cher.
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Cette augmentation des coûts a un effet dissuasif quand vient le temps de considérer des études universitaires, en plus de présenter un obstacle considérable à l’obtention d’un diplôme.
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Les bourses d’études font partie intégrante du régime financier des étudiants et étudiantes. Sans les bourses, des personnes motivées et exceptionnelles ne pourraient peut-être pas se permettre d’étudier à l’université.
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Non seulement l’Université de l’Alberta doit se faire un devoir d’attirer des étudiantes et étudiants talentueux, mais elle devrait aussi s’engager à réaliser toutes les possibilités de ses étudiantes et étudiants de 1er cycle actuels.
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Les besoins financiers peuvent nuire aux réalisations scolaires et parascolaires des étudiantes et étudiants, car ceux-ci sont parfois obligés de se trouver un emploi, ce qui les déconcentre dans leurs études.
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À l’heure actuelle, le processus de demande de bourses d’études demande beaucoup de temps et n’est pas efficace.
2. Résolutions
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L’Union des étudiants va exercer des pressions sur l’Université de l’Alberta pour qu’elle augmente le nombre et la valeur des bourses accordées aux étudiantes et étudiants de 1er cycle en cours d’études pour qu’elles concordent avec le nombre et la valeur des bourses accordées au début des études.
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L’Union des étudiants va exercer des pressions sur l’Université de l’Alberta et le gouvernement de l’Alberta pour qu’ils augmentent les montants relatifs et absolus des bourses attribuées, et ce, en fonction des besoins financiers et/ou du degré de participation des étudiants et étudiantes.
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L’Union des étudiants préconise qu’un seul point d’entrée soit utilisé pour faire les demandes de bourses.
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L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta et le gouvernement de l’Alberta attribuent des bourses de mérite en fonction du leadership et du degré de participation au sein de la communauté, ainsi que des bourses d’études en fonction du rendement scolaire.
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L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta et le gouvernement de l’Alberta attribuent des bourses de mérite en fonction du leadership et du degré de participation au sein de la communauté, ainsi que des bourses d’études en fonction du rendement scolaire.
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L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta et le gouvernement de l’Alberta augmentent le financement accordé à la recherche effectuée par la population étudiante de 1er cycle, et ce, sous la forme d’appointements, de récompenses et de bourses de stagiaires de recherche.
Emploi pour étudiantes et étudiants
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Date d’échéance : Le 30 avril 2025
1. Faits
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Au Canada, au moins 50 % des étudiantes et étudiants travaillent pendant leurs études postsecondaires.[1]
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Les gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux pourraient mettre sur pied de nouveaux programmes d’emploi pour étudiants et améliorer les programmes actuels.
Les étudiantes et étudiants étrangers dont le programme d’études exige l’acquisition d’expérience professionnelle peuvent présenter une demande de permis de travail s’ils satisfont aux critères suivants :
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être titulaire d’un permis d’études valide – il est nécessaire de travailler pour terminer leur programme d’études au Canada;
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être en possession d’une lettre de leur établissement d’enseignement confirmant que tous les étudiants qui font partie de leur programme doivent effectuer des stages professionnels pour obtenir leur diplôme;
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le stage coop ou stage professionnel représente au maximum 50 % de la durée totale du programme d’études.[2]
Ce processus peut être beaucoup plus complexe pour les personnes protégées en raison de divers facteurs intersectionnels.
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Citoyenneté et Immigration Canada permet aux étudiantes et étudiants étrangers de travailler 20 heures par semaine pendant leurs études et jusqu’à 40 heures par semaine pendant les congés scolaires prévus.[3]
Toutefois, dans certains cas, compte tenu des processus bureaucratiques entre l’Agence des services frontaliers du Canada et Service Canada, un permis de travail n’est pas toujours joint au permis d’études des étudiantes et étudiants étrangers.[4]
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Les emplois rémunérés équitablement constituent un moyen d’accéder à des études postsecondaires. En revanche, les stages non rémunérés peuvent ajouter des obstacles à cet accès. Grand nombre de ces postes ont remplacé les emplois de premier échelon et ont souvent un caractère exploiteur, ce qui entraîne un plus haut taux de chômage et des salaires plus bas chez les jeunes.[5]
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Les stagiaires rémunérés et non rémunérés ont des droits inhérents en milieu de travail et sont protégés en vertu de la Loi canadienne sur les droits de la personne, de la Loi sur l’équité en matière d’emploi et du Code canadien du travail. Ces droits s’appliquent à tous les étudiants et étudiantes sur le marché du travail et comprennent notamment le respect des normes d’emploi, la prévention de la discrimination de même que la santé et la sécurité en milieu de travail.[6]
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Les étudiantes et étudiants méritent d’être rémunérés équitablement par les entreprises et les organismes sans but lucratif qui reçoivent des subventions salariales pour étudiants.
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Les étudiantes et étudiants qui bénéficient, avant l’obtention de leur diplôme, de ressources et de possibilités d’emploi pertinentes à leurs études réussissent mieux sur le plan professionnel.
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De 1993 à 2013, les dépenses engagées par les sociétés privées à l’égard de la formation et du perfectionnement des employés ont diminué de 40 %.[7]
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Les stages et les occasions d’emploi permettent d’acquérir des compétences générales transférables et essentielles à la plupart des carrières et à l’obtention d’un emploi postuniversitaire.
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En avril 2019, le gouvernement fédéral a lancé le nouveau Programme de formation pour les compétences et l’emploi destiné aux Autochtones afin de remplacer la Stratégie de formation pour les compétences et l’emploi des Autochtones.[8]
2. Résolutions
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L’Union des étudiants va revendiquer que les programmes d’emploi pour étudiantes et étudiants des gouvernements fédéral et provinciaux soient offerts pendant toute l’année.
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L’Union des étudiants va revendiquer un financement gouvernemental accru pour les programmes d’emploi pour étudiantes et étudiants, particulièrement le programme Emplois d’été Canada ou l’équivalent, et le programme Expérience emploi été pour les étudiantes et étudiants inuits et des Premières Nations [7] ou l’équivalent.
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L’Union des étudiants va revendiquer que les programmes gouvernementaux de subventionnement des emplois augmentent le montant des subventions en fonction de l’augmentation du salaire minimum et de l’inflation.
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L’Union des étudiants va revendiquer que les municipalités qui se trouvent à proximité des campus de l’Université de l’Alberta créent davantage de possibilités d’emploi pour la population étudiante pendant toute l’année.
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L’Union des étudiants va revendiquer que le gouvernement fédéral augmente ou abolisse la limite des heures de travail des étudiantes et étudiants étrangers pendant l’année scolaire.
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L’Union des étudiants va revendiquer que le gouvernement révise les critères de financement des subventions salariales d’emplois étudiants afin de veiller à ce que les postes visés fournissent une expérience pertinente aux études.
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L’Union des étudiants va revendiquer l’amélioration de la coordination entre l’Agence des services frontaliers du Canada et Service Canada pour que tous les étudiantes et étudiants étrangers puissent obtenir un permis de travail et un numéro d’assurance sociale en même temps que leur permis d’études.
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L’Union des étudiants va revendiquer, auprès de tous les paliers de gouvernement, une indemnité équitable et du soutien financier pour tous les stages, rémunérés ou non, dans les secteurs public et privé.
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- Pour les stages non rémunérés, une indemnité équitable comprend notamment :
- les frais de subsistance;
- les frais de déplacement;
- l’octroi de crédits;
- des heures de travail acceptables.
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L’Union des étudiants va revendiquer une augmentation du financement des programmes de formation à l’emploi actuels et la mise sur pied de nouveaux programmes de formation à l’emploi pour remédier au manque de formation et de perfectionnement professionnel par les employeurs.
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L’Union des étudiants va revendiquer que le gouvernement fédéral fournisse un financement uniforme et stable au centre de carrières de l’Université de l’Alberta afin de mettre en rapport les étudiantes et étudiants avec des ressources et des occasions qui contribuent réellement à favoriser et à développer leur carrière postuniversitaire.
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L’Union des étudiants va revendiquer auprès de tous les paliers de gouvernement contre la discrimination exercée par des recruteurs ou des employeurs en se fondant sur des motifs de protection et à laquelle sont confrontés les étudiantes et étudiants.
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L’Union des étudiants va revendiquer des possibilités d’emploi, en français et en anglais, géographiquement accessibles aux étudiantes et étudiants.
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L’Union des étudiants va revendiquer que le Programme de formation pour les compétences et l’emploi destiné aux Autochtones offre des possibilités équitables et accessibles à tous les étudiantes et étudiants autochtones de niveau postsecondaire.
3. Références
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https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/75-001-x/2010109/article/11341-fra.htm
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https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/services/etudier-canada/travail/travailler-hors-campus.html
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https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/programmes/formation-competences-emploi-autochones.html
Engagement des étudiantes et étudiants
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Date d’échéance : Le 30 avril 2027
1. Faits
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Ensemble, les étudiantes et étudiants de 1er cycle constituent la plus grande partie prenante de l’Université de l’Alberta.
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L’Université de l’Alberta a déclaré l’importance de la participation des étudiantes et étudiants à la création d’une université inclusive.1
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Selon le document publié « Reflection on the State of Academic Governance at the University of Alberta », l’Université de l’Alberta est gouvernée de manière collégiale en se fondant sur la conviction que le corps professoral, le corps étudiant et l’administration devraient avoir des chances égales de participer aux processus décisionnels.2
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Les occasions de participation peuvent se traduire par une amélioration de la santé mentale, physique et sociale sur le campus et dans la communauté en général.
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Les étudiantes et étudiants de 1er cycle doivent équilibrer leur vie universitaire, personnelle et professionnelle avec leurs activités de représentation.
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L’expérience acquise dans le cadre d’activités sur le campus ou liées à la communauté confère notamment aux étudiantes et étudiants les aptitudes nécessaires pour renforcer leur leadership, leur capacité de réseauter et leurs compétences en résolution de problèmes.
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Le guide sur la participation des étudiantes et étudiants (Student Participation and Process Handbook, ou SPPH) est un outil qui a été rédigé conjointement par l’administration de l’Université, l’Union des étudiants et l’association des diplômés (Graduate Students Association) en 2015. Il énonce les principes directeurs, établit un continuum de participation des étudiantes et étudiants et décrit le processus d’engagement des étudiants en matière de changements et d’enjeux sur le campus.
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L’intégration d’un vaste éventail de points de vue étudiants au sein des comités et des conseils de l’Université de l’Alberta est essentielle à la représentation efficace des étudiantes et étudiants de 1er cycle.
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Les associations étudiantes de 1er cycle sont des organisations autonomes qui défendent les intérêts des étudiantes et étudiants qu’elles représentent. Elles tiennent leur pouvoir délégué de la loi sur l’apprentissage postsecondaire (Post-Secondary Learning Act), par l’intermédiaire de l’Union des étudiants.3
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- Les associations étudiantes sont tenues de collaborer pour représenter leurs membres.
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L’engagement des étudiantes et étudiants enrichit l’expérience scolaire par le truchement de l’apprentissage expérientiel.4
2. Résolutions
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L’Union des étudiants va revendiquer l’inclusion de la consultation et de la représentation étudiantes au sein de tout projet, politique et processus susceptibles d’entraîner des répercussions sur l’expérience des étudiants et étudiantes.
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L’Union des étudiants va revendiquer contre l’élimination des représentantes et représentants étudiants de 1er cycle à tout niveau, quel qu’il soit, à moins que cela comporte des avantages directs pour la population étudiante.
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L’Union des étudiants va revendiquer une formation et un soutien accrus pour les étudiantes et étudiants de 1er cycle à tous les niveaux de gouvernance de l’Université.
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L’Union des étudiants va revendiquer des mesures d’adaptation (accommodations) justes et raisonnables pour les étudiantes et étudiants qui siègent aux comités et participent aux processus de gouvernance de l’Université.
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L’Union des étudiants va tenir l’administration, les facultés et les départements de l’Université de l’Alberta responsables du respect du processus de consultation décrit dans le guide sur la participation des étudiantes et étudiants (Student Participation and Process Handbook, ou SPPH).
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L’Union des étudiants va demander à l’administration des facultés de consulter les associations des facultés respectives au sujet des questions touchant une faculté particulière avant de s’adresser à l’Union des étudiants.
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L’Union des étudiants va demander à l’University of Alberta International de consulter l’association des étudiants étrangers au sujet des questions touchant les étudiantes et étudiants étrangers de 1er cycle avant de s’adresser à l’Union des étudiants.
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L’Union des étudiants va expliquer de manière active à l’Université la valeur des représentantes et représentants étudiants pour la gouvernance collégiale et la prise de décisions efficace pour notre communauté sur le campus.
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L’Union des étudiants va revendiquer la réduction des obstacles à la participation étudiante à la gouvernance de l’Université, particulièrement pour les groupes sous-représentés.
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L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta investisse dans des initiatives et des occasions qui favorisent l’engagement des étudiants.
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L’Union des étudiants va établir au sein de la communauté universitaire une norme élevée pour favoriser l’engagement de représentantes et représentants étudiants à des projets, des politiques et des processus ayant des répercussions sur la population étudiante de tous les campus.
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L’Union des étudiants va revendiquer la révision et la mise à jour du guide sur la participation des étudiantes et étudiants (Student Participation and Process Handbook, ou SPPH) et les dispositions les concernant, selon les besoins et lorsque la logistique le permet.
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L’Union des étudiants va revendiquer l’inclusion du guide sur la participation des étudiantes et étudiants (Student Participation and Process Handbook, ou SPPH) et les dispositions les concernant aux politiques et procédures en ligne de l’Université de l’Alberta (University of Alberta Policies and Procedures Online, ou UAPPOL).
3. Références
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https://www.su.ualberta.ca/media/uploads/723/20140125_VPA_Gov%20Report%20DRAFT%202.0%20E dits.pdf
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Ibid.
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https://docs.su.ualberta.ca/books/students-coufcyncil-legislation/page/experiential-learning
4. Voies de consultation
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Direction du Conseil des associations de facultés (COFA)
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Association des étudiants étrangers (ISA)
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Union des étudiants autochtones (ISU)
Aide financière et bourses aux étudiantes et étudiants
Translation of these documents was funded by the Government of Canada.
Traduction de ces documents financée par le gouvernement du Canada.
Date d’échéance : Le 30 avril 2024
1. Faits
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Les études postsecondaires constituent un avantage pour les diplômées et diplômés, mais elles servent également le bien public grâce à leurs répercussions positives sur la productivité économique et les revenus du gouvernement.1
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L’Université de l’Alberta, le gouvernement de l’Alberta et le gouvernement du Canada ont le devoir de faire en sorte que les études postsecondaires soient accessibles aux personnes qualifiées de tous les horizons afin qu’elles puissent réaliser tout leur potentiel.
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Les coûts associés aux études postsecondaires comprennent les droits de scolarité, les frais, le coût du matériel scolaire et les frais de subsistance.
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Le coût des études universitaires a augmenté rapidement au Canada au cours des dernières décennies. À eux seuls, les droits de scolarité ont enregistré une hausse de plus de 270 % en chiffres absolus depuis 1990, ce qui a forcé un nombre croissant d’étudiantes et d’étudiants à contracter des prêts étudiants importants qui représentent un fardeau plus tard.2
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Le coût élevé des études universitaires a un effet dissuasif quand vient le temps de considérer des études universitaires, et constitue un obstacle à de telles études.
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Les membres de la population étudiante perdent un revenu potentiel important lorsqu’ils décident de faire des études universitaires au lieu de travailler à temps plein.
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Certains membres de la population étudiante ont besoin de travailler à temps plein ou à temps partiel durant leurs études afin de satisfaire à leurs besoins financiers, ce qui peut réduire leurs possibilités de réussite scolaire et de participation à des activités parascolaires.3
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Les bourses accordées en fonction des besoins ou du mérite, ainsi que l’aide remboursable ou non, font partie intégrante du système d’aide financière étudiante, car elles fournissent à certaines personnes le soutien nécessaire pour terminer leurs études.
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Le processus actuel de demande d’aide financière est inefficace et inaccessible.3
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L’aide fondée sur les besoins joue un rôle essentiel en ce qu’elle permet aux personnes de milieux socioéconomiques moins privilégiés de faire des études universitaires. Les bourses fondées sur le mérite ciblent généralement les étudiantes et étudiants qui ont de moins grands besoins financiers3 et par conséquent, elles ne suffisent pas à elles seules à assurer l’accessibilité à des études postsecondaires. Les crédits d’impôt pour études sont non seulement insuffisants, mais ils sont également un mécanisme mal ciblé pour distribuer l’aide financière aux étudiantes et étudiants.3
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Les bourses fondées sur le mérite visent généralement les étudiantes et étudiants qui ont de moins grands besoins financiers4, et par conséquent, elles ne suffisent pas à elles seules à assurer l’accessibilité à des études postsecondaires.
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Les crédits d’impôt pour études sont non seulement insuffisants, mais ils sont également un mécanisme mal ciblé pour distribuer l’aide financière aux étudiantes et étudiants.6
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Les bourses non remboursables attribuées dès le départ en fonction des besoins représentent la méthode de distribution de l’aide financière aux étudiantes et étudiants la plus accessible et la plus équitable.4
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Bien que le système postsecondaire exige un solide système d’aide financière aux étudiantes et étudiants, la réduction du coût total des études universitaires constitue le meilleur moyen d’assurer l’accessibilité aux études postsecondaires et de prévenir les failles.
2. Résolutions
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L’Union des étudiants revendique un système d’aide financière provinciale qui :
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comprend des montants relatifs et absolus d’aide non remboursable, y compris, mais sans s’y restreindre, les bourses;
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reconnaît l’importance de l’aide financière fondée sur les besoins et augmente les montants relatifs et absolus de même que le nombre de bourses qui sont attribuées en fonction des besoins financiers et/ou du degré de participation des étudiants et étudiantes;
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est accessible à toute la population étudiante qui est inscrite à des établissements postsecondaires sans but lucratif en Alberta;
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reconnaît l’ensemble des frais associés aux études pour les apprenants et apprenantes, notamment le loyer et les services publics, les manuels scolaires, le transport, la nourriture, les soins personnels, les ordinateurs et la connexion Internet;
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prévoit des ajustements à toutes les formes d’aide financière afin de tenir compte des changements dans les réalités du marché qui touchent la population étudiante, ainsi que les événements catastrophiques;
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allège le fardeau croissant de la dette étudiante des diplômées et diplômés de niveau postsecondaire;
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accroît le nombre de bourses ciblant des populations qui font traditionnellement face à des obstacles, notamment les étudiantes et étudiants autochtones, des régions rurales, handicapés ou à faible revenu;
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reconnaît les besoins financiers particuliers des étudiantes et étudiants qui ont des personnes à charge ou qui sont handicapés, et procure les ressources nécessaires pour y satisfaire.
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L’Union des étudiants revendique une aide financière étudiante fournie par l’Université de l’Alberta qui :
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augmente le nombre et la valeur des bourses accordées en fonction des besoins aux étudiantes et étudiants de 1er cycle en cours d’études pour qu’elles concordent avec le nombre et la valeur des bourses accordées au début des études;
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augmente la valeur monétaire des bourses parallèlement à toute hausse des coûts des études supérieures;
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augmente le nombre de bourses offertes à mesure que les inscriptions augmentent;
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divulgue chaque année le ratio entre l’aide accordée en fonction des besoins et celle accordée en fonction du mérite, ainsi que la répartition des bourses entre les années d’études;
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s’accompagne d’un processus de demande efficace permettant de mettre en rapport davantage d’étudiantes et d’étudiants avec des sources de financement.
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L’Union des étudiants revendique que des donateurs soutiennent à l’aide de bourses des étudiantes et étudiants de divers horizons dotés de compétences diverses.
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L’Union des étudiants va exercer des pressions sur l’Université de l’Alberta afin qu’elle augmente le nombre et la valeur des bourses accordées aux étudiantes et étudiants de 1er cycle en cours d’études pour qu’elles concordent avec le nombre et la valeur des bourses accordées au début des études.
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L’Union des étudiants va exercer des pressions sur l’Université de l’Alberta et le gouvernement de l’Alberta pour qu’ils augmentent les montants relatifs et absolus des bourses attribuées, et ce, en fonction des besoins financiers et/ou du degré de participation des étudiants et étudiantes.
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L’Union des étudiants va s’employer à adapter les bourses aux étudiantes et étudiants en fonction d’un modèle fondé sur les besoins afin, d'une part, de récompenser l’excellence en leadership et en résultats scolaires et, d’autre part, d’aider les personnes qui ont le plus grand besoin d’assistance financière.
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L’Union des étudiants va préconiser la création d’un seul portail numérique permettant d’accéder au processus de demande d’aide financière et de bourses de l’Université.
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L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta et le gouvernement de l’Alberta attribuent une plus grande proportion de bourses de mérite en fonction du leadership et du degré de participation au sein de la communauté plutôt que du rendement scolaire.
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L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta et le gouvernement de l’Alberta publient des statistiques détaillées sur la composition démographique des bénéficiaires de l’aide financière étudiante et leur domaine d’études, ainsi que d’autres renseignements pouvant aider à déterminer l’incidence de l’aide financière sur les taux d’inscription aux établissements postsecondaires.
Commission de vérité et réconciliation
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Traduction de ces documents financée par le gouvernement du Canada.
Échéance : Avril 2024
1. Faits
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La Commission de vérité et réconciliation a formulé des « appels à l’action » qui touchent toutes les Canadiennes et tous les Canadiens.
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À titre d’Union des étudiants, nous avons le mandat d’améliorer l’expérience de la population étudiante de 1er cycle de l’Université de l’Alberta.
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L’Université de l’Alberta devrait mettre en application les appels à l’action du rapport final de la Commission de vérité et réconciliation qui se rapportent directement à l’expérience des étudiantes et étudiants de 1er cycle de l’Université de l’Alberta.
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Il faudrait combler l’écart en matière d’éducation et d’emploi entre la population étudiante autochtone et la population étudiante non autochtone.
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Il faut remédier à l'insuffisance de places disponibles pour les élèves des Premières Nations qui souhaitent faire des études postsecondaires.
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Il est important que l’Université de l’Alberta offre des programmes de langues autochtones.
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Les étudiantes et les étudiantes de certains domaines d’études devraient avoir des composantes d’études obligatoires sur la réconciliation avec les peuples autochtones.
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Il faudrait que des fonds soient à la disposition des personnes qui désirent intégrer les connaissances autochtones en classe.
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Les étudiantes et les étudiants de 1er cycle bénéficieront de la possibilité accrue de faire des recherches sur la compréhension de la réconciliation.
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Les musées et les bibliothèques de l’Université de l’Alberta devraient travailler en collaboration avec le Centre national pour la vérité et la réconciliation.
2. Résolutions
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L’Union des étudiants va revendiquer que le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral créent et maintiennent des programmes d’aide financière visant à augmenter le nombre d’inscriptions d’étudiantes et étudiants autochtones.
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L’Union des étudiants va revendiquer que le financement maximal attribué dans le cadre du Programme d’aide aux étudiants de niveau postsecondaire soit éliminé afin que de l’aide soit accordée à tous les étudiants et étudiantes admissibles.
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L’Union des étudiants revendique que l’Université de l’Alberta offre des cours et du contenu relatifs à de nombreuses langues autochtones.
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L’Union des étudiants va consulter diverses parties prenantes du campus dans le but de faire ajouter des cours obligatoires en études autochtones aux facultés de droit, de sciences infirmières, de médecine et de médecine dentaire ainsi qu’au Collège St. Stephen’s, au Collège St. Joseph’s et à la Faculté Saint-Jean.
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L’Union des étudiants va également revendiquer que tous les autres programmes de grades universitaires soient obligatoirement assortis de cours au contenu autochtone se rapportant au grade en question.
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L’Union des étudiants demande au gouvernement provincial, au gouvernement fédéral et à l’Université de l’Alberta d’accorder du financement aux étudiantes et étudiants qui cherchent à intégrer les connaissances autochtones à leur programme d’études.
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L’Union des étudiants va revendiquer la création de nouvelles sources de financement pour la recherche de 1er cycle visant à mieux comprendre la réconciliation.
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L’Union des étudiants va revendiquer que les musées et les bibliothèques de l’Université mettent à la disposition du Centre national pour la vérité et la réconciliation tous les documents et dossiers pertinents se rapportant à l’histoire et à l’héritage du réseau de pensionnats autochtones.
Sécurité sur le campus
Date d’échéance : Le 30 avril 2027
1. Préambule
L’une des priorités de l’Union des étudiants est de faire en sorte que le campus soit (plus) sûr pour toute la population étudiante et tous les membres de communauté d’Edmonton. En plus de lutter contre la violence sexuelle sur le campus (une importante préoccupation en matière de sécurité), nous devons également protéger les étudiantes et étudiants contre la violence, le harcèlement, le vol et d’autres situations qui font qu’ils ne se sentent pas en sécurité, tout comme le corps professoral et la communauté. Afin d’atteindre ses objectifs, l’Union des étudiants reconnaît que des services de sécurité peuvent continuer de jouer un rôle important dans la sécurité sur le campus. Toutefois, le mouvement Black Lives Matter1 et la discrimination et la violence systémique documentées exercées par la police et le personnel de sécurité à l’égard des membres des communautés marginalisées, tant sur le campus qu’à l’extérieur.2,3indiquent clairement au Conseil des étudiants de l’Union des étudiants de l’Université de l’Alberta (UASU) qu’il y a lieu de réinventer la sécurité sur nos campus.
Nous effectuons ce travail en sachant que le maintien de l’ordre au Canada est fondé sur des idées racistes et des préjugés de classe. Par exemple, « la GRC a été créée en 1873 pour “libérer des terres” autochtones afin que les Blancs puissent s’établir ».4 Nous reconnaissons également qu’il s’agit-là d’une question complexe, comme l’ont confirmé les membres de notre communauté tout au long des consultations. Le personnel de sécurité et de maintien de l’ordre donne à certaines personnes un sentiment de sécurité, mais présente par contre une menace réelle et perçue pour de nombreux groupes marginalisés. C’est pourquoi, alors que nous tentons d’améliorer les mécanismes de sécurité sur le campus, nous devons également tenter de répondre aux besoins complexes des membres de notre communauté et comprendre que cette question nécessite une réflexion nuancée.
2. Définitions
Abolition : « Action d’abolir un système, une pratique ou une institution » [traduction libre]5
Intervention de témoin : « Une intervention de témoin a lieu lorsqu’une personne voit une situation et exprime une opinion au sujet du langage ou du comportement d’une autre personne, car il est inapproprié, blessant, offensant ou dangereux. Les témoins peuvent prévenir la violence sexuelle [et d’autres types de violences] lorsqu’ils reconnaissent qu’une situation pourrait s’aggraver et interviennent. » [traduction libre]6
Réduction des méfaits : « La réduction des méfaits désigne un ensemble de politiques publiques ayant pour but d’atténuer les
conséquences sociales ou physiques nuisibles associées à diverses conduites, licites et illicites. » [traduction libre]7
Vérifications du bien-être : Ces vérifications sont effectuées lorsqu’une préoccupation concernant l’état de santé d’une personne est signalée.8
3. Faits concernant la politique
- En 2021, l’Université de l’Alberta a signé la Charte de Scarborough9 et s’est ainsi engagée « à faire échec au racisme anti-Noir et à favoriser l’inclusion des Noirs dans les universités et les collèges du Canada ». Le travail visant à respecter ses engagements n’a pas encore commencé, mais le fait d’avoir signé cette charte témoigne de l’engagement de l’Université à réformer la sécurité sur le campus. La Charte stipule que l’Université doit :
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- « réévaluer l’infrastructure et les protocoles de sécurité en place sur les campus pour protéger la dignité, l’égalité et la sécurité des personnes noires qui y circulent »;
- « réaliser des sondages périodiques sur l’environnement du milieu, qui tiennent compte des relations communautaires locales, pour évaluer et orienter des initiatives en vue de bâtir des campus inclusifs qui tiennent compte des besoins particuliers des professeurs, du personnel et des étudiants noirs »;
- de plus, l’Université de l’Alberta a reconnu dans de nombreux rapports que la justice réparatrice est la réponse privilégiée à la criminalité et aux conflits.10
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- Selon de récentes études, la police au Canada tue ou maltraite les groupes minoritaires de manière disproportionnée :
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- « CBC a mené une enquête approfondie sur les rencontres fatales avec la police sur une période de 17 ans allant de 2000 à 2017, et a constaté que bien que les Noirs représentent moins de 3 % de la population, ils comptaient pour 9 % des personnes tuées par la police. Les Autochtones constituaient moins de 4 % de la population, mais plus de 15 % des personnes tuées par la police. » [traduction libre]11,12;
- « La même enquête de CBC, Deadly Force, a constaté que sur les 461 cas analysés, seuls 18 agentes ou agents ont été accusés, et uniquement deux ont été reconnus coupables. » [traduction libre]13,14;
- Des mises à jour depuis 2020 indiquent que ce problème persiste et est aggravé non seulement par la race, mais également par la santé mentale.15
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- Les politiques et les services qui aident à répondre aux besoins de base (par exemple la nourriture, l’eau et le logement) et aux besoins complexes (comme les soutiens à la santé mentale) peuvent réduire le taux de criminalité,16 comprennent souvent des politiques de réduction des méfaits et ont pour but de créer des communautés sécuritaires.
- Bien des gens qui préconisent l’abolition sur notre campus font remarquer que le maintien de l’ordre est une méthode de sécurité, mais qu’il existe d’autres moyens de créer des communautés sécuritaires. Ils font valoir que les politiques de réduction des méfaits, la justice réparatrice et la formation en intervention de témoins peuvent toutes contribuer à assurer la sécurité sur les campus et à l’extérieur.
- Les opinions varient au sujet du maintien de l’ordre et de la sécurité sur le campus, surtout en fonction des attentes culturelles et des expériences antérieures.
- En 2021, l’Union des étudiants a réalisé le sondage sur la sécurité sur le campus, qui concluait que « la plupart des étudiantes et étudiants interrogés se sentaient en sécurité en présence des agents des UAPS (services de protection de l’Université de l’Alberta) et avaient confiance qu’ils traitaient les personnes de manière juste et équitable. Toutefois, les femmes, les minorités de genre, les personnes handicapées, les membres de la population étudiante LGBTQ2S+ et divers groupes raciaux ou ethniques sont beaucoup moins susceptibles de se sentir en sécurité en présence des agents des UAPS ou de leur faire confiance »17 [traduction libre].
- Le sondage a également permis de constater qu’un grand nombre d’étudiantes et d’étudiants, particulièrement issus de groupes en quête d’équité, est moins susceptible de faire confiance au service de police d’Edmonton et de se sentir en sécurité en présence des agents.18
- Le sondage sur la sécurité sur le campus 2021 de l’Union des étudiants nous a permis de brosser un portrait des interactions entre les minorités et les UAPS19:
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- 13 % des personnes noires interrogées et 10 % des Autochtones ou des Asiatiques de l’Est ou du Sud-Est ont indiqué avoir fait l’objet de discrimination raciale ou ethnique de la part des UAPS ou des forces du maintien de l’ordre, sur le campus ou à proximité;
- 9 % des femmes, 8 % des personnes LGBTQ2S+ et 14 % des personnes appartenant à une minorité de genre qui ont été interrogées ont signalé avoir fait l’objet de discrimination fondée sur le sexe ou le genre de la part des UAPS ou des forces du maintien de l’ordre, sur le campus ou à proximité;
- 2 % des hommes, 3 % des femmes, 6 % des personnes LGBTQ2S+ et 10 % des personnes handicapées qui ont été interrogés ont mentionné avoir fait l’objet de discrimination basée sur la santé de la part des UAPS ou des forces du maintien de l’ordre, sur le campus ou à proximité;
- 19 % des personnes handicapées interrogées ont déclaré avoir fait l’objet de discrimination fondée sur le handicap de la part des UAPS ou des forces du maintien de l’ordre, sur le campus ou à proximité;
- les étudiantes et étudiants ont également signalé des expériences positives et négatives très diverses dans le cadre des vérifications du bien-être menées par les UAPS.
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- Rapports d’expériences mitigées avec les agents des UAPS dans les résidences20:
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- les étudiantes et étudiants ont soulevé des préoccupations au sujet de l’ élimination des UAPS, car ces services leur donnent un sentiment de sécurité dans les résidences et interviennent plus rapidement que le service de police d’Edmonton;
- la population étudiante s’est également dite préoccupée par la présence d’agents des UAPS dans les résidences, particulièrement à l’occasion de vérifications du bien-être.
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- 10. Le sondage sur la sécurité sur le campus 2021 de l’Union des étudiants posait des questions au sujet de la sécurité sur le campus, mais pas de questions au sujet de la race21:
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- « De manière générale, les étudiantes et étudiants ont confiance dans les UAPS, mais se méfient des autres services de maintien de l’ordre, y compris le service de police d’Edmonton et le service de transport en commun d’Edmonton. » [traduction libre];
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- i. la méfiance augmentait considérablement parmi de nombreuses populations marginalisées, notamment les minorités de genre, les personnes handicapées et les femmes;
- ii. « Les étudiantes et étudiants étrangers constituent une exception et sont de loin les plus susceptibles d’avoir confiance dans les services de maintien de l’ordre. » [traduction libre];
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- « 5 % des personnes interrogées membres des Premières Nations, métisses ou inuites avaient fait l’objet de discrimination raciale ou ethnique ou de traitement injuste de la part des UAPS ou des forces de maintien de l’ordre sur le campus ou à proximité, et 25 % avaient été témoins de telles situations affectant d’autres personnes. » [traduction libre];
- 49 % des personnes interrogées se sentaient un peu ou beaucoup plus en sécurité en présence des agents des UAPS, par rapport à 5 % qui se sentaient un peu ou beaucoup moins en sécurité;
- 43 % des personnes interrogées se sentaient un peu ou beaucoup plus en sécurité en présence des agents du service de police d’Edmonton;
- 44 % des personnes interrogées se sentaient un peu ou beaucoup plus en sécurité en présence des agents du maintien de l’ordre du service de transport en commun Edmonton, comparativement à 11 % qui se sentaient un peu ou beaucoup moins en sécurité;
- 42 % des personnes interrogées se sentaient un peu ou beaucoup plus en sécurité en présence des agents de la GRC, par rapport à 20 % qui se sentaient un peu ou beaucoup moins en sécurité.
- « De manière générale, les étudiantes et étudiants ont confiance dans les UAPS, mais se méfient des autres services de maintien de l’ordre, y compris le service de police d’Edmonton et le service de transport en commun d’Edmonton. » [traduction libre];
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- 11. Le sondage sur la sécurité sur le campus 2021 de l’Union des étudiants a donné un aperçu des changements que la population étudiante souhaiterait voir apporter à la sécurité sur le campus22:
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- « De nombreux étudiants et étudiantes, y compris une grande partie de ceux qui ont confiance aux agents des UAPS et se sentent en sécurité en leur présence, se sentent moins en sécurité ou carrément en danger en présence du déploiement d’agents en civil. Les personnes interrogées appartenant à des minorités de genre ou autochtones avaient une opinion particulièrement négative sur cette question. » [traduction libre]
- « Pratiquement tous les groupes de répondants appuient les propositions voulant que les appels concernant l’itinérance, la santé mentale et la toxicomanie soient acheminés à des travailleuses et travailleurs sociaux, des conseillères et conseillers et des techniciennes et techniciens d’urgence médicale. La police interviendrait quand même en cas de situations de violence ou de crime grave. Les femmes, les personnes noires et les membres de minorités sexuelles ou de genre interrogés appuient fortement ces propositions. » [traduction libre]
- « Pratiquement tous les groupes de répondants ont des doutes au sujet de la communication de renseignements personnels par les UAPS au service de police Edmonton, ou croient que cela serait inapproprié. Les personnes noires et les membres de minorités sexuelles ou de genre interrogés se méfient particulièrement. » [traduction libre]
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- 12. Selon le rapport du sondage général annuel 2020 de l’Union des étudiants de l’Université de l’Alberta (UASU)23:
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- « 13 % des personnes interrogées atteintes de troubles neurologiques, cognitifs ou psychiatriques avaient fait l’objet de discrimination ou de traitement injuste lié à la santé mentale de la part des UAPS ou des forces de maintien de l’ordre sur le campus ou à proximité, et 12% avaient été témoins de telles situations touchant d’autres personnes » [traduction libre];
- selon les données qualitatives, de nombreux étudiants et étudiantes ne croyaient pas que les UAPS étaient les meilleurs services pour satisfaire à leurs besoins durant des crises de santé mentale;
- selon les données qualitatives, la pandémie de la COVID a causé un stress grave et a eu de manière générale des conséquences négatives sur la santé mentale de la population étudiante;
- selon les données qualitatives, les vérifications du bien-être dans les résidences pourraient être améliorées afin de répondre aux besoins des résidentes et résidents, et la formation pourrait également être modifiée de sorte à satisfaire aux besoins des assistantes et assistants des résidences.
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- Le CSJ est un campus francophone où une grande partie de la population étudiante se sent plus à l’aise de communiquer en français. Un grand nombre de ces personnes est originaire d’Afrique. Cette combinaison d’obstacle linguistique et de race soulève des préoccupations au sujet de la capacité des UAPS de répondre aux besoins des étudiantes et étudiants.
- 14. Sur le campus Augustana, les UAPS ont un agent de liaison et la sécurité est assurée par une société de sécurité privée.24
- Le registre des incidents des UAPS peut être consulté ici :
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- les UAPS ont souvent la responsabilité d’emmener à l’extérieur du campus les sans-abris, les personnes en situation de crise de santé mentale et les personnes enfermées dehors de leur bâtiment; ils gèrent également les déclenchements d’alarmes et les contrôles routiers;25
- les UAPS se sont occupés d’un nombre croissant de surdoses sur le campus pendant l’année universitaire 2020-2021;
- l’Union des étudiants a été informée du fait que certains membres de la population étudiante signalent aux UAPS des actes de violence sexuelle, mais qu’un grand nombre d’étudiantes et d’étudiants ne le font pas parce qu’ils ont l’impression que les UAPS en feront fi.
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- Les UAPS ont commencé à consigner les vérifications du bien-être en septembre 2020. Ils en ont effectué 30 en 2020 et 159 en 2021 :
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- selon nos sondages, les étudiantes et étudiants ont vécu des expériences mitigées dans le cadre des vérifications du bien-être; certains mentionnent une expérience positive tandis que d’autres, particulièrement ceux provenant de communautés marginalisées, disent avoir eu une expérience négative.
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- Le budget des UAPS et l’affectation des fonds étudiants à des projets particuliers ne relèvent pas du domaine public. Selon le rapport No Cops On Campus Collectives, l’Université affecte la somme de 1,4 million de dollars à la sécurité sur le campus.26
- Le budget des UAPS et celui du service de police d’Edmonton continuent d’augmenter, mais les services au public et à la population étudiante font l’objet de réductions.27,28 Comme l’ont déclaré les représentants des UAPS à la réunion du comité de la sécurité de l’Université de l’Alberta (UASSC) le lundi 17 janvier 2021, un manque de soutien communautaire combiné au temps froid entraîne souvent une plus grande affluence de personnes en détresse qui se réfugient sur le campus, particulièrement au HUB.29
- 19. Les UAPS et le service de police d’Edmonton sont liés de plusieurs façons et travaillent ensemble. Cette relation fait souvent l’objet de discussions par le comité de la sécurité de l’Université de l’Alberta (UASSC), car ils collaborent en vue d’élaborer de nouveaux programmes et exécutent le programme de l’agent de liaison. Bien que les UAPS n’aient « aucun calendrier de formation structurée avec le service de police d’Edmonton et qu’il soit très rare que leurs agents s’entraînent avec les policiers ou accompagnent ceux-ci30, ils partagent de l’information, ont une relation établie et apprennent les uns des autres » [traduction libre].
- Les UAPS exécutent le programme de l’agent de liaison en collaboration avec le service de police d’Edmonton. Il s’agit d’un programme pilote qui en est à sa troisième année. Lorsque l’Union des étudiants a demandé « tout contrat, protocole d’entente ou document similaire précisant le rôle et les responsabilités ou le pouvoir de l’agent de liaison du service de police Edmonton affecté aux UAPS » [traduction libre], les UAPS ont rejeté sa demande et ont recommandé de faire la lecture du Human-Centered Engagement Liaison Partnership (HELP) :
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- ce programme a suscité l’inquiétude de la communauté, car cette entente permet aux UAPS de communiquer des renseignements sur les étudiantes et les étudiants au service de police d’Edmonton, et signifie que ce dernier est régulièrement présent sur le campus;
- le coût du programme n’est pas public et sa réussite n’est pas mesurée.
-
- Les UAPS travaillent avec l’équipe d’aide à la communauté (Community Assistance Team [CAT]). « Ce groupe se voue à mettre en rapport les personnes dans le besoin avec les programmes sociaux locaux les mieux placés pour les aider à effectuer la transition vers une situation plus sûre. Cette équipe est convaincue qu’il vaut mieux offrir un soutien aux gens plutôt que de les traiter comme des criminels. Nos patrouilleurs sont formés et savent quand avoir recours à notre programme CAT. » [traduction libre]
- Des préoccupations ont été soulevées au sujet de la transparence des UAPS :
-
- leur registre d’incidents était inaccessible jusqu’à l’hiver 2022;
- les renseignements de base au sujet de l’agent de liaison, notamment ses responsabilités, sont difficiles à trouver et ne sont pas publics;
- les UAPS n’étaient pas en mesure de fournir à l’Union des étudiants des détails, quels qu’ils soient, au sujet du contenu de la formation de leurs agents;
- le budget des UAPS n’est pas accessible et ne pouvait pas être fourni sur demande durant l’hiver 2022;
- l’information sur la réussite de leur programme ne fait l’objet d’aucun suivi et ne pouvait pas être fournie durant l’hiver 2022;
- les UAPS ne consignent pas le nombre de fois que leurs agents demandent à une personne de présenter une pièce d’identité (fichage) sur le campus et ils ne pouvaient pas fournir cette information lorsque l’Union des étudiants l’a demandée pendant l’hiver 2022;
- le délai de réponse moyen aux appels ne fait l’objet d’aucun suivi et cette information ne pouvait donc pas être fournie;
- les UAPS étaient incapables de fournir des renseignements au sujet de plans stratégiques ou de plans visant à améliorer leur service.
-
- Les politiques internes des UAPS comme les normes, les directives et les processus concernant le traitement des plaintes, les itinérants, les vérifications d’identité à l’extérieur, les vérifications du bien-être et la rédaction de contraventions ne sont pas publics. Il peut donc être difficile de confirmer les rapports de la population étudiante :
-
- Par exemple, bien que des étudiantes et étudiants aient mentionné avoir fait l’objet de fichage, les UAPS ont déclaré qu’ils n’effectuent aucun fichage, mais « effectuent plutôt des vérifications d’identité, ce qui est leur droit en tant qu’agents de la propriété ou agents de la paix » [traduction libre].
-
- Les UAPS donnent des contraventions aux étudiantes et étudiants, mais n’en consignent pas le nombre. Ils n’ont fixé ni quota ni attentes en la matière, et l’émission de contraventions est laissée à la discrétion de leurs agents.
- 25. L’information portant sur la formation des agents des UAPS n’est pas publique. Toutefois, l’Union des étudiants a été informée du fait que les agents suivent une formation de 30 semaines, en classe et en cours d’emploi. La formation est offerte par un service externe et par un agent de formation. Voici certains exemples du contenu de la formation :
-
- programme d’initiation des agents de la paix communautaires;
- judo verbal (communications tactiques et désescalade);
- professionnalisme et interactions impartiales;
- ProTraining (formation en désescalade et santé mentale pour les représentants du maintien de l’ordre mises au point par Yasmeen Krameddine de l’Université de l’Alberta);
- reconnaissance des personnes souffrant de troubles émotionnels;
- sensibilisation au suicide et prévention de ce phénomène;
- syndrome du délire agité;
- éthique et responsabilité;
- formation sur l’EDI.
-
4. Résolutions
- L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université respecte les engagements énoncés dans la Charte de Scarborough, notamment « réévaluer l’infrastructure et les protocoles de sécurité en place sur les campus pour protéger la dignité, l’égalité et la sécurité des personnes noires qui y circulent », et travaillera avec l’Université à cette fin. Plus précisément, l’Union des étudiants va revendiquer la prise en compte de pratiques de justice réparatrice et de réduction des méfaits dans ce travail.
- L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université investisse dans un plus grand nombre de services et de stratégies de réductiondes méfaits, par exemple la sensibilisation au sexe sans risque et à la violence sexuelle, des services destinés aux étudiantes et étudiants luttant contre la toxicomanie, et des travailleuses et travailleurs sociaux.
- L’Union des étudiants va revendiquer que l’administration municipale investisse dans des services et des stratégies de réduction des méfaits mis en œuvre à l’extérieur du campus, par exemple fournir un logement aux personnes qui n’en ont pas, créer des centres de consommation supervisée et collaborer avec le service de police Edmonton pour améliorer ses pratiques.
- L’Union des étudiants va revendiquer que le gouvernement provincial investisse dans des services et des stratégies de réduction des méfaits, par exemple en renforçant le financement des services en santé mentale pour la population étudiante et les membres de la communauté.
- L’Union des étudiants va continuer de travailler avec les parties intéressées sur le campus afin d’obtenir leur opinion sur la sécurité sur le campus et de rester à l’écoute de leurs préoccupations et de leurs points de vue.
- Le sondage sur la sécurité sur le campus mené par l’Union des étudiants a constaté que les groupes minoritaires sont moins susceptibles de se sentir en sécurité en présence des agents des UAPS, ou de leur faire confiance. L’Union des étudiants va donc revendiquer la réforme des pratiques et des procédures des UAPS de sorte qu’elles tiennent compte de ces préoccupations. En outre, l’Union des étudiants s’emploiera à redéfinir les responsabilités des UAPS pour qu’elles répondent mieux aux besoins de la communauté, en ayant recours à la défense et à la collaboration.
- En réponse aux conclusions du sondage sur la sécurité sur le campus de l’Union des étudiants voulant que les groupes en quête d’équité soient moins susceptibles de faire confiance au service de police d’Edmonton, l’Union des étudiants va revendiquer que l’on discute de la présence des agents de ce service sur le campus et que l’on réévalue la relation entre les UAPS et le service de police Edmonton.
- L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université procède à un examen des pratiques en matière de sécurité sur le campus, notamment par les UAPS avec les aînés, les membres de la communauté PNMI et les étudiantes et étudiants PNMI en vue de déterminer ce qui devrait être changé, aboli ou amélioré sur le campus pour que l’Université de l’Alberta soit un lieu (plus) sûr pour toutes les personnes PNMI de la population étudiante, du corps professoral, du personnel et de la communauté.
- L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université procède à un examen des pratiques en matière de sécurité sur le campus, notamment par les UAPS avec les dirigeants 2SLGBTQ+ sur le campus et dans la communauté en vue de déterminer ce qui devrait être changé, aboli ou amélioré sur le campus pour que l’Université de l’Alberta soit un lieu (plus) sûr pour toutes les personnes 2SLGBTQ+ de la population étudiante, du corps professoral, du personnel et de la communauté.
- L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université procède à un examen des pratiques en matière de sécurité sur le campus, notamment par les UAPS avec les dirigeants handicapés sur le campus et dans la communauté en vue de déterminer ce qui devrait être changé, aboli ou amélioré sur le campus pour que l’Université de l’Alberta soit un lieu (plus) sûr pour toutes les personnes handicapées de la population étudiante, du corps professoral, du personnel et de la communauté.
- L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université procède à un examen des pratiques en matière de sécurité sur le campus, notamment par les UAPS avec les dirigeants noirs sur le campus et dans la communauté en vue de déterminer ce qui devrait être changé, aboli ou amélioré sur le campus pour que l’Université de l’Alberta soit un lieu (plus) sûr pour toutes les personnes noires de la population étudiante, du corps professoral, du personnel et de la communauté :
-
- ceci comprend la mise en œuvre de la Charte de Scarborough dans son ensemble,
- ainsi que la collaboration avec des membres de la communauté et des défenseurs à l’Université de l’Alberta, notamment l’association des étudiants noirs (Black Students’ Association), ainsi qu’à Edmonton.
-
- L’Union des étudiants va revendiquer que les vérifications du bien-être dans les résidences soient révisées et améliorées. Ces changements devraient être apportés en vue de mettre au point un nouveau système qui transfère les vérifications du bien-être dans les résidences des UAPS à des travailleuses et travailleurs sociaux et à des spécialistes en santé mentale qui peuvent mener les vérifications à bien et faire les suivis nécessaires.
- L’Union des étudiants va revendiquer que l’administration municipale améliore la sécurité dans le transport en commun en concentrant ses efforts sur des stratégies de réduction des méfaits et des stratégies communautaires.
- L’Union des étudiants va militer contre des agents en civil sur le campus.
- L’Union des étudiants va revendiquer que les UAPS établissent un nouveau système qui achemine les appels concernant l’itinérance, la santé mentale et la toxicomanie à des travailleuses et travailleurs sociaux, des conseillères et conseillers et des techniciennes et techniciens d’urgence médicale, et que les UAPS ou la police interviennent en cas de situations de violence ou de crime grave.
- L’Union des étudiants va militer contre le programme d’agent de liaison et contre la communication de renseignements personnels ou d’identification avec le service de police d’Edmonton.
- L’Union des étudiants va revendiquer que les agents des UAPS qui travaillent sur le Campus Saint-Jean puissent s’exprimer dans un français de niveau professionnel ou fonctionnel.
- L’Union des étudiants va revendiquer des services de divulgation et de déclaration plus solides et plus sensibles aux réalités culturelles qui ne dépendent pas des UAPS ou du service de police d’Edmonton à l’Université de l’Alberta.
- L’Union des étudiants va revendiquer la transparence de la formation, des pratiques, des normes et des directives des agents des UAPS, ainsi que l’amélioration du processus de formation par le biais de la consultation de la communauté.
- Tout en s’employant à atteindre les objectifs de défense à long terme de cette politique, l’Union des étudiants préconisera l’adoption de solutions à court terme en :
● revendiquant que tout le budget des UAPS soit rendu public en indiquant la provenance des fonds;
● revendiquant que les UAPS continuent d’effectuer le suivi des vérifications du bien-être, y compris le niveau de satisfaction des sujets;
● revendiquant une plus grande transparence du programme d’agent de liaison, notamment au sujet de son rôle et du type d’information nécessaire;
● revendiquant que les UAPS consignent et déclarent leurs contraventions;
● revendiquant que les UAPS consignent le délai de réponse moyen aux appels;
● revendiquant que les UAPS fassent preuve de transparence au sujet de leur planification à long terme.
5. Références
1. https://blmyeg.ca/
2. https://yellowheadinstitute.org/2020/07/15/police-brutality-in-canada-a-symptom-of-structural-racismand-colonial-violence/
3. https://calgary.ctvnews.ca/gofundme-in-memory-of-calgary-man-shot-by-police-reaches-70k-1.5792971
4. https://www.huffpost.com/archive/ca/entry/defund-police-canada-black-indigenouslives_ca_5ed65eb2c5b6ccd7c56bdf7d#:~:text=The %20police %20acted %20as %20slave,make %20way %20for%20white %20settlement.
5. Le dictionnaire anglais de Google est fourni par Oxford Languages.
6. https://www.concordia.ca/conduct/sexualassault/bystander.html#:~:text=Bystander %20intervention %20occurs %20when %20a,situation %20could %20escalate %20and %20intervene.
7. https://en.wikipedia.org/wiki/Harm_reduction
8. Information fournie par les UAPS
9. https://www.utsc.utoronto.ca/principal/sites/utsc.utoronto.ca.principal/files/docs/Scarborough_Charter_FR.pdf
10. https://www.ualberta.ca/residence/current-residents/community-expectations/restorative-justice.html
11. https://canadiandimension.com/articles/view/yes-canada-has-a-racism-crisis-and-its-killing-black-andindigeno us-peoples
12. https://newsinteractives.cbc.ca/longform-custom/deadly-force
13. https://canadiandimension.com/articles/view/yes-canada-has-a-racism-crisis-and-its-killing-black-andindigeno us-peoples
14. https://newsinteractives.cbc.ca/longform-custom/deadly-force
15. https://newsinteractives.cbc.ca/fatalpoliceencounters/
16. https://canadiandimension.com/articles/view/abolishing-the-police-is-the-only-reasonable-response-towinnip eg-police-killings
17. Sondage sur la sécurité sur le campus mené en août 2021 :https://www.su.ualberta.ca/media/uploads/1143/Campus %20Safety %20and %20Security %20Survey %20-%20August %202021.pdf
18. Sondage sur la sécurité sur le campus mené en août 2021 : https://www.su.ualberta.ca/media/uploads/1143/Campus %20Safety %20and %20Security %20Survey %20-%20August %202021.pdf
19. Sondage sur la sécurité sur le campus mené en août 2021 : https://www.su.ualberta.ca/media/uploads/1143/Campus %20Safety %20and %20Security %20Survey %20-%20August %202021.pdf
20. Sondage sur la sécurité sur le campus mené en août 2021 : https://www.su.ualberta.ca/media/uploads/1143/Campus %20Safety %20and %20Security %20Survey %20-%20August %202021.pdf
21. Sondage général annuel 2020
22. Sondage sur la sécurité sur le campus mené en août 2021 : https://www.su.ualberta.ca/media/uploads/1143/Campus %20Safety %20and %20Security %20Survey %20-%20August %202021.pdf
23. Rapport du sondage général annuel de l’Union des étudiants 2020
24. https://www.ualberta.ca/augustana/campus-info/protective.html
25. https://sites.google.com/a/ualberta.ca/uaps-incident-log/
26. https://www.nocopsoncampus.com/one-sheet
27. https://www.theprogressreport.ca/defund_the_police
28. https://www.nocopsoncampus.com/one-sheet
29. https://drive.google.com/file/d/1SHcz7BK_3F9tDZK80RpIm8hIm0Po38XA/view
30. Échange de courrier électronique entre la direction de l’Union des étudiants, Marcel Roth et Catherine Swindlehurst
Équité, diversité et inclusion
Date d’échéance : Le 30 avril 2027
1. Faits
- Voici quelques définitions pour éclairer la politique :
-
- Équité : reconnaissance et respect de l’égalité des chances; un traitement équitable reconnaît et respecte la diversité et vise à éliminer les obstacles à l’inclusion, aux possibilités et à la reconnaissance découlant de l’oppression, tant historique que contemporaine, et de la dynamique du pouvoir.
- Diversité : existence de différences parmi des personnes et des groupes qui sont fondées notamment sur l’identité de genre, l’expression de genre, l’âge, la race, l’origine ethnique ou nationale, la religion, la sexualité, l’orientation sexuelle, la capacité, la langue, la taille, la situation de famille ou la classe sociale.
- Inclusion : pratique courante qui habilite et autonomise toutes les personnes sur le campus, peu importe les obstacles auxquelles elles sont confrontées en raison de facteurs liés à leur identité, afin de favoriser un sentiment d’appartenance et d'offrir une expérience intégrale de l’Université.
- Marginalisation : exclusion et relégation de certains groupes et personnes à des positions de valeur et de pouvoir moindres, ce qui mène à un accès réduit aux possibilités au sein de la société.
- Désavantage : circonstances ou situation qui placent une personne ou un groupe dans une position inférieure ou moins favorable par rapport aux autres, ce qui entraîne un accès réduit aux ressources ou aux possibilités.
- Discrimination : traitement injuste ou préjudiciable envers une personne ou un groupe, généralement à son détriment, en se fondant sur la perception de leurs caractéristiques ou de leur statut.
- Harcèlement : tout comportement, acte, commentaire ou manifestation qui rabaisse et cause un préjudice personnel, psychologique ou social à une personne ou à un groupe, y compris les actes d’intimidation ou de menace.
- Oppression : exercice du pouvoir sur un groupe marginalisé par un groupe dominant qui se manifeste par la domination et l’exploitation et résulte de notions de supériorité et d’infériorité forgées par l’histoire et la culture. L’oppression est un phénomène systémique qui peut s’exprimer par des actions individuelles ou des mesures institutionnelles qui font subir aux groupes marginalisés des injustices politiques, économiques, culturelles ou sociales.
- Privilège : avantages non mérités accordés à un groupe dominant. Il peut s’agir de droits culturels, économiques, politiques, sociaux et institutionnels qui sont maintenus en place par des systèmes d’oppression aux dépens des groupes marginalisés. Ces avantages sont reproduits de manière active par le biais de la normalisation du groupe dominant.
- Intersectionnalité : reconnaissance du fait que l’expérience des systèmes d’oppression interconnectés peut être différente et plus ou moins intense selon la combinaison de divers aspects de l’identité d’une personne.
-
- La discrimination et le harcèlement peuvent se manifester comme suit :
-
- obstacles qui empêchent les étudiantes et étudiants de participer à des programmes et des activités en raison de leur race, leur genre, leur sexe, leur situation socioéconomique, leur capacité, leur religion ou leur appartenance à un groupe en particulier;
- remarques, notamment des blagues ou des insinuations, de nature raciste, sexiste, capacitiste, homophobe ou transphobe;
- matériel, événements ou spectacles promotionnels qui utilisent des stéréotypes fondés sur des motifs de protection en vertu de la loi albertaine sur les droits de la personne (Alberta Human Rights Act);
- actions ou commentaires offensants qui rabaissent, humilient ou menacent une personne ou un groupe;
- matériel, affichage et graffiti imprimés ou numériques qui rabaissent, humilient ou menacent une personne ou un groupe;
- harcèlement sexuel, y compris les commentaires, les blagues et les insinuations concernant le corps, la tenue, l’âge, la situation de famille, le genre, la sexualité, l’orientation sexuelle, l’orientation sexuelle perçue ou l’identité de genre perçue d’une personne.
-
- La discrimination est interdite selon les motifs de protection suivants :
-
- race;
- couleur;
- origine;
- lieu d’origine;
- croyances religieuses;
- genre, identité de genre et expression de genre;
- handicap physique;
- handicap mental;
- état matrimonial;
- situation de famille;
- source de revenus;
- orientation sexuelle;
- âge;
- opinions politiques;
- tout autre motif tel que modifié de temps à autre.
-
- L’Université de l’Alberta abrite un groupe diversifié d’étudiantes, d’étudiants et d'employés de divers horizons et identités.
- Les étudiantes et étudiants méritent un traitement équitable, peu importe leur identité de genre, expression de genre, origine ethnique ou nationale, situation de famille, race, religion, sexualité, orientation sexuelle, capacité, langue, taille, situation socioéconomique, âge ou genre.
-
- Il arrive souvent que l’identité de genre, l’expression de genre, l’origine ethnique ou nationale, la race, la religion, la sexualité, l’orientation sexuelle, la capacité, la langue, la taille, la situation socioéconomique, l’âge et le genre n’existent pas de manière distincte, mais soient étroitement liés.
-
- L’expérience vécue des étudiantes et étudiants peut être différente selon la combinaison de ces caractéristiques.
- Selon les résultats du recensement de 2019 sur l’équité, la diversité et l’inclusion concernant le personnel de l’Université de l’Alberta :
-
- personnel : 22,8 % s’identifient comme faisant partie d’une minorité visible;
- population étudiante : 27,0 % s’identifient comme faisant partie d’une minorité visible (2018);
-
- remarque : ce pourcentage peut être plus élevé en raison de la faible participation des étudiantes et étudiants étrangers au sondage annuel de 2018.
-
- personnel : 3,2 % d’Autochtones (3,5 % de femmes, 2,5 % d’hommes);
- population étudiante : 4,0 % d'Autochtones (rapport annuel sur l’inscription au 1er cycle);
-
- au sein des cohortes autochtones de membres du personnel et de la population étudiante, environ deux tiers sont Métis et un tiers, membres des Premières Nations. Les Autochtones et les minorités visibles semblent sous-représentés parmi le personnel par rapport au corps étudiant.
-
-
- Les étudiantes et étudiants ne s’identifient pas tous selon l’identité de genre binaire homme-femme.
- Selon les résultats du recensement de 2019 sur l’équité, la diversité et l’inclusion concernant le personnel de l’Université de l’Alberta :
-
- personnel : 61,8 % de femmes, 37,3 % d’hommes;
-
- le recensement mentionne que les femmes ont participé en plus grand nombre que les hommes;
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- population étudiante : 55,0 % de femmes, 44,9 % d’hommes (rapport annuel sur l’inscription au 1er cycle)
- personnel : 1,1 % de genre fluide ou non-binaire, 0,5 % d’une autre identité de genre;
- population étudiante : 1,2 % de genre non-binaire ou autre (2019), 2,5 % transgenre, de genre non-binaire ou autre (2020);
- personnel : 13,3 % se sont identifiés comme étant autres qu’hétérosexuels;
- population étudiante : 10,7 % LGBTQ2S+ (2018), 12,9 % (2019), 17,2 % (2020);
- de manière générale, la proportion de minorités sexuelles et de genre est comparable parmi le personnel et la population étudiante.
- personnel : 61,8 % de femmes, 37,3 % d’hommes;
-
- En 2013, l’Institute for Sexual Minority Studies and Services (ISMSS) de l’Université de l’Alberta a publié son rapport de sondage sur les espaces sûrs et l’atmosphère sur le campus (Safe Spaces Campus Climate Survey Report), qui révèle de graves préoccupations en ce qui concerne ce qu’éprouvent les minorités sexuelles et de genre sur le campus.
-
- Le sondage indique une augmentation marquée du nombre d’étudiantes et d’étudiants qui ne sentent pas à l’aise d’être ouverts par rapport à leur orientation sexuelle et leur identité de genre sur le campus.
- « Depuis 2012-2013, l’aisance à s’exprimer de manière pertinente auprès des professeurs et des enseignants a diminué de manière significative pour les minorités sexuelles, et de manière radicale pour les minorités de genre. » [traduction libre]
- On s’inquiète beaucoup du manque d’accès à des toilettes neutres.
-
- En 2019, le service de recherche de l’Union des étudiants de l’Université de l’Alberta (UASU) a publié son rapport annuel sur la défense et la promotion, qui mentionnait un certain nombre d’enjeux d’EDI auxquels les étudiantes et les étudiants font face sur le campus :
-
- en 2021, le groupe de travail de l’EDI de l’UASU a mené un sondage sur l’EDI et les soutiens à la population étudiante;
- le sondage a constaté que « plusieurs groupes en quête d’équité étaient particulièrement susceptibles de dire que les étudiantes et étudiants comme eux ne savaient pas où obtenir du soutien au sein de la communauté de l’Université de l’Alberta : les minorités de genre, les personnes handicapées, l’ensemble des étudiantes et étudiants noirs, autochtones et de couleur, ainsi que les étudiantes et étudiants asiatiques » [traduction libre];
- les services et soutiens destinés aux étudiantes et étudiants LGBTQ+ sont insuffisants;
- les endroits neutres sur le campus n’arborent pas d’affichage approprié pour indiquer l’inclusion et ne sont pas largement accessibles aux étudiantes et étudiants qui ne connaissent pas leur existence ou leur emplacement.
-
- Les minorités, les femmes, les personnes handicapées et les étrangers peuvent ne pas se sentir en sécurité ou bienvenus au sein de la communauté du campus.
- Les membres de la population étudiante sont confrontés à des obstacles s’ils souhaitent bénéficier d’espaces de vie non-binaires (neutres) dans leur logement ou en résidence.
-
- L’Université de l’Alberta peut attribuer un espace de vie « unisexe » aux étudiantes et étudiants, peu importe leur genre, identité de genre, sexe ou expression de genre.
-
- Cette option existe, mais il reste des obstacles à surmonter pour accroître l’accès aux espaces de vie non-binaires dans les logements et les résidences sur le campus.
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- L’Université de l’Alberta peut attribuer un espace de vie « unisexe » aux étudiantes et étudiants, peu importe leur genre, identité de genre, sexe ou expression de genre.
-
- Les étudiantes et étudiants étrangers et ceux qui appartiennent à des minorités ethniques font face à des difficultés supplémentaires pour obtenir la prise de mesures d’adaptation dans un logement ou une résidence.
- Les phénomènes d’oppression, historiques et contemporains, désavantagent les groupes historiquement marginalisés et leur causent des préjudices.
- Selon les résultats du recensement de 2019 sur l’équité, la diversité et l’inclusion concernant le personnel de l’Université de l’Alberta :
-
- personnel : 4,9 % de personnes handicapées, plus 1,5 % d’une autre identité qui devrait être protégée pour les mêmes motifs qu’un handicap;
- population étudiante : 4,0 % de personnes handicapées (2018), 12,6 % de personnes neurodiverses (2019).
-
- Les difficultés les plus courantes éprouvées par les membres du personnel et de la population étudiante étaient psychologiques ou cognitives. Les étudiantes et étudiants étaient plus susceptibles d’avoir des troubles de vision, tandis que les employés étaient plus susceptibles d’avoir des troubles auditifs ou de mobilité. On retrouve plusieurs handicaps au sein de la population étudiante, et les personnes atteintes doivent fournir des preuves officielles de handicap ou de maladie chronique pour être admissibles à des mesures d’adaptation permanentes sur le plan de l’accessibilité.1
- Le handicap le plus courant chez les étudiantes et étudiants est un trouble psychiatrique, notamment la maladie mentale et les troubles du spectre de l’autisme diagnostiqués.
- Les étudiantes et étudiants atteints de maladie chronique font face à des obstacles supplémentaires dans leurs études postsecondaires, par exemple la difficulté à se concentrer ou à retenir l’information, la douleur chronique ou la fatigue.
-
- En raison de la nature variable de la maladie chronique, il peut être nécessaire de consulter fréquemment des professionnels de la santé afin de vérifier l’état de santé. Il faut donc se rendre régulièrement chez le médecin, ce qui peut avoir des répercussions sur la présence et, par conséquent, sur les résultats scolaires.
-
- Les étudiantes et étudiants atteints de problèmes de santé chroniques, en plus de ceux qui sont handicapés, peuvent être victimes d’autres préjugés et de stigmatisation, ce qui peut les décourager ou créer des obstacles émotionnels supplémentaires à l’achèvement de leurs études postsecondaires.
- La transition continue vers l’intégration de technologies en classe, par exemple durant la pandémie de COVID-19, érige une barrière supplémentaire pour les membres de la population étudiante qui disposent d’un accès insuffisant à la technologie, dont le statut socioéconomique est plus faible ou dont la connexion Internet est instable, y compris ceux qui se trouvent en région rurale.
- Les difficultés économiques familiales, les difficultés financières personnelles ou la perception de celles-ci affectent la capacité émotionnelle des étudiantes et étudiants et leurs résultats scolaires.
- Les étudiantes et étudiants de milieux socioéconomiques défavorisés peuvent être moins susceptibles d’effectuer des stages non rémunérés ou de saisir des occasions d’apprentissage par l’expérience en raison de leurs responsabilités et de leurs préoccupations supplémentaires liées aux finances. Il se peut en outre que ces membres de la population étudiante ne soient pas en mesure de déménager pour profiter de ces possibilités.
- Les étudiantes et étudiants étrangers représentaient 14,5 % de l’effectif total de 1er cycle, soit 4 940 personnes en 2020-2021. L’Université de l’Alberta compte des étudiants et étudiantes de 102 pays différents.2
- Il existe une disparité entre les droits de scolarité puisque ceux des étudiantes et étudiants étrangers sont 4,5 fois plus élevés que ceux des Canadiennes et Canadiens.3
- Bien que l’une des principales raisons pour lesquelles les étudiantes et étudiants étrangers choisissent d’étudier au Canada soit la réputation du Canada comme société tolérante et non discriminatoire, un grand nombre d’entre eux font face à de la discrimination sur le campus en raison de leur race, de leur origine ethnique ou de leur accent.4
- Tout un nombre d’étudiantes et étudiants étrangers a dû se conformer à des restrictions concernant les voyages en raison de la COVID-19, et l’accès à l’apprentissage à distance représentait un problème compte tenu du grand décalage entre les fuseaux horaires.5
- 28. Pour appuyer et mettre en œuvre l’inclusion de la communauté francophone présente sur le campus, y compris le CSJ, il est pertinent de fournir les renseignements importants sur les programmes d’études et d’autres aspects de la vie étudiante en français et en anglais.
- Nous reconnaissons que la religion constitue souvent un motif de discrimination et il est donc pertinent de s’employer à créer un espace inclusif pour améliorer le milieu d’apprentissage et de travail. Il est nécessaire pour ce faire de revendiquer un accès accru à un lieu de prière sur le campus et l’ajout de jours fériés à notre calendrier.
2. Résolutions
- L’Union des étudiants va revendiquer davantage de soutiens spécialisés qui tiennent compte des besoins diversifiés de la communauté sur le campus.
- 2. L’Union des étudiants va appuyer l’élaboration de processus de mobilisation communautaire qui tiennent compte de l’équité et de la diversité.
- L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta offre des possibilités de perfectionnement professionnel intéressantes au corps professoral, au personnel et aux étudiantes et étudiants afin de les sensibiliser à l’équité, la diversité et l’inclusion.
- L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université crée des bourses destinées aux personnes noires, autochtones et de couleur qui vivent dans l’insécurité financière.
- L’Union des étudiants va revendiquer le soutien et le financement durables de programmes qui favorisent la participation des membres des communautés sous-représentées à la gouvernance étudiante, comme indiqué par les études continues axées sur l’équité, la diversité et l’inclusion.
- L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta respecte ses engagements envers l’équité, la diversité et l’inclusion, tels que décrits dans le plan stratégique en matière d’équité, de diversité et d’inclusion.
- L’Union des étudiants va prendre des mesures supplémentaires pour recruter des employés de divers horizons. Plus précisément, elle va s’efforcer de faire en sorte que la composition du personnel reflète celle de la communauté, comme décrit dans le document sur la diversité de la main-d’œuvre de l’Université de l’Alberta.
- L’Union des étudiants va continuer de publier des rapports qui présentent les expériences vécues des groupes marginalisés et leur représentation à tous les niveaux de gouvernance, et illustrent leur oppression continue par la nation, la province et les institutions.
- L’Union des étudiants va s’efforcer d’offrir diverses options alimentaires à l’occasion des grands événements afin de répondre aux besoins culturels et alimentaires diversifiés de la communauté.
- L’Union des étudiants va revendiquer que les confréries et groupes étudiants à l’Université de l’Alberta établissent des politiques de section claires et inclusives en ce qui concerne l’admission d’étudiantes et d’étudiants non-binaires, de sorte à respecter les exigences de l’Université en matière de genre.
- L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta reconnaisse officiellement l’existence d’identités de genre autres que l’identité de genre binaire homme-femme.
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- L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta emploie si possible des termes neutres dans ses documents.
- L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta offre aux étudiantes et étudiants un choix autre que « homme » et « femme » dans ses formulaires et documents.
- L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta n’exige pas des étudiantes et étudiants qu’ils révèlent leur genre dans Bear Tracks ou leur dossier.
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- L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta n’exige pas des étudiantes et étudiants qu’ils obtiennent l’approbation de l’administration pour modifier leur genre dans la documentation officielle, quelle qu’elle soit, y compris dans Bear Tracks.
- L’Union des étudiants va revendiquer la création de toilettes neutres dans chaque bâtiment du campus.
- L’Union des étudiants va revendiquer la création et l’installation d’affichage approprié pour les endroits neutres sur le campus.
- L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta n’exige pas des étudiantes et étudiants qu’ils rencontrent un conseiller avant de leur accorder un logement neutre quand ils le demandent.
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- L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta permette aux étudiantes et étudiants de choisir entre un logement séparé selon les sexes ou neutre dans leur demande de résidence, et respecte leur préférence dans les limites raisonnables.
- L’Union des étudiants va revendiquer l’établissement d’une communauté inclusive sur le campus où les étudiantes et étudiants de tous les horizons se sentent en sécurité et bienvenus.
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- L’Union des étudiants va appuyer des efforts de plaidoyer collectif avec des partenaires communautaires afin de revendiquer que le gouvernement de l’Alberta modifie la prochaine version du code du bâtiment de l’Alberta de sorte à inclure des toilettes neutres dans chaque édifice public où le taux d’occupation le justifie.
- L’Union des étudiants va revendiquer que les gouvernements fédéral et provincial augmentent les services spécialisés d’accessibilité offerts par l’Université sur le campus.
- L’Union des étudiants va revendiquer une augmentation du fonds d’accessibilité par étudiant des gouvernements fédéral et provincial.
- L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université ajoute des caractéristiques d’accessibilité dans tous les nouveaux bâtiments et s’emploie à rendre les bâtiments existants plus accessibles dans la mesure du possible.
- L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta lance des initiatives de conception universelle dans les salles de classe au lieu de privilégier les mesures d’adaptation pour chaque membre de la population étudiante qui en a besoin.10
- L’Union des étudiants va revendiquer que tous les examens soient conçus pour être terminés en la moitié du temps dont dispose l’étudiante ou l’étudiant.
- L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta oblige tous les professeurs à faire passer leurs documents d’enseignement par un programme d’accessibilité si possible.
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- L’Union des étudiants va revendiquer que l’Université de l’Alberta oblige les professeurs à publier en ligne tous les documents de cours magistraux afin que tous les membres de la population étudiante y aient accès, peu importe leurs engagements religieux, culturels ou sociaux.
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- L’Union des étudiants va revendiquer l’amélioration du système universitaire de mesures d’adaptation afin que les besoins des étudiantes et étudiants soient évalués et que des solutions soient mises au point en les consultant.
- Ceci comprend l’amélioration de l’accès et la plus grande facilité d’utilisation en ce qui concerne les mesures d’adaptation.
- L’Union des étudiants va s’employer à créer pour les étudiantes et étudiants de meilleures possibilités de travail avec leurs conseillers en cas de besoin, notamment celles et ceux qui sont atteints de maladies chroniques et font face dans leur vie personnelle à d’énormes changements qui exercent une incidence sur leurs résultats scolaires.
- L’Union des étudiants va revendiquer plus de mesures d’adaptation pour les étudiantes et étudiants qui disposent d’un accès limité à une connexion Internet stable.
- L’Union des étudiants va aider à accroître la sensibilisation aux cours offerts en ligne et aux cours qui se déroulent en personne (y compris les options hybrides) de sorte que les étudiantes et étudiants choisissent leurs cours en fonction de leurs besoins et de leur accès à Internet.
- L’Union des étudiants va accroître la sensibilisation aux possibilités rémunérées de perfectionnement professionnel pour la population étudiante.
- L’Union des étudiants va collaborer avec les étudiantes et étudiants étrangers, autochtones ou noirs, ainsi qu’avec les autres parties prenantes concernées, en vue de lutter contre la discrimination à laquelle font face les étudiantes et étudiants sur le campus en raison de leur race, de leur origine ethnique ou de leur accent.
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- Ceci comprendra la collaboration avec les associations et groupes étudiants comme l’association des étudiants étrangers (International Students’ Association), l’union des étudiants autochtones et l’association des étudiants noirs.
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- L’Union des étudiants va travailler avec les associations et groupes étudiants comme l’association des étudiants étrangers (International Students’ Association) afin de répondre directement aux besoins de cette population en matière de discrimination sur le campus.
- L’Union des étudiants va s’assurer de la mise en œuvre de pratiques en matière d’EDI dans tous les aspects de la vie étudiante.
3. Références
1. https ://www.ualberta.ca/current-students/academic-success-centre/accessibility-resources/regi ster/index.html
2. RAPPORT ANNUEL SUR L’INSCRIPTION AU 1er CYCLE 2020-2021
3. Ibid.
4. https ://nationalpost.com/news/canada/is-it-in-my-head-international-students-recall-experiences-of-covert-racism-and-gaslighting-in-canada
5. https ://www.cbc.ca/news/canada/edmonton/u-of-a-international-students-say-attending-class-in-middle-of-the-night-is-taking-a-toll-1.5827602
6. RAPPORT ANNUEL SUR L’INSCRIPTION AU 1er CYCLE 2020-2021
7. Ibid.
8. https ://nationalpost.com/news/canada/is-it-in-my-head-international-students-recall-experiences-of-covert-racism-and-gaslighting-in-canada
9. https ://www.cbc.ca/news/canada/edmonton/u-of-a-international-students-say-attending-class-in-middle-of-the-night-is-taking-a-toll-1.5827602
10. RAPPORT ANNUEL SUR L’INSCRIPTION AU 1er CYCLE 2020-2021